Deux mois et demi après la disparition de Delphine Jubillar, peu de certitudes et beaucoup de questions

Publié le par L'Obs

Un membre de la famille de Cédric Jubillar pointe du doigt, auprès de France Bleu Occitanie, la responsabilité de ce dernier dans la disparition sa femme, introuvable depuis 11 semaines.

Delphine Jubillar a disparu de son domicile de Cagnac-les-Mines dans la nuit du 15 au 16 décembre. (FRED SCHEIBER / AFP)

Delphine Jubillar a disparu de son domicile de Cagnac-les-Mines dans la nuit du 15 au 16 décembre. (FRED SCHEIBER / AFP)

Qu’est-il arrivé à Delphine Jubillar ? Deux mois et demi après la disparition de l’infirmière, « il y a une seule certitude pour la famille, c’est que Delphine, elle n’aurait jamais pu quitter ses enfants », affirme dans un documentaire audio disponible sur le site de France Bleu Occitanie, ce mercredi 3 mars, maître Laurent Nakache-Haarfi, l’avocat des frères et de la sœur de la jeune femme. C’est la toute première fois que l’avocat de la famille s’exprime.

En outre, dans un témoignage issu du documentaire, un membre de la famille de Cédric Jubillar, qui souhaite garder l’anonymat, pointe du doigt la responsabilité de ce dernier dans la disparition sa femme. Il explique que Delphine avait programmé sa séparation avec son mari. Elle voulait vendre la maison de Cagnac-les-Mines et demander la garde exclusive de ses enfants.

"« La situation à la maison devenait invivable pour elle ; lui ne voulait pas quitter le domicile et la laisser. Elle prévoyait, après les fêtes, pour pas les chambouler, elle voulait les prendre et pour le mois de janvier […] être hébergée chez une collègue de travail en attendant de se trouver quelque chose d’autre et de vendre la maison. Elle voulait la garde exclusive de ses enfants. »"

Pour lui, l’amour fusionnel que la jeune femme portait à ses enfants montre que la piste d’une disparition volontaire « ne tient pas ». Il assure que « plusieurs fois avant la disparition, on a entendu [Cédric] dire à sa mère : “Oui je vais la tuer, je vais l’enterrer, personne ne va la retrouver, elle veut me quitter, elle veut demander le divorce” ».

Toujours auprès de France Bleu Occitanie, l’avocat de Cédric Jubillar fustige un tribunal de la morale populaire contre son client. Me Jean-Baptiste Alary dénonce « un tribunal de la morale populaire » contre son client. « Il est montré du doigt par les procureurs des réseaux sociaux qui le traduisent devant le tribunal des réseaux sociaux. »

Avant sa disparition, son mari suspecte une liaison sentimentale

Les derniers mois avant sa disparition, Delphine passait le plus clair de son temps libre à la maison les yeux rivés sur son téléphone, dont elle a changé les codes d’accès, relate « le Parisien » ce mercredi dans une longue enquête sur les troublants secrets de cette famille.

D’après nos confrères, Cédric suspecte l’existence d’une liaison sentimentale sans en être complètement certain dès la fin de l’été dernier. « À ses yeux, Delphine n’est plus tout à fait la même. Elle se maquille davantage, sort de plus en plus, surveille son image, modifie sa photo de profil sur Facebook… », souligne le quotidien.

Dans les jours qui suivent la disparition de son épouse, Cédric fouille le courrier de Delphine à la recherche d’une réponse. Il épluche les relevés bancaires et repère des paiements, datés des derniers mois, qui lui paraissent étonnants : des locations de voiture, d’appartements Airbnb et de chambres d’hôtel, à Albi et à Toulouse. Des constatations confirmées par des sources proches de l’enquête. Après coup, des témoins racontent avoir aperçu la jeune femme dans un hôtel Ibis des alentours d’Albi. Mais sans pouvoir détailler en compagnie de qui.

La version de Cédric Jubillar ne varie pas

Depuis le début de l’affaire, Cédric Jubillar a été entendu à deux reprises. Sa version de la nuit du 15 au 16 décembre est restée la même : ce soir-là, il se serait couché vers 22 h 30. Delphine et leur fils Louis restent un peu devant la télé. Vers 4 heures, Cédric constate que sa femme n’est ni dans le lit conjugal ni dans le canapé où il lui arrive de s’endormir. Il descend au sous-sol et remarque que les deux chiens de la famille ne sont pas là non plus. Il aurait ouvert la porte et les chiens seraient venus aussitôt vers lui de l’extérieur. Delphine, elle, est introuvable.

Onze semaines après que Delphine Jubillar a disparu, le mystère reste entier. Est-elle décédée ou vivante ? Séquestrée ou en fuite dans un pays étranger ? Selon « le Parisien », Cédric, lui, continuerait de croire à un très improbable retour.

Publié dans Articles de Presse

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