Juste avant d'être testé positif au Covid-19, Emmanuel Macron dînait avec ses plus proches

Publié le par Le Figaro par Mathilde Siraud

Le chef de l’État a réuni mercredi soir une dizaine de dirigeants de la majorité à l’Élysée. Seuls deux d'entre eux sont considérés comme cas contacts.

Emmanuel Macron BENOIT TESSIER / AFP

Emmanuel Macron BENOIT TESSIER / AFP

L'invitation avait été envoyée il y a plusieurs jours. Mercredi soir, le président de la République a réuni les principaux dirigeants et stratèges de la majorité, à l’Élysée, pour un dîner de travail. Au menu : préparation des élections régionales, structuration de la majorité, état des lieux de la situation politique. À ce moment-là, Emmanuel Macron ignorait encore qu'il avait contracté le coronavirus.

Autour d'une grande table de la Salle des Fêtes du Palais, le chef de l’État était entouré du secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler, à sa droite, et de Richard Ferrand, président de l'Assemblée nationale, à sa gauche. En face de lui se tenait Jean Castex, son premier ministre. Les responsables parlementaires Christophe Castaner (La République en marche) et Patrick Mignola (MoDem) faisaient partie des convives, comme les chefs de parti Stanislas Guerini et François Bayrou. Les conseillers politiques d'Emmanuel Macron, Thierry Solère et Stéphane Séjourné, étaient également présents.

Seuls deux cas contacts identifiés

Les responsables étaient très espacés les uns des autres. La réunion a pris fin aux alentours de minuit. «Durant ce dîner de travail, distance, gestes barrières et port du masque» ont été respectés, indique un proche du chef de l’État. Si bien que seuls Alexis Kohler et Richard Ferrand, ses voisins de table, sont considérés comme cas contacts du président. Durant la soirée, «le président n'avait pas du tout l'air malade, il ne toussait pas, n'avait pas l'air fiévreux», assure un participant. Les uns et les autres s'exprimaient dans des micros.

L’Élysée a contacté l'ensemble des dirigeants, jeudi matin, pour les informer que le président avait été testé positif. «Au moins, avec un président jeune, il y a peu de chances qu'il contracte une forme grave, philosophe-t-on au sommet de l’État. Et cela permet de montrer qu'en période de recrudescence de l'épidémie, les risques sont bel et bien majorés

Publié dans Articles de Presse

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article