Immense émotion dans le monde politique après le décès de Marielle de Sarnez

Publié le par Le Figaro avec AFP

La mort mercredi de l'ex-ministre, vice-présidente du MoDem, a suscité un hommage unanime de la classe politique, qui a salué une femme engagée pour l'Europe, loyale et courageuse.

Marielle de Sarnez. CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Marielle de Sarnez. CHARLY TRIBALLEAU / AFP

L'annonce du décès mercredi 13 janvier de l'ancienne ministre Marielle de Sarnez, bras droit de François Bayrou pendant des décennies, a aussitôt suscité une pluie d'hommages de ses pairs, tous bords confondus, qui ont salué une femme politique «courageuse», «respectueuse» et «loyale». La députée centriste, présidente de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée, est décédée mercredi à l'âge de 69 ans, à l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière. Elle souffrait d'une leucémie. «Voici le jour en trop. Marielle, si talentueuse et si courageuse, Marielle de Sarnez vient de partir. Notre chagrin est immense», a salué sur Twitter François Bayrou, le patron du MoDem, qui a annoncé, très ému, le décès de son bras droit à l'AFP.

«Artisane inlassable du centre, combattante passionnée de l'Europe, Marielle de Sarnez nous a quittés ce soir. La France perd une responsable politique de grand talent. Nous perdons une amie», a rendu hommage le président Emmanuel Macron.

Une minute de silence a été respectée à l'Assemblée nationale, où avait lieu un débat sur le déploiement des Maisons France Services. «L'Assemblée nationale perd une de ses membres éminentes, la diplomatie parlementaire une grande représentante», a réagi son président, Richard Ferrand, exprimant son «immense tristesse». «C'est de la loyauté à ses engagements que Marielle de Sarnez puisait sa force pour moderniser notre démocratie et défendre une certaine idée de l'Europe. Ses combats resteront plus que jamais aussi les nôtres», a souligné le premier ministre, Jean Castex, rejoint dans l'hommage par de nombreux ministres mais aussi par des opposants politiques.

À l'annonce de la mort de Marielle de Sarnez, de nombreuses personnalités politiques de tous bords lui ont rendu hommage, notamment les membres du gouvernement: «Femme de tête et femme de cœur, militante de la construction européenne, Marielle de Sarnez vient de partir et elle nous manque déjà», a fait valoir le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, alors que son successeur au portefeuille des Affaires européennes, Clément Beaune, a salué «une engagée de l'Europe, une femme d'immense courage». Sur Public Sénat jeudi matin, Marc Fesneau, le ministre chargé des Relations avec le Parlement, a dit voir «quelque d'irréel» dans «sa disparition». «Nous avions fini par la penser invincible», a confié le centriste du MoDem.

De Mélenchon à Le Pen

Mais ce sont aussi les adversaires politiques de Marielle de Sarnez qui ont salué sa mémoire : «Grande tristesse : Marielle de Sarnez nous est retirée. Honneur à une adversaire exemplaire de loyauté, de respect des autres et de créativité. Le service du pays perd une utile influence discrète», a réagi le leader LFI Jean-Luc Mélenchon, tandis que le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a rappelé que Marielle de Sarnez «avait à l'Assemblée nationale le respect de tous».

Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national, a elle aussi reconnu «un choc pour tous». «Au-delà de nos divergences politiques, elle était une présidente de commission investie, respectueuse et attentive à tous les députés», a-t-elle estimé. Celle qui avait entamé sa vie militante en 1974 pour soutenir la candidature de Valéry Giscard d'Estaing a également reçu les hommages de Jean-Pierre Raffarin, ancien premier ministre : «Marielle de Sarnez était notre sœur en Giscardisme. D'une vive intelligence, elle était une femme de convictions, à l'aise dans la complexité politique. Son caractère affirmé n'affaiblissait en rien une générosité chaleureuse. Marielle avait l'amitié heureuse. Profonde Peine.»

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article