Mort de Benjamin Orenstein, l’un des derniers déportés d’Auschwitz

Publié le par La Croix avec AFP

Les faits Benjamin Orenstein avait vécu le procès du nazi Klaus Barbie comme un « électrochoc ». Il témoignait depuis inlassablement dans les écoles de son histoire de déporté dans les camps de la mort. 

Né le 4 août 1926 à Annopol dans un famille juive polonaise, Benjamin Orenstein avait été déporté à Auschwitz à l’âge de 18 ans. SALVATORE DI NOLFI/EPA

Né le 4 août 1926 à Annopol dans un famille juive polonaise, Benjamin Orenstein avait été déporté à Auschwitz à l’âge de 18 ans. SALVATORE DI NOLFI/EPA

Benjamin Orenstein, l’un des derniers déportés d’Auschwitz, qui avait consacré une grande partie de sa vie à témoigner de la barbarie nazie, est mort mercredi 10 février à Lyon à l’âge de 94 ans, a annoncé le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) Auvergne-Rhône-Alpes.

« Après s’être tu des années, sidéré par ce qu’il avait vécu », Benjamin Orenstein n’avait cessé depuis le procès de Klaus Barbie en 1987 – « un électrochoc » pour lui – de témoigner dans les collèges et lycées sur ce passé et d’en porter sans relâche l’histoire, souligne le Crif dans un communiqué.

Déporté à 18 ans

Né le 4 août 1926 à Annopol dans une famille juive polonaise, déporté à Auschwitz à l’âge de 18 ans, il était jusqu’à peu président de l’Amicale des rescapés d’Auschwitz, précise le Crif. En 2015, il avait reçu des mains du président du consistoire de Lyon, Marcel Dreyfuss, les insignes de chevalier de la Légion d’honneur. Il s’était installé à Lyon après la Seconde Guerre mondiale.

« Sa disparition laisse un très grand vide que seuls, peut-être, pourront combler tous les jeunes qui auront eu le très grand privilège de l’entendre », souligne la présidente du Crif Auvergne-Rhône-Alpes, Nicole Bornstein, citée dans le communiqué. Une pièce de théâtre, créée pour commérer les 70 ans de la libération d’Auschwitz, et un livre, « Ces mots pour sépulture », relatent sa vie et son engagement.

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