Dordogne : figure de la culture occitane, André Fontaine est décédé

Publié le par Sud Ouest

Il était un grand défenseur du patois local. Il s'est éteint à l'âge de 90 ans.

 André Fontaine, ici en juin 2011, était passionné de nature. © Crédit photo : Archives arnaud loth

André Fontaine, ici en juin 2011, était passionné de nature. © Crédit photo : Archives arnaud loth

André Fontaine est décédé à l’âge de 90 ans. Né à Nantheuil en Dordogne le 6 juillet 1930 dans une famille d’agriculteurs, il a été inhumé au cimetière de Négrondes, dans le même département, mercredi 3 mars.

Il a grandi à Négrondes à Laveau, puis à Bellevue, en bordure de la RN 21 où sa mère avait ouvert un café-restaurant. À son retour du service militaire, en 1950, il a épousé Léa-Émilienne Duverneuil. Tous deux se sont installés au Peyrat. En 1951, leur fils Christian a vu le jour, qui leur a donné plus tard une petite-fille Valérie et ils ont eu une arrière-petite-fille, Louise.

André Fontaine a créé, en tant que gérant, la coopérative agricole à Négrondes avec une succursale à Sorges. Il s’est donné à fond dans cette aventure jusqu’en 1985 où il a pris sa retraite.

Théâtre, chasse…

Passionné de théâtre, il s’est impliqué, dès les débuts, dans une troupe très dynamique de plusieurs Négrondais. Il a par ailleurs fondé l’Association communale de chasse agréée et il en a été le président dès les années 1970. Certains se souviennent peut-être d’une mémorable battue avec environ 250 lapins. Il a écrit aussi des articles sur l’agriculteur sous le pseudo de Pascalou. Toute son existence, il a aimé la nature, la chasse, la pêche et il a toujours milité pour la sauvegarde forestière.

André Fontaine était également un grand défenseur du patois, qu’il lisait et écrivait. C’était un conteur de blagues (ou niorles). L’homme représentait véritablement une mémoire de la culture occitane.

Livrets écrits à l’Ehpad

Son frère, Gabriel, peintre, est mort en 2015, et son épouse en 2016. André, ne supportant pas la solitude, a décidé, en 2017, d’intégrer l’établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ephad) de Thiviers, pour continuer à rire et faire rire. En effet, il a participé à la création d’un livret « Le Temps qui passe, brèves histoires », puis d’un second. Ces recueils de souvenirs illustrés ont même été publiés. « Sud Ouest » a consacré un article sur le sujet dans son édition du 4 mai 2019.

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