Tchad : le président Idriss Déby tué dans des combats avec des rebelles

Publié le par La Voix du Nors avec AFP

L’armée tchadienne annonce ce mardi la mort au combat du président Idriss Déby. Il venait d’être réélu pour un sixième mandat.

Tchad : le président Idriss Déby tué dans des combats avec des rebelles

Le président tchadien Idriss Déby Itno, au pouvoir depuis 30 ans, est décédé mardi des suites de blessures reçues alors qu’il commandait son armée dans des combats contre des rebelles dans le nord durant le week-end, a annoncé le porte-parole sur la télévision d’État.

« Le président de la république, chef de l’État, chef suprême des armées, Idriss Déby Itno, vient de connaître son dernier souffle en défendant l’intégrité territoriale sur le champ de bataille. C’est avec une profonde amertume que nous annonçons au peuple tchadien le décès ce mardi 20 avril 2021 du maréchal du Tchad », a annoncé le porte-parole de l’armée, le général Azem Bermandoa Agouna, dans un communiqué lu à l’antenne de TV Tchad. 

Le président Idriss Déby Itno, qui dirigeait le Tchad d’une main de fer, avait été réélu pour un sixième mandat avec 79,32 % des suffrages exprimés, selon des résultats officiels énoncés lundi.

Offensive rebelle depuis huit jours

Au même moment, l’armée tchadienne avait affirmé avoir tué plus de 300 rebelles qui mènent une incursion depuis huit jours dans le nord du pays, fait 150 prisonniers et perdu cinq militaires dans des combats, le pouvoir assurant que la situation était sous contrôle.

Le Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT) avait lancé son offensive depuis ses bases arrières en Libye le 11 avril, jour de l’élection présidentielle.

Samedi, le gouvernement avait affirmé que l’offensive, dans les provinces du Tibesti et du Kanem, avait « pris fin ». Mais des combats ont repris dimanche en fin d’après-midi, selon le général Azem Bermandoa Agouna, porte-parole de l’armée. « La situation est calme en ce moment sur le front », avait-il déclaré lundi matin.

Des chars dans les rues de la capitale

Le FACT, lui, a assuré dimanche s’être rendu maître du Kanem, où se sont déroulés les combats de samedi.

« Les rebelles sont encore à 500 km de N’Djamena. L’intérêt de M. Déby n’est pas de combattre le plus loin possible mais de garder des troupes autour de la capitale », analysait dans l’après-midi Roland Marchal, chercheur au Centre de recherches internationales (Ceri) de Sciences Po Paris.

Des chars avaient été positionnés lundi sur les principales avenues de la capitale, ce qui a entraîné des scènes de panique. Ces blindés ont été retirés en fin de matinée, à l’exception d’un périmètre autour de la présidence.

Le Tchad est impliqué aux côtés de la France dans l’opération anti-jihadistes Barkhane, tout comme le Mali, le Burkina Faso, le Niger et la Mauritanie. 

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