Saint-Aubin-sur-Mer. Alexandre Beresnikoff aura aussi sa plaque

Publié le par Ouest-France

Les héros du D-Day. En 1940 ont atterri deux membres des Forces françaises libres : Maurice Duclos, alias Saint-Jacques, et Alexandre Beresnikoff, alias Corvisart.

En 1940 atterrissent à Saint-Aubin-sur-Mer deux membres des Forces françaises libres, Maurice Duclos et Alexandre Beresnikoff. Celui-ci recevra les hommages, samedi, en présence de sa famille et d’élus. | OUEST-FRANCE

En 1940 atterrissent à Saint-Aubin-sur-Mer deux membres des Forces françaises libres, Maurice Duclos et Alexandre Beresnikoff. Celui-ci recevra les hommages, samedi, en présence de sa famille et d’élus. | OUEST-FRANCE

La pose d’une plaque commémorative aura lieu à Saint-Aubin-sur-Mer samedi. En effet, en 1940 atterrissent sur la plage deux membres des Forces françaises libres : Maurice Duclos et Alexandre Beresnikoff. La plaque rendait déjà hommage à Maurice Duclos. Alexandre Beresnikoff sera désormais également honoré.

Fils de Russie

Fils d’Alexis Beresnikoff, conseiller d’État, ancien gouverneur de la mer Noire, Chambellan de l’empereur Nicolas II et de Sophie Rogovich, de famille noble russe issue de la Principauté de Galitch. Alexandre s’est retrouvé en Europe en 1917 pendant la Révolution russe.

Ses parents s’installent à Paris tandis que lui termine ses études chez sa tante, la Baronne Wrangel (épouse du général de l’Armée Blanche) en même temps que l’un de ses neveux Nicolas de Staël. Il sera docteur en droit à Paris et parlera cinq langues à la perfection.

Seconde Guerre mondiale

Il demande la nationalité française qu’il obtient en 1934. Mobilisé en 1939, il participe à la campagne de Norvège qui lui vaudra la plus haute distinction. Il rejoint ensuite le général de Gaulle à Londres, et prend le nom de « Corvisart » au service des Forces françaises libres et sera affecté aux ordres du colonel Passy avec Maurice Duclos (alias Saint-Jacques). Ils auront une mission en France et atterriront sur la plage de Saint-Aubin. Leur réembarquement est compromis. Alexandre Beresnikoff fera un long détour par l’Espagne et la prison de Lisbonne avant de rentrer à Londres.

Fonctionnaire international de l’ONU

Son épouse Jacqueline de Mascarel de la Corbière était elle aussi fortement impliquées dans la résistance à partir de sept 1941. Ils se sont mariés le 11 mars 1942 à Londres et elle est décédée comme lui en 1996.

À la fin de la guerre, De Gaulle le propose comme ambassadeur à Moscou, mais les autorités russes refusent. Il partira au Congo puis à Kinshasa deux ans avant de rentrer comme fonctionnaire international de l’ONU, aux États-Unis puis en Suisse.

Retiré dans le Poitou, il décède à Paris à 88 ans. Il a été décoré de la Croix de guerre, de l’Ordre de l’Armée par de Gaulle lui-même, de la médaille des Services volontaires de la France Libre, de la médaille du Levant et de la Croix de guerre norvégienne avec Sabre, par le roi Haakon de Norvège.

Samedi 3 août, à 11 h, au square des Canadiens à Saint-Aubin-sur-mer, pose d’une plaque commémorative en l’honneur d’Alexandre Beresnikoff. Un public nombreux est souhaité.

Publié dans Articles de Presse

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article