La mémoire des déportés et internés du Loiret célébrée à Pithiviers, en présence d'Anne Hidalgo

Publié le par La République du Centre

80 ans après la rafle du "billet vert" qui mena 3.700 Juifs dans les camps, la cérémonie annuelle d'hommage aux internés et déportés des camps du Loiret, à Beaune-la-Rolande puis à Pithiviers s'est tenue en présence de la maire de Paris. 

 Anne Hidalgo, aux côtés de son adjointe Laurence Patrice © Pithiviers AGENCE

Anne Hidalgo, aux côtés de son adjointe Laurence Patrice © Pithiviers AGENCE

On pourra y voir un signe, ou un message... au milieu d’un après-midi au ciel très noir, la cérémonie d’hommage aux déportés et internés des camps du Loiret, ce vendredi 14 mai à Pithiviers (une autre s'était tenue une heure avant à Beaune-la-Rolande), aura bénéficié d’une accalmie ensoleillée. 

On commémorait aussi ce vendredi les 80 ans de la rafle du billet vert, le 14 mai 1941, dont les 3.700 Juifs arrêtés à Paris furent les premiers à être internés dans les camps de Pithiviers et Beaune-la-Rolande.

Cette cérémonie se tenait (sans public, pour raisons sanitaires) sous l’égide de l’Union des déportés d’Auschwitz et du Mémorial de la Shoah, en partenariat avec le Cercil, la commission du souvenir du Conseil représentatif des institutions juives de France et l’Association des fils et filles des déportés juifs de France. La présidente du Cercil, Hélène Mouchard-Zay, et celui du Département Marc Gaudet étaient là aussi.

Un trait d'union entre les communes

Une autre élue avait tenu à faire le déplacement pour cette journée : la maire de Paris Anne Hidaldo, venue avec son adjointe en charge de la mémoire Laurence Patrice. Elle a été accueillie à Beaune-la-Rolande par le maire Michel Masson, puis un peu plus tard à Pithiviers, par Philippe Nolland.

La suite logique d'une journée commencée pour elle au gymnase Japy à Paris, pour inaugurer une exposition du Mémorial de la Shoah, présentant 98 photos totalement inédites de la rafle. Une volonté de marquer un trait d'union entre les différentes communes concernées par cette période.

"La seule antidote, c'est l'éducation"

"Venir ici, c’est honorer la mémoire de tous les déportés. C’est aussi pour montrer que l’on veut travailler avec les maires des communes comme Pithiviers et Beaune-la-Rolande pour nourrir le travail de mémoire auprès des plus jeunes. Il faut se souvenir, se dire que l'Histoire peut bégayer, se répéter. On sait que les ferments du racisme, de l'antisémitisme, sont toujours présents. La seule antidote, c'est l'éducation, la culture", insistait-elle auprès de La Rép', après la cérémonie. Concluant : "Notre génération n'est pas une génération de témoins, mais on a un devoir de transmission des témoignages que l'on a pu recueillir". 

À quelques hectomètres du square Max-Jacob où se tenait la cérémonie, l'ancienne gare de Pithiviers, futur lieu de mémoire de la Shoah, sera l'un de ces outils de transmission. Son ouverture est prévue à l'été 2021.

Publié dans Articles de Presse

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