Déportation : le témoignage touchant du rescapé Bernard Duval

Publié le par RTL par Frédéric Veille édité par William Vuillez

TÉMOIGNAGE – Ce dimanche 25 avril 2021, c’est la Journée nationale du souvenir de la déportation, une déportation vers les camps de la mort qu’a vécu le Normand Bernard Duval lors de la Seconde Guerre Mondiale

Déportation : le témoignage touchant du rescapé Bernard Duval Crédit Image : Frédéric VEILLE | Crédit Média : RTL | Durée : 03:51 | Date : 25/04/2021

Déportation : le témoignage touchant du rescapé Bernard Duval Crédit Image : Frédéric VEILLE | Crédit Média : RTL | Durée : 03:51 | Date : 25/04/2021

À 96 ans, Bernard Duval n’a rien oublié de se qu’il a vécu. Entré en résistance à l’âge de 16 ans, cet habitant de Caen était chargé de surveiller les constructions fortifiées allemandes sur la cote normande. Mais un jour, il a été dénoncé, arrêté, torturé et déporté échappant à chaque fois de peu à la mort.

"J’ai été arrêté le 10 mars 1944 au domicile de mes parents, très tôt, à 5h du matin, devant ma mère qui ne savait rien de mes activités de résistant", nous dit-il. Arrêté par la Gestapo, Bernard Duval sera alors interrogé et torturé. "Mais je n’ai pas parlé, ce qui les a irrité. J’ai donc été conduit à la prison de Caen où ils m’ont dit que j’allais être fusillé", poursuit-il. Fort heureusement, Bernard Duval échappe au peloton d’exécution et est, le 20 mai suivant, envoyé au camp d’internement de Royallieu où le 4 juin, il monte dans un train pour une destination inconnue.

"Dans des wagons à bestiaux où nous étions plus de 100, sans boire, sans manger, beaucoup devenaient fous. Et puis en gare de Francfort-sur-le-Main et alors que notre convoi était sur une voie de garage, une locomotive est passée en sens inverse et dessus il y avait un travailleur français du STO qui nous a dit que le Débarquement venait d’avoir lieu. C’est comme ça que je l’ai appris", explique Bernard. 

"Plus personne ne voulait parler de la guerre"

Après trois jours et demi de convoi, Bernard Duval est arrivé au camp de concentration de Neuengamme près de Hambourg où il est resté un mois avant d’être transféré à Sachsenhausen. "Et là j’ai été affecté à la construction des chars allemands. J’y suis resté dix mois avant d’être libéré le 26 avril 1945 par l’Armée Rouge, sous une bagarre, les obus sifflaient, ça tirait de partout", dit-il. Avec d’autres déportés, Bernard Duval a ensuite décidé de rejoindre la frontière française à pied. 

Publié dans Articles de Presse

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