Disparition d’Estelle Mouzin : toujours des fouilles infructueuses mais une “piste très sérieuse”

Publié le par Sud Ouest avec AFP

Les recherches dans les Ardennes, guidées par l’ex-épouse et complice du tueur en série, Monique Olivier, vont se poursuivre jusqu’à la fin de la semaine

 Les gendarmes près du village d’Issancourt-et-Rumel, lors du deuxième jour de fouilles. © Crédit photo : FRANCOIS NASCIMBENI / AFP

Les gendarmes près du village d’Issancourt-et-Rumel, lors du deuxième jour de fouilles. © Crédit photo : FRANCOIS NASCIMBENI / AFP

Une deuxième journée de recherches mardi dans les Ardennes des restes d’Estelle Mouzin, que Michel Fourniret a avoué avoir tuée en 2003, s’est révélée infructueuse, mais les enquêteurs sont convaincus d’être sur une piste « très sérieuse », selon les avocats saisis de l’affaire.

Deux pelleteuses ont poursuivi dès 8 heures du matin les travaux entamés lundi, retournant parcelle par parcelle les abords d’un chemin du bois communal d’Issancourt-et-Rumel. Comme lundi, un archéologue en soutien des équipes de l’identification criminelle a participé aux opérations, qui ont aussi mobilisé un drone.

Le site se situe à 4 km de Ville-sur-Lumes, où, selon l’ex-épouse de Fourniret, celui-ci a séquestré, violé et tué Estelle, dans une maison de sa sœur. La zone avait été désignée par Monique Olivier à la juge d’instruction Sabine Kheris lors d’un interrogatoire le 1er avril. Elle avait indiqué un chemin à l’entrée de la forêt où elle dit avoir accompagné Fourniret, avant de le laisser aller enfouir le corps.

Un nouveau chemin

« On n’a pas encore trouvé, mais Monique Olivier a confirmé qu’elle était certaine que c’était à cet endroit-là qu’elle avait déposé Fourniret. Le corps d’Estelle doit être dans ce périmètre-là, c’est obligé », a déclaré à la presse en fin d’après midi l’avocat de Monique Olivier, Me Richard Delgenes.

FRANCOIS NASCIMBENI / AFP

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« Dès lors qu’on a une quasi-certitude que le corps d’Estelle Mouzin a pu être déposé dans le bois, à côté, il n’y a pas de raison qu’on ne trouve pas », a-t-il ajouté. Mais « il faut une part de chance […] il n’y a rien de simple, surtout 18 ans plus tard », cela « dépend d’où Fourniret a pu mettre le corps, enterré, pas enterré ».

« Un peu plus de la moitié » de la zone, « la partie la plus facile pour le travail des pelleteuses » a déjà été ratissée, a indiqué Me Didier Seban, l’avocat de la famille Mouzin, précisant que les enquêteurs allaient désormais fouiller une zone « plus escarpée, plus complexe ».

« Une piste très sérieuse »

Ils doivent aussi examiner mercredi une dépression repérée en bordure de cette zone par un retraité habitant à proximité immédiate, qui avait fait part aux gendarmes de cet élément, a-t-il indiqué.

Monique Olivier « a beaucoup menti » mais au vu aussi des éléments du dossier, « on peut penser que cette fois-ci, il y a de la sincérité dans ce qu’elle dit […] on croit que c’est vraiment du sérieux » , a-t-il relevé.

« On est dans le périmètre de Michel Fourniret, ce lieu a vraiment du sens », « ce n’est pas seulement ce que dit Monique Olivier, c’est l’environnement et […] la manière dont il s’est comporté avec les autres victimes, qui nous font dire qu’on a une piste très sérieuse pour retrouver Estelle », a-t-il insisté.

Dans le cadre d’opérations de recherches entamées en juin dernier, les enquêteurs avaient commencé à fouiller le secteur début avril, avant de le déboiser pour faciliter les recherches.

Publié dans Articles de Presse

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