18 ans de réclusion pour le cerveau de l’affaire du double rapt de Jacqueline Veyrac à Nice

Publié le par Nice-Matin par G. L

6h30 de délibéré. Au terme de trois semaines et demie de procès, la cour d’assises des Alpes-Maritimes a rendu son verdict ce mercredi après-midi dans l’affaire du double rapt de Jacqueline Veyrac. 

  Jacqueline Veyrac et son défenseur, Me Luc Febbraro, à la sortie de la cour d’assises (archives). Photo Dylan Meiffret

Jacqueline Veyrac et son défenseur, Me Luc Febbraro, à la sortie de la cour d’assises (archives). Photo Dylan Meiffret

Giuseppe Serena, cerveau de l’affaire, a été condamné à 18 années de réclusion criminelle. 30 ans avaient été requis par l’avocate générale, Annie Brunet-Fuster.

Philip Dutton, ex soldat de sa majesté et SDF, décrit comme le responsable opérationnel, le seul qui a tout avoué dans cette affaire, écope de 14 années de réclusion criminelle. 25 ans avaient été requis à son encontre.

Luc Goursolas, l’ex paparazzi, qui avait posé des balises sous la voiture a écopé de 2 ans, dont un an avec sursis. Dans son verdict, la cour a finalement décidé d’abandonner la qualification criminelle, estimant donc qu’il n’était pas informé, et ne retenant que la non dénonciation de crime.

Ali Gueffaz (18 ans requis), est condamné à 14 ans :

Salim Bousbia (4 ans requis) à 4 ans d’emprisonnement (pas de mandat de dépôt) ;

Achraf M'Hamdi (10 ans requis) a été acquitté

Bassem Ben Fekih (18 ans requis), à 14 ans ;

Wajdi Ben Hamroun (20 ans requis) à 15 ans,

Amaedo Urso (2 ans requis), à 17 mois d’emprisonnement;

Kabil Raouafi (2 ans requis) a été acquitté.

Le procès des ravisseurs de Jacqueline Veyrac s’était ouvert le 4 janvier dernier. Il était présidé par Patrick Veron.

Le 24 octobre 2016, Jacqueline Veyrac, richissime propriétaire du palace cinq étoiles le Grand Hôtel de Cannes, alors âgée de 76 ans, avait été enlevée, en pleine rue, par des individus près de son domicile.

La septuagénaire sera retrouvée par miracle au terme de 48 heures de calvaire, ligotée, bâillonnée à l’arrière d’une camionnette.

En 2013, cette figure de la Côte d'Azur avait déjà été victime d'une tentative d'enlèvement dans les mêmes circonstances.

Sur les quatorze accusés renvoyés à Nice devant la cour d'assises des Alpes-Maritimes pour avoir participé de près ou de loin au rapt de la femme d'affaires, âgée de 80 ans aujourd’hui, treize étaient présents.

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