Calvados : Une base militaire allemande durant la Seconde Guerre mondiale mise au jour, près de Caen

Publié le par 20 Minutes avec agence

ARCHÉOLOGIE Les fouilles ont duré cinq semaines et ont permis d’apporter de nouveaux éléments à la compréhension du mur de l’Atlantique 

Un avion allemand pendant la Seconde Guerre mondiale — Mary Evans/Sipa

Un avion allemand pendant la Seconde Guerre mondiale — Mary Evans/Sipa

Un site allemand de défense antiaérienne datant de la Seconde Guerre mondiale a été découvert à Bretteville-sur-Odon (Calvados) par une équipe de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), rapporte France Bleu Normandie. Commencées il y a cinq semaines, les fouilles viennent juste de se terminer.

Elles ont été engagées avant la construction de logements et d’entreprises sur cette zone située dans le périmètre défensif de l’aéroport de Carpiquet, ajoute la radio locale. Le site découvert appartenait à la Luftwaffe, l’armée de l’air allemande. On doit sa bonne conservation au fait que cette zone a été épargnée par les bombardements.

Deux mille objets mis au jour

La base abritait 120 soldats et avait différents rôles dans l’organisation de la défense allemande. « Un premier pôle, lié au cantonnement, se trouve au nord. […] Une autre partie, plutôt au centre du site, est liée au stockage. […] Et la partie sud était plutôt dévolue au combat avec les emplacements de canons et les positions de défense », détaille Benoît Labbey, archéologue et responsable des opérations, à France Bleu Normandie.

Ces fouilles fournissent de nombreux éléments sur le mur de l’Atlantique, dont certains « n’étaient pas connus à ce jour », relate la radio. Les archéologues se sont par ailleurs aperçus que les constructions étaient atypiques, réalisées « avec des matériaux de construction locaux, prélevés sur place » en lieu et place du béton armé. Si des restes osseux, des brosses à dents ou encore des parfums ont été découverts sur la base, les professionnels ont également déterré « une horloge dont les aiguilles sont restées figées », ce qui laisse penser qu’il s’agissait de l’heure d’un bombardement.

Les archéologues ont pu rassembler environ deux mille objets mais seuls trois cent cinquante seront étudiés. A l’issue de cet examen, certains rejoindront les réserves de l’Etat, d’autres pourraient être intégrés à la collection de musées de la région, précise la radio.

Publié dans Articles de Presse

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