Qu'est-ce que l'attentat de la rue Copernic?

Publié le par Le Journal du Dimanche par Stéphane Joahny

L'ANTISECHE - La cour d'appel de Paris doit dire mercredi si elle renvoie l'unique suspect de l'attentat de la rue Copernic devant une cour d'assises, mais de quoi parle-t-on exactement? Chaque jour, l'antisèche du JDD vous explique une notion simple pour comprendre l'actualité.

Le 3 octobre 1980 après l'attentat de la rue Copernic. (Sipa)

Le 3 octobre 1980 après l'attentat de la rue Copernic. (Sipa)

Le 3 octobre 1980, l'explosion d'une bombe placée sur une moto devant la synagogue de la rue Copernic dans le XVIe arrondissement de la capitale, avait fait quatre morts et 46 blessés. Quarante ans après les faits, la cour d'appel de Paris doit dire mercredi si elle renvoie l'unique suspect devant une cour d'assises ou si elle confirme le non-lieu de janvier 2018 dans l'un des plus vieux dossiers de l'antiterrorisme français. Cette décision est très attendue aussi bien par les victimes qui espèrent un procès que par le suspect, Hassan Diab, un universitaire libano-canadien de 67 ans, qui n'a cessé de clamer son innocence.

Hassan Diab est accusé d'avoir posé la bombe pour le compte du Front populaire de libération de la Palestine-Opérations spéciales (FPLP-OS). Son nom est apparu en 1999 quand les enquêteurs ont mis la main sur son passeport retrouvé dix-huit ans plus tôt sur un membre du FPLP/OS arrêté à Rome. Les tampons attestent d'un séjour en Europe du 20 septembre au 7 octobre 1980. Mais le suspect assure qu'il avait perdu son passeport depuis plusieurs semaines et qu'à cette période il passait ses examens à Beyrouth.

L'attentat de la rue Copernic a marqué les esprits. Pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, des personnes étaient tuées en France dans un attentat visant la communauté juive. Le lendemain, une manifestation spontanée de plusieurs milliers de personnes se tient devant la synagogue, puis part sur les Champs-Élysées. Et le 7 octobre, quelque 200.000 personnes marchent entre Nation et République. L'histoire retiendra également la phrase choquante du premier ministre Raymond Barre : "Cet attentat odieux voulait frapper les Israélites qui se rendaient à la synagogue et qui a frappé des Français innocents qui traversaient la rue Copernic".

Publié dans Articles de Presse

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