Mort du Prince Philip : cinq choses méconnues sur l’époux de la reine Elizabeth II

Publié le par Sud Ouest avec AFP

Après 73 ans aux côtés d’Elizabeth II, le prince Philip est décédé à 99 ans. Voici cinq facettes moins connues du seul homme autorisé à appeler la reine “mon chou”

 Le prince Philip était un grand amateur de polo. © Crédit photo : Sven Simon / AFP

Le prince Philip était un grand amateur de polo. © Crédit photo : Sven Simon / AFP

Peintre ou amateur de compétitions d'attelages, le prince Philip, décédé vendredi 9 avril à l'âge de 99 ans, a cultivé sa singularité au sein d'une famille royale britannique corsetée.

Sacrifices pour la princesse

Philip, né en 1921 sur l'île grecque de Corfou où il vécut jusqu'à l'âge de 18 mois, a dû faire des sacrifices pour pouvoir épouser la princesse Elizabeth en 1947. Il renonce d'abord à son titre de prince de Grèce et du Danemark pour prendre la nationalité britannique et devenir duc d'Edimbourg peu avant son mariage, puis prince du Royaume Uni en 1957.

Après la mort du roi George VI qui propulse son épouse sur le trône en 1952, Philip renonce à sa carrière d'officier dans la Royal Navy. Orthodoxe, il accepte d'adhérer à l'anglicanisme et, pour faire plaisir à sa fiancée, arrête de fumer.

“Le Hun”

Selon Sir Harold Nicolson, diplomate et écrivain, le roi George VI et son épouse trouvaient le duc d’Edimbourg «grossier, impoli et sans manière» et estimaient «qu’il serait probablement infidèle». Ils tentèrent de présenter à leur fille d’autres candidats plus conformes au profil qu’ils recherchaient.

L'aristocratie britannique était, en cette période d'après-guerre, très mal à l'aise avec les accointances allemandes du prince. En privé, on rapporte que la reine-mère le surnommait «Le Hun».

Les trois soeurs du prince, mariées à des princes allemands proches du Reich, n'ont pas été invitées à son mariage avec Elizabeth.

“Mon chou”

C'est Stephen Frears, réalisateur de «The Queen», qui vend la mèche du petit surnom royal. Dans une scène du film sorti en 2006, on y voit le prince Philip lancer à son épouse en entrant dans son lit, «pousse-toi, chou!» (move over, cabbage!). «J'ai enquêté auprès du cercle royal et j'ai appris de source sûre que c'était comme ça que le duc appelait la reine», a affirmé le scénariste Peter Morgan interrogé à l'époque par le Times.

Cela proviendrait d'une traduction littérale du «mon chou» français, pays où le prince Philip vécut pendant sept ans pendant son enfance.

Tensions avec Charles

Les relations avec son fils aîné, Charles, «n'ont jamais été particulièrement chaleureuses» et tombèrent «au plus bas» en 1995, selon l'hebdomadaire Mail on Sunday. Ils seraient entrés «en guerre» après la décision du duc de faire abattre 63 chênes dans le parc du château des Windsor. Le prince Charles aurait accusé son père de vandalisme.

Philip avait décidé d'envoyer le jeune Charles à Gordonstoun, austère pensionnat écossais où il fut lui-même élevé. «Un Colditz en kilts», devait commenter Charles ultérieurement, en référence à la forteresse allemande pour prisonniers de guerre.

Féru de peinture

Equitation, polo, compétitions d'attelages... Il était aussi amateur de sensations fortes et aimait piloter.

Mais on connait moins son goût pour la peinture : collectionneur de tableaux, il est également peintre à ses heures. En 1965, il réalise «Le petit-déjeuner de la reine, château de Windsor». 

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