Le président de la Tanzanie, John Magufuli, est mort à l'âge de 61 ans

Publié le par France 24 avec AFP

Le président tanzanien John Magufuli, dont l’absence ces derniers jours suscitait l’inquiétude, est décédé de problèmes cardiaques, a annoncé, mercredi, la vice-présidente à la télévision.  

 Le président de Tanzanie, John Magufuli, lors d'une visite à Nairobi, au Kenya, le 31 octobre 2016. REUTERS - Thomas Mukoya

Le président de Tanzanie, John Magufuli, lors d'une visite à Nairobi, au Kenya, le 31 octobre 2016. REUTERS - Thomas Mukoya

Il n’avait pas été vu en public depuis 18 jours. Le président tanzanien John Magufuli est mort, a annoncé, mercredi 17 mars, à la télévision, la vice-présidente, Samia Suhulu Hassan. 

"C'est avec grand regret que je vous informe qu'aujourd'hui, le 17 mars 2021, à 18 h, nous avons perdu notre courageux leader, le président de la Tanzanie, John Pombe Magufuli", a déclaré Samia Suluhu Hassan.

Elle a précisé que le président est décédé à l'hôpital Emilio Mzena, un établissement gouvernemental de Dar es Salaam, où il était soigné. John Magufuli est apparu pour la dernière fois en public le 27 février.

Il y a une semaine, le leader de l'opposition Tundu Lissu, en exil en Belgique, a commencé comme d'autres à s'interroger sur l'absence du président, le disant atteint d'une forme sévère de Covid-19, aggravée par des problèmes de santé. 

Lundi, Tundu Lissu avait déclaré sur Twitter que, selon des sources issues du milieu du renseignement, le président "est atteint du Covid, sous assistance respiratoire et paralysé d'un côté, à partir de la taille. Dites aux gens la vérité !"

En février, la Tanzanie, qui se disait "libérée" du Covid-19 grâce aux prières, a connu une vague de décès, officiellement attribués à des pneumonies. Des personnalités de premier rang, dont le vice-président de l'archipel de Zanzibar, Seif Sharif Hamad, ont été touchées.

John Magufuli, surnommé le "Bulldozer", est arrivé au pouvoir en 2015 en promettant de lutter contre la corruption. Mais son premier mandat a aussi été marqué, selon de nombreuses organisations des droits humains, par une dérive autoritaire, des attaques répétées contre l'opposition et le recul des libertés fondamentales. 

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