Frontière ukrainienne : le déploiement de troupes russes est «le plus massif jamais enregistré»

Publié le par Le Parisien par Ronan Tésorière et avec AFP

L’Union européenne a dit lundi redouter « un incident » suite au déploiement de troupes russes « le plus massif jamais enregistré » à la frontière avec l’Ukraine.

Des tanks de l'armée ukrainienne prennent position au Dombass. Armed Forces of Ukraine / AFP

Des tanks de l'armée ukrainienne prennent position au Dombass. Armed Forces of Ukraine / AFP

La Russie rejoue-t-elle le scénario de 2014 ? La question se pose ce lundi alors que la tension est à son comble aux frontières orientales de l’Ukraine. « Il y a un risque d’escalade avec le déploiement de 100 000 militaires russes à la frontière avec l’Ukraine. Il s’agit du déploiement le plus massif auquel nous ayons jamais assisté », a indiqué le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell à l’issue d’une visioconférence avec les ministres des Affaires étrangères de l’UE, selon le texte publié par ses services.

Lors de la conférence de presse suivant la réunion, il avait initialement évoqué le nombre de 150 000 militaires russes, tout en refusant de dévoiler la source de son information. Ce chiffre a été corrigé, sans explication, dans le texte de son intervention mise en ligne dans la soirée.

« C’est préoccupant. On n’est pas à l’abri d’un incident […] Ce renforcement militaire doit cesser et nous demandons à la Russie la désescalade », a également insisté Josep Borrell. L’Ukraine craint que le Kremlin ne cherche un prétexte pour l’attaquer. Le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba a informé ses homologues des derniers développements à la frontière lors de cette visioconférence.

Il a annoncé sur son compte twitter avoir proposé « un plan étape par étape sur la manière de décourager Moscou de poursuivre l’escalade ».

« L’élément clé est la préparation d’une nouvelle série de sanctions sectorielles. Les sanctions individuelles ne sont plus suffisantes », a-t-il déclaré. Les Européens ont décidé de temporiser. « On ne s’achemine pas pour le moment vers de nouvelles sanctions. Ce n’est pas encore ce qui se dessine », a répondu Josep Borrell.

« Nous avons félicité l’Ukraine pour ses réactions mesurées »

« Nous avons félicité l’Ukraine pour ses réactions mesurées et nous avons soutenu la souveraineté et l’intégrité de son territoire. L’UE ne reconnaîtra pas l’annexion de la Crimée » par la Russie en 2014, a-t-il conclu.

A l’est de l’Ukraine, dans le Donbass, la situation est également toujours tendue. Désormais, les belligérants, l’armée ukrainienne, les séparatistes et les forces russes qui assistent ces derniers, ne respectent plus le cessez-le-feu. Les deux camps ne font pas que s’envoyer des amabilités. Dès que l’ennemi tire à la mitrailleuse ou envoie des obus, les Ukrainiens répliquent. Ce week-end, les deux camps se sont affrontés au canon de 120 millimètres… À l’arrière du front, les officiers ukrainiens soutiennent que le cessez-le-feu est l’ultime priorité, mais sur la première ligne, les soldats, quant à eux, se préparent à toutes les éventualités rapporte RFI. Cette guerre qui ne dit pas son nom a fait plus de 13 000 morts depuis 2014.

« L’élément clé est la préparation d’une nouvelle série de sanctions sectorielles. Les sanctions individuelles ne sont plus suffisantes », a-t-il déclaré. Les Européens ont décidé de temporiser. « On ne s’achemine pas pour le moment vers de nouvelles sanctions. Ce n’est pas encore ce qui se dessine », a répondu Josep Borrell.

« Nous avons félicité l’Ukraine pour ses réactions mesurées »

« Nous avons félicité l’Ukraine pour ses réactions mesurées et nous avons soutenu la souveraineté et l’intégrité de son territoire. L’UE ne reconnaîtra pas l’annexion de la Crimée » par la Russie en 2014, a-t-il conclu.

A l’est de l’Ukraine, dans le Donbass, la situation est également toujours tendue. Désormais, les belligérants, l’armée ukrainienne, les séparatistes et les forces russes qui assistent ces derniers, ne respectent plus le cessez-le-feu. Les deux camps ne font pas que s’envoyer des amabilités. Dès que l’ennemi tire à la mitrailleuse ou envoie des obus, les Ukrainiens répliquent. Ce week-end, les deux camps se sont affrontés au canon de 120 millimètres… À l’arrière du front, les officiers ukrainiens soutiennent que le cessez-le-feu est l’ultime priorité, mais sur la première ligne, les soldats, quant à eux, se préparent à toutes les éventualités rapporte RFI. Cette guerre qui ne dit pas son nom a fait plus de 13 000 morts depuis 2014.

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