Poutine se place à la tête du nouveau Conseil d'État russe

Publié le par Sputnik par Irina Dmitrieva

Le Président russe a approuvé la composition du nouveau Conseil d’État, qu’il dirigera lui-même. Cet organe consultatif aura des pouvoirs élargis conformément aux amendements à la Constitution adoptés lors d’un vote national l’été dernier.

© Sputnik . Alexeï Droujinine

© Sputnik . Alexeï Droujinine

La composition du Conseil d’État, l’organe consultatif qui a récemment reçu un statut constitutionnel et dont les pouvoirs ont été élargis après un vote national, a été approuvée par un décret du Président Vladimir Poutine, qui dirigera lui-même cette institution.

Selon le décret publié ce lundi 21 décembre sur le site officiel des informations juridiques, le nouveau Conseil d’État comprendra 104 membres, dont le Premier ministre Mikhaïl Michoustine, les présidents des deux chambres du parlement, les gouverneurs des entités de la Fédération de Russie, les représentants du Président dans les régions fédérales et les chefs des groupes parlementaires. Le chef de l’Union des industriels et entrepreneurs de Russie, Alexandre Chokhine, et le président de la Fédération indépendante des syndicats, Mikhaïl Chmakov, feront aussi partie du Conseil d’État.

Les nouveaux pouvoirs du Conseil d’État russe

Le Conseil d’État est un organe constitutionnel formé en Russie en septembre 2000. Il a succédé à des organes similaires qui existaient aux époques soviétique et tsariste.

Initialement créé en tant qu’organe consultatif auprès du Président, le Conseil d’État a reçu un statut constitutionnel en novembre 2020, conformément aux amendements à la Constitution adoptés lors d’un vote national d’une semaine fin juin–début juillet.

Le nouveau Conseil d'État différera de ses prédécesseurs tant par sa composition que par ses fonctions, avec des pouvoirs élargis. Le 20 janvier, le chef du comité de la Douma (chambre basse du parlement) pour l’édification de l’État, Pavel Kracheninnikov, a expliqué que le Conseil d’État s’occuperait notamment des questions de politique intérieure et étrangère. Le Conseil n’a pas le droit de proposer des lois, mais peut recommander d’adopter des amendements. Il participera en outre aux discussions sur les paramètres du budget national.

Il comprendra désormais 18 commissions allant du développement social et économique à l'économie numérique en passant par les soins de santé et les investissements étrangers.

Publié dans Articles de Presse

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