Une enquête pour faux témoignage vise le préfet Lallement et quatre hauts magistrats

Publié le par France Soir

Le préfet de police de Paris une nouvelle fois sous les feux de l’actualité : il est soupçonné d’avoir tenu des propos mensongers sous serment devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les obstacles à l’indépendance du pouvoir judiciaire.

Le préfet de police a-t-il menti devant une commission parlementaire ? © Thomas COEX / AFP

Le préfet de police a-t-il menti devant une commission parlementaire ? © Thomas COEX / AFP

Mais Didier Lallement n’est pas le seul incriminé dans l’enquête ouverte cette semaine par le Parquet de Nanterre, puisque celle-ci vise également quatre hauts magistrats : Jean-Michel Hayat, président de la Cour d’appel de Paris, Catherine Champrenault, procureure générale de Paris, Rémy Heitz, procureur de Paris et Eliane Houlette, ancienne procureure du Parquet national financier.

Des signalements distincts ont en réalité été regroupés dans un seul et unique dossier, tous transmis au procureur de la République de Paris en septembre dernier par le président de la commission parlementaire, le député insoumis Ugo Bernalicis. 

Affaire Fillon et manifestations

Certains concernent l’affaire Fillon, d’autres les gilets jaunes et le maintien de l’ordre. On vous laisse deviner dans quel « camp » se trouvent les accusations envers le préfet Lallement

Tout en expliquant le « délit d’attroupement » aux parlementaires, et les interpellations qui en découlent, il avait asséné dans la foulée, à propos de manifestations de policiers remontant à juin 2020 :

« Je n’ai pas trouvé les organisateurs » 

Rémy Heitz, de son côté, a assuré n’avoir signé aucun document donnant des instructions sur le sort à réserver aux gilets jaunes interpellés, en dépit de la production d’une note interne semblant démontrer le contraire. 

Ugo Bernalicis estime que ces propos sont mensongers et qu’il s’agit qui plus est de parjures. C’est désormais au Parquet de Nanterre de décider d’instruire ou de classer l’affaire.

Le délit de faux témoignage est passible de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000€ d’amende.  

Publié dans Articles de Presse

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