Disparition de Delphine Jubillar : son mari "poursuit sa vie"

Publié le par Le Journal des Femmes par Salomé Gegout

Delphine Jubillar est introuvable depuis bientôt trois mois. Une disparition volontaire paraît impossible tant elle aimait ses enfants... L'un de ses proches a fait une lourde révélation: selon lui, Cédric Jubillar aurait menacé son épouse, quelques semaines avant sa disparition. Son avocat a déploré une "communication verrouillée". 

© Capture d'écran - Facebook - Delphine Jubillar

© Capture d'écran - Facebook - Delphine Jubillar

Près de trois mois après la disparition de Delphine Jubillar, mère de famille de deux enfants, âgés de 6 ans et 18 mois, le mystère est toujours à son comble. Des voix s'élèvent pour porter les soupçons sur le mari de l'infirmière introuvable. Mais si celui-ci nie catégoriquement être impliqué dans la disparition de son épouse, il fustige également la place floue qui lui est accordée dans l'enquête. "Si on doit être mis en cause, qu'on le soit, si on doit être auditionné en tant que partie civile, qu'on le soit, et si on doit être auditionné en tant que témoin assisté, qu'on le soit. Mais cette incertitude dans laquelle on nous place est insupportable […] Qu'on lui donne une place, quelle qu'elle soit", a déploré son avocat Me Alary à Actu Toulouse. L'homme de loi a pointé du doigt "une communication extrêmement verrouillée".

Cédric Jubillar, lui, s'est réinstallé avec ses enfants dans la maison familiale, qui avait été perquisitionnée plusieurs fois par les enquêteurs, et tente de trouver du travail en tant qu'artisan plaquiste. "Il faut bien que la vie se poursuive, qu'il travaille, et que ses jeunes enfants aillent à l'école", a déclaré l'avocat.

Son mari, menaçant ? "Je vais la tuer, l'enterrer"

Un proche de la famille, qui préfère garder l'anonymat, a fait d'intrigantes déclarations, auprès de France Bleu Occitanie. Selon lui, quelques semaines avant sa disparition, Delphine Jubillar avait évoqué sa volonté d'obtenir la garde exclusive des enfants, alors qu'une garde alternée était en discussion dans le cadre d'une procédure de divorce par consentement mutuel. 

Elle aurait également souhaité quitter la maison familiale après les fêtes de Noël afin de s'installer avec ses enfants chez une collègue, en attendant de trouver un autre logement. Les relations entre Cédric et Delphine Jubillar auraient donc été particulièrement tendues.

Le proche de l'infirmière de 33 ans a d'ailleurs fait de lourdes accusations. Selon lui, Cédric Jubillar s'était emporté auprès de sa mère au sujet de son épouse, peu avant la disparition.

"Je vais la tuer, je vais l'enterrer, personne ne va la retrouver, elle veut me quitter, elle veut demander le divorce", lui aurait-il lâché. De quoi soulever davantage de soupçons...

Quant à la piste d'une disparition volontaire, elle semble inenvisageable pour Me Laurent Nakache-Haarfi, l'avocat des frères et de la sœur de Delphine Jubillar. L'homme de loi a expliqué à Franceinfo: "Elle n'aurait jamais abandonné sa famille, jamais abandonné ses enfants. Au moment de sa disparition, ils étaient en train de préparer Noël en famille".

La belle-mère de Delphine Jubillar sort du silence

Une partie de l'opinion publique est persuadée de la culpabilité de Cédric Jubillar, mari de la disparue. Et les soupçons ne se sont pas taris avec la récente révélation de La Dépêche du Midi, qui précisait que le couple s'était disputé la nuit de la disparition, alors que Cédric Jubillar venait d'apprendre la liaison de sa femme. 

Agacée, sa mère, Nadine Jubillar, a poussé un coup de gueule sur un compte Facebook de soutien à Delphine Jubillar : "Je suis triste de voir à quel point les gens peuvent parler sans savoir réellement les choses juste en se basant sur des oui dires ou des publications journalistiques. Quel couple lors d'un hypothétique divorce ne s'est jamais disputé", indique Nadine Jubillar. 

Et d'ajouter : "Quel homme ou quelle femme ne se sont pas sentis trahis en apprenant l'infidélité de son conjoint".

Nadine Jubillar a également appelé les habitants de Cagnac-les-Mines à "retrouver" sa "belle-fille" en déclarant : "prenez votre voiture et baladez-vous dans les environs de Cagnac, Albi, Carmaux, cela nous sera plus utile que vous bavardages inutiles et non constructifs".

Une enquête qui tâtonne... vraiment ?

