Des femmes de la Seconde Guerre mondiale ont leur rue à Saint-Cyprien

Publié le par L'Indépendant

Récemment de nouvelles dénominations ont été votées au conseil municipal pour les voies d’accès du développement du quartier des Massardes, situé à l’entrée du village et dont certains bâtiments sont déjà terminés. Ces rues rendent hommage à trois figures féminines emblématiques de la Seconde Guerre mondiale : Lucie Aubrac, Esther Senot et Josette Forgues-Torrent.

La rue desservant le programme Massardes II porte le nom d’Esther Senot.

La rue desservant le programme Massardes II porte le nom d’Esther Senot.

Le chemin rural Cami de Las Parets devient ainsi la rue Lucie-Aubrac, célèbre résistante française de la Seconde Guerre mondiale.

Une seconde rue dénommée Esther-Senot dessert le programme immobilier Massardes II. Esther Senot est une rescapée de la Shoah, ancienne habitante de Saint-Cyprien de 1980 à 2011. Polonaise avant-dernière de sept enfants, elle a émigré en France avec sa famille en 1930. Peu de temps après, elle a subi les restrictions quotidiennes, puis les rafles et enfin les camps de Drancy et de Birkenau. Dès qu’elle en a eu le droit, cette rescapée a partagé son histoire et raconté la vie dans les camps.

Enfin, la voie desservant le lieu-dit Els Pedreguets est nommée impasse Josette Forgues-Torrent. Pendant la Seconde Guerre mondiale, cette Catalane a été, à 12 ans, la plus jeune résistante de France. Aux côtés de son père, jusqu’à la déportation de ce dernier, elle deviendra agent de liaison et aidera des gens à passer la frontière du côté de Las Illas.

Elle intervient très régulièrement auprès des jeunes générations pour transmettre le devoir de mémoire.

Publié dans Articles de Presse

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