La maire de Marseille Michèle Rubirola annonce sa démission

Publié le par Le Figaro par Pierre Saint Gilles et Arthur Berdah

INFO LE FIGARO - L'édile de la cité phocéenne a annoncé sa décision lors d'une réunion en début d'après-midi. Elle laisse sa place à son premier adjoint, le socialiste Benoît Payan.

Michèle Rubirola doit laisser sa place à son premier adjoint, le socialiste Benoît Payan. AFP

Michèle Rubirola doit laisser sa place à son premier adjoint, le socialiste Benoît Payan. AFP

Selon nos informations, Michèle Rubirola a convoqué en début d'après-midi une réunion du Printemps Marseillais, l'attelage politique qui a remporté les municipales en fédérant notamment communistes, socialistes et écologistes. Elle doit, selon son entourage le plus proche, leur annoncer une inversion des rôles : elle laisse le fauteuil de maire à son premier adjoint, le socialiste Benoît Payan, et devient elle-même première adjointe. L'une des explications à ce changement politique est l'état de fatigue de Michèle Rubirola, lié à des soucis médicaux.

«Je souhaite que Benoît devienne maire. C'est de son énergie et de son expérience dont nous avons besoin aujourd'hui», a-t-elle confirmé lors d'une conférence de presse. «Ce choix est le mien, en responsabilité et en conscience des intérêts supérieurs des Marseillais».

La maire avait déjà semé le trouble mi-octobre dans la cité phocéenne. Une petite phrase, rapportée par Le Monde , avait eu l'effet d'une bombe. L'édile aurait en effet confié à l'ancien ministre socialiste, François Lamy, lors de la campagne : «Tu es au courant que je ne reste que trois mois?». Interrogée sur cette fuite médiatique, Michèle Rubirola avait alors balayé : «Carpe diem! Si je me fais écraser demain, je ne serai pas là. Si je ne me fais pas écraser, je serai toujours là». Dans un entretien à Libération, elle avait ensuite assuré qu'elle entendait bien rester à l'hôtel de ville. «Mais oui, je reste, la preuve, je suis là. Aujourd'hui, je suis ici et j'y reste», avait-elle déclaré.

Dans un communiqué, le président LR de la région Paca Renaud Muselier fait par de son «incompréhension». «En l'espace de six mois seulement, elle aura été dévorée par sa majorité.(...) Dans une ville particulièrement en souffrance face aux crises du Covid 19, dont les difficultés sont déjà grandes, cet épisode supplémentaire de la vie politique est désastreux», écrit-il. «En fin de compte, Michèle Rubirola est la première victime du Printemps Marseillais. J'espère de tout cœur que Marseille ne sera pas la seconde !»

Publié dans Articles de Presse

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