Les enquêteurs continuent leurs recherches, mais les investigations ne semblent pas avoir particulièrement avancé. Mais pour maître Pressecq, avocat des cousines de Delphine Jubillar, les enquêteurs ont de sérieuses pistes.

"Une enquête longue comme celle-là laisse présager que les enquêteurs ont depuis le départ pratiquement, des personnes suspectées ou un suspect. Ils tissent patiemment leur toile et attendent d'avoir recueilli assez d'éléments pour placer la personne en garde à vue et la mettre en examen", a-t-il confié dans Midi Libre.

Delphine Jubillar et son mari : une dispute le soir de la disparition

Selon La Dépêche du Midi, Delphine Jubillar et son mari se seraient disputés le soir de la disparition. "Des tensions existaient depuis déjà plus de six mois entre eux, et l'ambiance s'était nettement dégradée à l'approche des fêtes de fin d'année. Ils se sont disputés ce soir-là pour une raison bien précise", a expliqué une source proche du dossier.

Sujet de la querelle ? La liaison extraconjugale qu'entretenait l'infirmière de 33 ans avec un homme rencontré sur Internet. C'est ce soir-là que le mari aurait découvert le pot-aux-roses.

Malgré tout, lors des fouilles du domicile, qui avaient été effectuées avec une grande précision, aucune trace de violence ou de sang n'avait été retrouvée par les enquêteurs. 

Cédric Jubillar, viré de son nouvel emploi

Depuis la disparition de sa femme, Cédric Jubillar, artisan-plaquiste, dont la situation financière s'était précarisée depuis la crise sanitaire, avait retrouvé du travail. Mais pas pour longtemps. 

"À deux reprises, les gendarmes sont passés sur son lieu de travail, pour diverses raisons, ce qui n'a certainement pas été vu d'un très bon œil. À la fin de sa période d'essai, il n'a pas été gardé. Il peine à présent à trouver un nouvel emploi. Le nom de Jubillar peut faire fuir un patron en ce moment. Pourtant il est volontaire, il a envie de travailler", a expliqué Me Alary, son avocat, à La Dépêche.

Delphine Jubillar : son téléphone réactivé

Encore une mystérieuse réapparition... Le téléphone portable de Delphine Jubillar, introuvable depuis la nuit du 15 au 16 décembre, a été réactivé dans la nuit du 9 au 10 février pendant plusieurs heures, selon Actu Toulouse.

A 22 h 18, alors que son compte Facebook venait de s'activer, un internaute lui a lancé: "Delphine, es-tu là ?". Mais pas de réponse. Ses proches auraient également tenté de la joindre par appel téléphonique et sur les autres réseaux sociaux, mais en vain. 

Delphine Jubillar pourrait-elle être à l'origine de cette brève connexion ? S'agirait-il d'une tierce personne ayant accès à ses données ? Ou d'un hacker? Les proches de la mère de famille n'auraient pas accès à ses mots de passe.

Mais selon France Bleu, son téléphone portable ne s'est activé qu'à la suite d'investigations techniques réalisées dans le cadre de l'enquête.

Le 13 janvier, le compte Facebook de l'infirmière de 33 ans s'était déjà brièvement activé, de manière plus mystérieuse. Un message vide avait d'ailleurs été posté sur son compte, avant d'être supprimé quelques minutes plus tard. L'une de ses cousines lui aurait répondu: "Tu me manques". 

Parmi les hypothèses envisagées dans cette disparition, trois hommes semblent suspects : un voisin dont elle "avait peur", son amant et son mari. Que s'est-il passé le soir de sa disparition ?

Une fugue de Delphine Jubillar ?

Plusieurs hypothèses sont sur la table pour expliquer la disparition de Delphine Jubillar. La mère de famille aurait pu s'enfuir volontairement. Mais la piste d'une fugue est peu probable.

"Dans la famille, personne n'y croit, Delphine ne serait pas partie sans rien sans le dire à ses amies", a déclaré dans Marianne Philippe Pressecq, avocat des cousines de Delphine Jubillar.

L'hypothèse d'un meurtre conjugal, perpétué par Cédric Jubillar, a également été mise sur la table de nombreuses fois. L'opinion publique n'a pas manqué de comparer la disparition de Delphine Jubillar à l'affaire Alexia Daval, insinuant que le responsable aurait été le mari.

Un rodeur, l'amant, le mari : Delphine Jubillar, attaquée ?

