Prêt à « sanctionner », Macron veut « définir de claires lignes rouges avec la Russie »

Publié le par Sud Ouest avec AFP

Dans une interview à la chaîne américaine CBS samedi, Emmanuel Macron s’est dit prêt à des « sanctions » contre Moscou en cas d’invasion de l’Ukraine, même si « le dialogue est préférable »

Vendredi, Emmanuel Macron avait rejoint Angela Merkel pour apporter son soutien au président de l’Ukraine. © Crédit photo : AFP

Vendredi, Emmanuel Macron avait rejoint Angela Merkel pour apporter son soutien au président de l’Ukraine. © Crédit photo : AFP

« Nous devons définir de claires lignes rouges avec la Russie », a affirmé le président français Emmanuel Macron, se disant prêt à des sanctions en cas de « comportement inacceptable » dans un extrait d’interview à la chaîne américaine CBS diffusé samedi.

« Je pense qu’après un comportement inacceptable, en effet, nous devons sanctionner », a répondu le président Macron, questionné sur la possibilité de mesures contre Moscou en cas d’invasion, au moment où les troupes russes sont de plus en plus nombreuses à la frontière ukrainienne.

« Et je pense que nous devons définir de claires lignes rouges avec la Russie », a-t-il poursuivi.

Tout en affirmant que les sanctions seules « ne sont pas suffisantes » et qu’un « dialogue constructif » est préférable, Emmanuel Macron a assuré qu’elles constituent « la seule façon d’être crédible ».

« Nous avons besoin d’un dialogue franc et ouvert avec la Russie », a-t-il ajouté.

L’Ukraine en révélateur

La Russie est accusée d’avoir déployé des dizaines de milliers de soldats près de sa frontière avec l’Ukraine et en Crimée, péninsule annexée par Moscou en 2014, et les combats, quasiment à l’arrêt depuis une trêve conclue à l’été 2020, ont récemment repris.

Jeudi, le président américain Joe Biden a annoncé une série de sanctions financières sévères contre la Russie, et l’expulsion de dix diplomates russes, tout en renouvelant sa proposition d’un sommet avec Vladimir Poutine. Ces sanctions sont une riposte à des cyberattaques et des ingérences dans l’élection présidentielle américaine de 2020. Huit personnes et entités liées à « l’occupation » de la Crimée ont également été sanctionnées.

Vendredi, Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel ont apporté leur soutien au président ukrainien Volodymyr Zelensky et appelé la Russie à retirer ses troupes à la frontière afin d’œuvrer rapidement à une « désescalade ».

Publié dans Articles de Presse

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article