Affaire de la grotte sanglante de Sète : 30 ans de prison pour Rémi Chesne, 12 ans pour Audrey Louvet

Publié le par France Bleu par Sébastien Garnier, Salah Hamdaoui, France Bleu Hérault, France Bleu

La cour d'assises de l'Hérault a rendu son verdict vendredi dans l'affaire de la grotte sanglante de Sète : Rémi Chesne est condamné à 30 ans de réclusion criminelle, Audrey Louvet à 12 ans. Ils étaient jugés pour l'assassinat de Patrick Isoird, retrouvé mort en juillet 2014.

La salle de la cour de la cour d'assises. À gauche, le box des accusés © Maxppp - Michael Esdourrubailh

La salle de la cour de la cour d'assises. À gauche, le box des accusés © Maxppp - Michael Esdourrubailh

Après deux semaines de procès, la cour d'assises de l'Hérault a rendu son verdict vendredi dans l'affaire de la grotte sanglante de Sète. Rémi Chesne est condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour la séquestration et l'assassinat de Patrick Isoird. Audrey Louvet, qui comparaissait libre, écope de 12 ans, reconnue coupable de séquestration mais acquittée pour l'assassinat.

Il se dit innocent

Patrick Isoird, agent hospitalier de 49 ans, a été retrouvé mort dans une grotte du Mont Saint Clair, tué par balles et le corps en partie carbonisé. Audrey Louvet a reconnu avoir servi d'appât, à la demande Rémi Chesne, pour attirer la victime dans cette grotte mais sans connaitre le sort qui lui était réservé. Depuis le début de cette affaire, Rémi Chesne nie et crie à l'erreur judiciaire.

Le mobile ? Une rancœur tenace selon l'accusation : cinq avant les faits, la femme de Rémi Chesne s'est suicidée juste après avoir avoué l'avoir trompé avec un de ses collègues à l'hôpital de Sète : Patrick Isoird.

Soulagé

Le grand frère de la victime, Marc Isoird, ostréiculteur, s'est dit "content comme tout" de l'issue de ce procès. "Ca a été un combat difficile, j'attendais ça depuis sept ans. Il fallait qu'il soit condamné, le principal c'est qu'il aille en prison".

Marc Isoird, le frère de la victime, après le verdict © Radio France - Salah Hamdaoui

Marc Isoird, le frère de la victime, après le verdict © Radio France - Salah Hamdaoui

Un verdict "lourd de sens" selon Me Jean-Marc Darrigade, l'avocat de Marc Isoird, "pour un crime aussi atroce". Mais "le combat n'est peut-être pas terminé pour la famille Isoird parce que les possibilités de faire appel existent".

    Il faut qu'on accuse le coup, il faut qu'on réfléchisse. Est-ce qu'on lui conseille de faire appel alors que malgré tous les efforts déployés, la justice est aveugle ?- (Me Abratkiewicz)

"On a évité le pire, il était requis contre cet homme la perpétuité. 30 ans, c'est une peine lourde mais ce n'est pas une peine d'élimination" estime Me Luc Abratkiewicz, pour la défense de Rémi Chesne aux côtés de Me Franck Berton. L'avocat regrette tout de même "une logique judiciaire implacable, un rouleau compresseur" sans être convaincu "qu'on connaisse la vérité" car selon lui de nombreuses zones d'ombre persistent dans ce dossier.

Publié dans Articles de Presse

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article