Quant aux enquêteurs, ils ont très sérieusement envisagé cette possibilité. "Les énormes moyens des gendarmes mis en œuvres dans la maison montrent bien que les enquêteurs ont suivi cette piste, et mon client le comprend parfaitement, même si depuis la nuit de la disparition, il répète qu'il n'y est pour rien", a expliqué au magazine Me Alary, avocat de Cédric Jubillar. Mais à ce jour, aucun élément n'est pertinent pour valider cette piste.

Quant à la piste d'un rodeur qui aurait attaqué Delphine Jubillar en pleine nuit, elle est également peu probable. "Aucun rôdeur ne se promène dans le coin, personne ne va roder à Cagnac-les-Mines", a assuré l'avocat des proches de l'infirmière de 33 ans.

En ce qui concerne l'amant de Delphine Jubillar, qu'elle avait rencontré sur Internet, il a fourni un alibi solide pour la nuit de la disparition de la mère de famille. "Elle semblait amoureuse et heureuse. Il a été entendu par les enquêteurs, mais il ne semble pas avoir le profil d'un tueur ou d'un kidnappeur", expliquait une source proche de l'enquête au Parisien.

L'homme dont Delphine Jubillar "avait peur"

Une autre piste soulève les soupçons. Un voisin du couple aurait fait des avances répétées à la mère de famille, mais celle-ci l'aurait repoussé. Pourrait-il être impliqué dans la disparition de Delphine Jubillar ? "Certains disent qu'elle en avait peur. Peut-être qu'elle a été approchée mais le problème c'est qu'on ne sait rien", a déclaré Me Pressecq à Marianne. T

Toutefois, l'homme aurait été entendu par les enquêteurs et aurait catégoriquement nié les faits. Là encore, aucun élément ne permet de l'envisager comme un suspect réel.

La voisine, mêlée à l'affaire

Par ailleurs, les enquêteurs ont découvert l'existence d'un texto énigmatique envoyé par Cédric Jubillar à sa voisine, la nuit de la disparition de son épouse, à 4h du matin. Maître Philippe Pressecq a dévoilé à Paris Match l'existence de ce SMS et a expliqué que la voisine en question était également l'une de ses clientes.

Dans ce message, le mari de Delphine Jubillar aurait déclaré: "Dis à Delphine de rentrer". L'infirmière de 33 ans était-elle en compagnie de cette fameuse voisine, avant sa disparition ? C'est ce qu'aurait pensé Cédric Jubillar, dans la nuit du 15 au 16 décembre.

Un message mystérieux

Alors qu'il s'était assoupi, il se serait ensuite réveillé, constatant que son épouse n'était plus au domicile familial. Convaincu que celle-ci se trouvait chez la voisine, il aurait envoyé l'étrange texto susmentionné. Mais la voisine aurait ensuite répondu: "Non, Delphine n'est pas avec moi". Une fausse piste, donc ?

Quoiqu'il en soit, selon l'homme de loi, ce message est une preuve de l'honnêteté de Cédric Jubillar. Si l'artisan-plaquiste de profession avait été responsable de la disparition de sa femme, il n'aurait pas cherché à prendre de ses nouvelles à 4h du matin. "effacer les traces" d'un meurtre éventuel aurait pris davantage de temps...

Le "profil" du "crime parfait" ?

Si cette affaire demeure pleine d'incertitudes et de zones d'ombre, l'avocat des proches de Delphine Jubillar a mis en exergue un fait irréfutable, auprès de Paris Match : "A l'heure actuelle, en plus de la piste flairée par les chiens, le seul fait valable est la présence de Delphine dans la maison pour coucher la petite à 20h puis le garçon plus tard dans la soirée. C'est confirmé et indiscutable".

Et d'ajouter : "Personne dans son environnement proche ne semble avoir le profil pour réaliser un crime parfait. Sur un coup de tête peut-être mais pas sans laisser la moindre trace. Les enquêteurs ont analysé les caméras de vidéosurveillance de toutes les entreprises des environs et cela ne donne rien non plus".

Une maison "bizarre"

Tout se passe comme si cette disparition a été minutieusement préparée et étudiée. Pourtant, elle n'a pas pu partir comme ça, il s'est forcément passé quelque chose", s'est étonné un proche du dossier auprès de La Dépêche.

La maison où résidait la mère de famille était déjà constamment observée, avant sa disparition survenue à la mi-décembre. Placée face à un talus, et manifestement en travaux, la résidence attirait naturellement l'attention. "On se disait toujours : 'Quelle maison bizarre ! Mais quelle maison bizarre !' On avait l'impression qu'elle était abandonnée ", a décrit au Point l'un des voisins, habitant de Cagnac-les-Mines, dans le Tarn.

