Quand Bénodet déroulait le tapis rouge à Jean-Claude Carrière

Publié le par Le Télégramme

Marcel Kerbourc’h, co-organisateur du Festival international de cinéma de Bénodet se souvient de sa rencontre avec Jean-Claude Carrière, écrivain, scénariste mort le 8 février dernier.

Ornella Mutti et Jean-Claude Carrière au Festival international de cinéma de Bénodet en 1999. (Bernard Galéron)

Ornella Mutti et Jean-Claude Carrière au Festival international de cinéma de Bénodet en 1999. (Bernard Galéron)

Jean-Claude Carrière n’est plus, mais son souvenir aura marqué nombre de cinéphiles, à l’instar de Marcel Kerbourc’h, co-organisateur du Festival international de cinéma de Bénodet, qui avait accueilli une pluie de star pour sa première édition en 1999 et qui, faute de financements, avait dû baisser le rideau dès l’an 2000. « Je me souviens d’un homme brillant, simple et accessible », raconte-t-il. En juin 1999, la sublime actrice italienne Ornella Mutti avait affolé les photographes. Mais c’est véritablement Jean-Claude Carrière, - à qui l’on doit, rappelons-le, les scénarios de Belle de Jour de Luis Buñuel ou encore du torride La Piscine de Jacques DerayRomy Schneider, Jane Birkin et Alain Delon y apparaissent plus sensuels que jamais-, qui avait ébloui les cinéphiles.

    « J’avais, plusieurs années avant, indiqué que je n’aimais pas le cinéma »

Un jugement « acceptable »

« Monsieur Carrière était un grand Monsieur », dit de lui Marcel Kerbourc’h. En 1999, alors qu’il participait à une émission de radio avec le scénariste et Géraldine Danon, le journaliste l’avait placé face à une contradiction. « J’avais, plusieurs années avant, indiqué que je n’aimais pas le cinéma », confesse Marcel Kerbourc’h. Malaise. « Je me suis expliqué devant Jean-Claude Carrière. Ce n’était pas évident. À la fin de l’interview, il est venu me dire que je m’étais bien débrouillé et que mon jugement était acceptable dans la mesure où, selon lui, sur cent sorties de film seuls quelques-uns étaient des chefs-d’œuvre ».

Bénodet comme un petit Cannes

Il se souvient aussi de ce moment où alors qu’ils conversaient tous les deux sur la croisette de Bénodet, un jeune homme était venu lui demander conseil pour entrer à l’école de cinéma La Fémis dont il était le président. « Il a pris tout son temps pour lui donner le chemin à suivre. C’est lui aussi qui disait que Bénodet était comme un petit Cannes qui méritait de devenir un festival qui compte ».

Publié dans Articles de Presse

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