Corse : Importante vague d’arrestations au sein de la bande du Petit Bar d’Ajaccio

Publié le par 20 Minutes avec AFP

ARRESTATIONS Vingt et une personnes ont été interpellées dimanche en Corse et sur le continent dans l’enquête financière sur la bande du « Petit Bar » 

"Le petit Bar" à Ajaccio, le 8 avril 2013 — AFP

"Le petit Bar" à Ajaccio, le 8 avril 2013 — AFP

  • Vingt et une personnes ont été arrêtées dimanches en Corse et sur le continent dans la bande du « Petit Bar ».
  • Les enquêteurs cherchent à démanteler les réseaux de blanchiment de cette bande criminelle.

Vague d’arrestation autour de la bande criminelle du « Petit Bar ». Vingt et une personnes ont été arrêtées dimanche en Corse et sur le continent dans le cadre de l’enquête financière sur des membres présumés de la bande criminelle dite du « Petit Bar », a-t-on appris lundi d’une source proche du dossier. Parmi ces personnes figure Jacques Santoni, le chef présumé du « Petit Bar », qui a été placé en garde à vue à Paris, selon des sources proches du dossier et selon son avocat Pascal Garbarini.

L’avocat représente quatre autres personnes placées en garde à vue dans le cadre de cette enquête dirigée par la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille. Les compagnes et des proches de plusieurs membres présumés du Petit Bar ont également été visés par ces arrestations, dont au moins huit ont été effectuées à Ajaccio par la gendarmerie.

48 millions d’investissements offshore

Antony Perrino, entrepreneur et ancien PDG de Corse-Matin, dont il est toujours actionnaire, a lui aussi été placé en garde à vue dans cette affaire, a appris l’AFP auprès de son avocat, Me Thierry Marembert, et d’une source proche du dossier.

Ces arrestations font suite à une vague d’arrestations et de perquisitions qui avait eu lieu le 28 septembre en Corse et en Suisse, dans le cadre des deux volets de l’enquête visant cette bande criminelle. Dans le volet financier de ce dossier, les enquêteurs cherchent à démanteler les réseaux de blanchiment de fonds du Petit Bar à l’international. Selon des chiffres avancés par le quotidien Le Monde, quelque 48 millions d’investissements offshore et immobiliers auraient permis au groupe criminel de blanchir son argent sale.

Fuites avant les interpellations de septembre

Dans l’autre volet du dossier, l’enquête sur la tentative d’assassinat de Guy Orsoni, lui-même poursuivi dans différents dossiers de banditisme, Jacques Santoni a déjà été mis en examen après le coup de filet du 28 septembre.

Ce 28 septembre, trois membres importants de la bande du Petit Bar avaient échappé au coup de filet de la police judiciaire (PJ), du fait vraisemblablement de fuites. Des problèmes de procédure ont également été constatés, qui concerneraient à la fois la PJ insulaire et l’Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO) basé en région parisienne, selon des sources proches du dossier à l’AFP.

Cela avait conduit la juge d’instruction de la JIRS à dessaisir la PJ pour confier les deux volets de l’enquête à la gendarmerie corse. Une enquête judiciaire pour « violation du secret de l’enquête » et une enquête administrative de l’Inspection générale de la police nationale ont également été ouvertes.

Face à ces soupçons, le chef de la PJ corse a été muté à Paris et a vu son habilitation d’officier de police judiciaire suspendue pendant douze mois. Ses numéros 2 et 3 ont également perdu cette habilitation pour quatre mois.

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