Certains riverains vont même jusqu'à qualifier le logement de "déchetterie " ou de "chantier". De quoi intriguer d'autant plus aujourd'hui, alors que la mère de famille n'a toujours pas été retrouvée.

Maison de Delphine Jubillar © Capture d'écran France 3

Maison de Delphine Jubillar © Capture d'écran France 3

L'avocat de Cédric Jubillar, mari de l'infirmière disparue, s'est agacé, dans Le Point : "Ils sont bordéliques, et alors ? Ce sont des gens qui ne roulent pas sur l'or, ils n'avaient pas les moyens de se payer un architecte pour terminer leur maison".

Cédric Jubillar, artisan-plaquiste, avait connu une année noire financièrement, à cause de la crise sanitaire. De quoi attiser les tensions entre le couple, qui était en procédure de séparation avant la disparition de Delphine Jubillar. 

Mais si certains voisins ont assuré que l'époux de l'infirmière travaillait "au rythme d'un fumeur de joints" et était "aux crochets de sa femme", celui-ci est tout de même finalement parvenu à retrouver un travail en CDI, selon le magazine.

Delphine Jubillar : sa famille brise le silence

Les recherches se poursuivent pour retrouver Delphine Jubillar. Mi-janvier les enquêteurs ont dépêché des plongeurs afin d'effectuer leurs recherches dans une rivière près du domicile de l'infirmière disparue à Cagnac-les-Mines, dans le Tarn. Ils se concentrent au niveau du pont de Marssac, une commune à une vingtaine de kilomètres de l'endroit où la mère de famille serait sortie, dans la nuit du 15 au 16 décembre, selon BFM TV. 

Le 19 janvier, les deux frères et la sœur de Delphine Jubillar, née Aussaguel, ont tapé du poing sur la table et ont fait savoir, par le biais de leur avocat Laurent Nakache-Haarfi qu'ils étaient "les seuls membres de la famille Aussaguel". Ils ont ajouté qu'ils n'étaient pas à l'origine des comptes Facebook de soutien créés par leurs cousins et cousines. Des déclarations qui révèlent une querelle familiale avec la cousinade ?
Les frères et sœur font une mise au point

Quoiqu'il en soit, la fratrie insiste : ils n'accusent personne à l'heure actuelle et ne savent pas ce qui a bien pu arriver à leur sœur. "Nous n'adhérons à aucune hypothèse concernant la disparition de notre sœur et nous attendons les réponses que seule la justice pourra nous donner. Nous vous prions de ne plus fabuler en notre nom et de ne pas nous mêler à vos théories", ont-ils déclaré.

Tous les trois tiennent également à se distancier des médias : "Nous, les membres de sa famille, ne nous sommes jamais exprimés face aux journalistes et nous ne souhaitons pas le faire pour le moment. Nous vous remercions de bien vouloir respecter nos vies privées ainsi que la vie privée de Delphine, qui est toujours restée très discrète, en ne donnant pas d'informations aux médias, sur elle, ses enfants ou son mari".

La cagnotte de la discorde ?

Début janvier, une cagnotte en ligne avait été créée sur la plateforme CotizUp, par des proches du mari de la disparue, Cédric Jubillar. Mais cette cagnotte a finalement été supprimée, seulement quelques jours après sa mise en ligne. Quelques dizaines d'euros avaient été récoltés. Les proches de l'infirmière de 33 ans, disparue le 16 décembre à Cagnac-les-Mines, dans le Tarn, ont-ils coupé court à cette initiative ?

Le couple, qui était en instance de divorce, avait une situation financière précaire. Les époux ne vivaient que grâce au salaire l'infirmière, puisque l'activité de Cédric Jubillar, artisan-plaquiste, avait particulièrement ralenti depuis la crise sanitaire.

Où en sont les recherches ?

Des recherches sont actuellement menées au domicile familial, à Cagnac-les-Mines. "La seule certitude que nous avons, c'est que cette disparition ne peut s'expliquer que par l'intervention d'un tiers. Pour le reste, il y a plus de questions que de réponses", a déclaré une source proche de l'enquête ouverte pour "enlèvement et séquestration" au Parisien.

Plus de 100 personnes ont été pour l'heure été auditionnées.

Mais que s'est-il passé le sinistre soir du 15 décembre, date de la disparition de l'infirmière de 33 ans ? Son mari Cédric Jubillar a expliqué qu'il s'était couché avant son épouse, vers 23 heures. Delphine Jubillar dormirait souvent plus tard que lui, étant habituée à effectuer des gardes de nuit en tant qu'infirmière. En outre, le couple, qui est en instance de séparation depuis l'été, fait parfois chambres à part.

