Angers. Beaucoup de questions 77 ans après la déportation d’une jeune Juive

Publié le par Ouest-France avec Le Courrier de l'Ouest par V.B.

Plusieurs versions s’opposent sur les circonstances de cette déportation de la jeune Juive d’origine parisienne. La prudence s’impose.

De nombreuses fleurs ont été déposées en mémoire d’Hélène-Georgette Lévi. | CO

De nombreuses fleurs ont été déposées en mémoire d’Hélène-Georgette Lévi. | CO

Une phrase du rapport du ministère des Anciens Combattants, exposée à côté de la photo de la jeune Hélène-Georgette Lévi, a particulièrement choqué ce mercredi 27 janvier 2021 à Angers. La voici : "Jeune Israélite de 16 ans, placée dans un établissement religieux pour échapper à la persécution raciste, a néanmoins été livrée aux Allemands par les personnes qui l’avaient prise en charge"​. Ces propos accusatoires mériteraient sans doute d’être contextualisés, étant donné le climat d’après-guerre.

« Les sœurs ont tout fait pour essayer de la sauver »

Rolande Lebreton, une ancienne pensionnaire du Bon pasteur présente à la cérémonie malgré ses 90 ans, dormait dans le lit le plus proche de celui d’Hélène-Georgette Lévi. Elle conteste cette accusation. "Au contraire", objecte-t-elle, "les sœurs ont tout fait pour essayer de la sauver. Elles l’ont même baptisée puis mise à l’écart. Nous-mêmes on ne la voyait plus"​. Partie de la communauté en octobre 1943, Rolande n’a donc pas vécu l’arrestation de son amie.

Pour sa part, Jean-Pierre Nicolas, pointe "le silence assourdissant" ​de la hiérarchie catholique à l’époque sur le sort de Juifs. 77 ans après, toutes les interrogations ne semblent pas encore levées.

De son côté, la mairie d’Angers, présente à la cérémonie par son adjointe à la citoyenneté, travaille sur une exposition sur la Déportation au sens large qui sera présentée du 26 avril au 8 mai.

Publié dans Articles de Presse

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