Disparition de Delphine Jubillar dans le Tarn : "Cédric Jubillar essaie de reconstruire une vie avec ses enfants" rapporte l'avocat du mari

Publié le par La Dépêche du Midi par Arnaud Paul

Cédric Jubillar, le mari de la jeune femme disparue depuis la nuit du 15 au 16 décembre 2020 de son domicile de Cagnac-les-Mines (81), tente "d'avancer" en s'occupant de "ses enfants" selon son avocat Me Jean-Baptiste Alary, qui "arrive à faire garder les pieds sur terre" à son client. Les gendarmes de la section de recherche de Toulouse poursuivent une enquête pour "enlèvement", et "séquestration." 

Un mur de parpaings a été monté à l'entrée de l'allée de la maison des Jubillar. / DDM - MARIE PIERRE VOLLE

Un mur de parpaings a été monté à l'entrée de l'allée de la maison des Jubillar. / DDM - MARIE PIERRE VOLLE

Un mur de parpaings, visiblement monté à la hâte, bloque désormais l'entrée de l'allée de la maison. Seul un espace de la taille d'un portail permet de passer. Un autre mur a été monté au niveau de l'entrée du pavillon, protégeant la porte de la vue. À l'aspect inachevé, la maison est désormais barricadée depuis que Cédric Jubillar a érigé ces murs.

"Il en a eu marre de retrouver des journalistes à sa porte comme c'est arrivé à plusieurs reprises. Il a dû en virer de chez lui. C'est en réaction à cela qu'il a monté ces murs, explique Me Jean-Baptiste Alary, son avocat. Il a décidé de protéger son intimité et l'intimité de ses enfants."

Un mur protège également l'entrée du domicile de la famille Jubillar, les soustrayant à la vue. / DDM - MARIE PIERRE VOLLE

Un mur protège également l'entrée du domicile de la famille Jubillar, les soustrayant à la vue. / DDM - MARIE PIERRE VOLLE

Des liens familiaux maintenus

"Ces enfants n'ont rien demandé à personne. Le petit garçon de 6 ans a plusieurs fois retrouvé des caméras devant chez lui quand il rentrait. Il ne comprend pas" reprend Me Jean-Baptiste Alary.

L'avocat confirme que L., 6 ans, a retrouvé le chemin de l'école. "Le pauvre apprend à vivre sans sa mère. Les relations familiales étroites sont maintenues. Il voit ses cousins et ses cousines. Malgré ces relations, cela ne remplacera jamais une maman."

Depuis la mystérieuse disparition de sa femme Delphine dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 de son domicile de Cagnac-les-Mines, "Cédric Jubillar essaye de reconstruire une vie avec ses enfants dont il s'occupe. C'est une manière d'avancer", détaille Jean-Baptiste Alary.

Cédric Jubillar, qui était auparavant plaquiste-peintre autoentrepreneur, a repris un emploi. Il avait vu la période d'essai d'un précédent emploi ne pas être prolongée après la visite des gendarmes sur son lieu de travail.

"Procureurs sur les réseaux sociaux"

Réagissant "aux accusations" portées par un témoin anonyme sur des menaces proférées à l'encontre de Delphine, Me Jean-Baptiste Alary s'emporte : "qui peut vérifier une source anonyme ? Une preuve anonyme, cela n'existe pas. On ne peut pas alimenter les rumeurs avec des témoignages anonymes. Ce n'est pas raisonnable, un peu de décence...., martèle l'avocat qui fustige, au passage, les procureurs sur les réseaux sociaux. Ce sont souvent les mêmes qui estiment être informés alors qu'ils ne lisent que les titres des journaux."

"Garder la tête froide"

Comment réagit Cédric Jubillar à ces prises de position ? "Il doit garder la tête froide. J'arrive à lui faire garder les pieds sur terre. Il prend garde à ne pas surréagir à des informations qui se révèlent être parfaitement insignifiantes. Ce sont des épiphénomènes."

La mère de Cédric Jubillar, de son côté, défend son fils sur les réseaux sociaux et dans la presse. « Ces mots sont choquants, blessants et très graves, a déclaré Nadine Jubillar à nos confrères du Parisien. Et surtout, ils sont tout à fait inexacts. Jamais au grand jamais, Cédric n’a tenu de tels propos et surtout pas devant moi. Je peux le garantir. Cette personne, qui souhaite rester anonyme, veut nuire à Cédric, c’est évident. Mais de là à proférer de tels mensonges, c’est hallucinant. »

"Je suis triste de voir à quel point les gens peuvent parler sans savoir réellement les choses, juste en se basant sur des ouï-dire ou des publications journalistiques" écrit-elle notamment sur Facebook.

Le mari de Delphine Jubillar, qui s'est porté partie civile, et a été entendu deux fois en audition libre depuis le début de l'affaire, attend toujours de pouvoir avoir accès au dossier. "Le plus dur c'est l'incertitude, note Jean-Baptiste Alary. Nous sommes toujours dans l'attente d'une convocation que j'espère prochaine pour pouvoir savoir quel statut on nous donne. Si on doit être mis en examen, soyons-le. Si on doit être partie civile, soyons le à fond aussi." 

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