Ce qu'il s'est passé nuit de la disparition

Cédric Jubillar a ajouté que cette nuit-là, l'un de leurs enfants l'avait réveillé à 4 heures du matin. C'est à ce moment qu'il s'est rendu compte de la disparition de son épouse. Il a alerté les forces de l'ordre vers 6h du matin, après avoir tenté de joindre la mère de famille, en vain. 

Quant à son fils aîné, il a expliqué aux enquêteurs que sa mère lui avait fait "un câlin" juste avant qu'il ne se couche le 15 décembre, soit la nuit de la disparition de l'infirmière de 33 ans. Il ne se souvient pas d'un quelconque bruit ou comportement anormal de sa mère.

    "Elle ne serait jamais partie sans ses enfants"

"Elle ne serait jamais partie sans ses enfants. Elle adore ses petits et a du mal à s'en séparer. D'ailleurs, elle a allaité l'aîné jusqu'à ses 4 ans et demi", a expliqué dans Le Parisien l'une de ses amies, qui a du mal à croire que l'infirmière ait pu sortir dans la nuit. Et la retraitée d'ajouter: "Elle a peur dans le noir".

Si elle connaît bien la disparue, la retraitée a beaucoup moins d'affinités avec son époux qu'elle trouve "plutôt raide".

La mère de famille serait sortie avec ses chiens. Les canidés seraient revenus au domicile familial vers 4 heures du matin, selon Cédric Jubillar. Elle avait l'habitude de porter une doudoune blanche lorsqu'elle sortait dehors, mais le manteau, ainsi que son téléphone portable, sont introuvables.

L'appareil a continué à émettre plusieurs heures après la disparition de Delphine Jubillar, mais a ensuite été coupé. 

Disparition de Delphine Jubillar : son mari "poursuit sa vie"

Cédric Jubillar, suspecté ?

Alors que beaucoup de quidams comparent cette disparition à l'affaire Daval et sont persuadés que le mari de Delphine Jubillar est coupable, les enquêteurs tiennent à calmer les ardeurs. Certes, la piste d'un meurtre conjugal n'est pas totalement écartée, mais dans l'absence de preuve, Cédric Jubillar ne peut être placé en garde à vue. Il s'est constitué partie civile le 5 janvier afin d'avoir accès au dossier de l'enquête et en suivre les avancements.

Tandis que Delphine Jubillar est toujours portée disparue, des objets ont été saisi . Tout comme un objet très particulier, qui appartient à son mari Cédric.

D'ailleurs, parmi les objets saisis lors des fouilles dans la demeure familiale afin d'être analysés, la voiture de Cédric Jubillar, mais aussi son téléphone portable, examiné par les enquêteurs afin d'explorer "ses recherches Internet et retracer d'éventuels déplacements mémorisés dans l'appareil", rapporte Le Parisien.

"Travailler sur les proches de la victime, c'est la base. Mais il faut des preuves avant d'accuser quelqu'un", a expliqué au quotidien local une source proche de l'investigation.

"Cédric Jubillar déplore cette analogie avec l'affaire Daval. A ce stade, il est une victime, un homme qui a peut-être perdu la mère de ses enfants. Bien sûr, il sait que les gendarmes travaillent sur lui, et il trouve ça légitime", a expliqué Me Jean-Baptiste Alary, l'avocat de Cédric Jubillar. 

Une découverte troublante

L'infirmière, qui travaille à la clinique Claude Bernard à Albi, aurait décidé de quitter son mari à l'été, après de nombreuses tensions au sein du couple, exacerbées par la situation financière du couple. Son mari, auto entrepreneur dans le bâtiment, traverserait une passe difficile économiquement depuis le confinement. Les époux étaient mariés depuis 2013. 

"Il y avait beaucoup d'amour au début et puis la belle romance s'est peu à peu dégradée", a expliqué un proche à La Dépêche.

Toutefois, les enquêteurs ont découvert un fait troublant. Delphine Jubillar entretenait une relation romantique avec un homme qu'elle a rencontré sur Internet. Il a été entendu par les enquêteurs, mais rien ne permet d'affirmer qu'il aurait pu être responsable de la disparition de Dephine Jubillar.

Mais celui-ci ne croit pas non plus que Cédric Jubillar puisse avoir un rôle dans la disparition de la trentenaire.

Reste l'hypothèse d'un rôdeur. Delphine Jubillar aurait pu faire une mauvaise rencontre en pleine nuit…D'après Le Parisien, les gendarmes tentent de répertorier tous les délinquants sexuels fichés du Tarn.

Pour l'instant, ces recherches n'ont abouti sur aucune piste.

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