Les caprices de Léon

Publié le par La Nouvelle République

Le 11 juillet 1965, un inter-clochers animé par Léon Zitrone a opposé des athlètes d’Issoudun à ceux de Saint-Florent. Un souvenir incroyable.

Léon Zitrone accueillant la demoiselle élue reine de cet inter-clochers - L'épreuve e la percée des ballons @ Photo NR
Léon Zitrone accueillant la demoiselle élue reine de cet inter-clochers - L'épreuve e la percée des ballons @ Photo NR

Léon Zitrone accueillant la demoiselle élue reine de cet inter-clochers - L'épreuve e la percée des ballons @ Photo NR

A l’époque des inter-villes animés par Guy Lux, Simone Garnier et Léon Zitrone, il n’était pas rare que des communes organisent leur propre inter-clochers. Issoudun n’échappa à cette règle ! Après de nombreuses réunions de préparations et de mises au point, le comité organisateur choisit le dimanche 11 juillet 1965 pour la première manche de l’inter-clochers opposant l’équipe issoldunoise à celle de Saint-Florent. Parmi les trois animateurs nationaux, seul Léon Zitrone, accompagné de Jacqueline Caurat, animera l’inter-clochers d’Issoudun. Pour amener la foule vers le stade Henri-Mérillac, le rendez-vous est donné place du 10-Juin d’où l’Harmonie et le Réveil partiront en fanfare suivis des athlètes participants. Mais au moment où le cortège s’apprête à partir, un petit problème survint. Jacqueline Caurat et Léon Zitrone chargés d’animer la rencontre, sont priés de prendre place dans la calèche qui doit logiquement les conduire vers le lieu de la compétition.

Zitrone en taxi Si l’animatrice n’hésite pas à s’installer avec la reine du jour et ses demoiselles d’honneur, l’animateur refuse catégoriquement de s’asseoir, prétextant : « Ce moyen de transport n’étant pas stipulé dans mon contrat, je refuse d’y prendre place ! » La discussion s’engage, on tente de le convaincre, mais en vain. Les organisateurs se plient alors au désir de l’ami Léon et commandent un taxi, mais attention il faut un Mercedes de préférence. Enfin tout s’arrange et le défilé s’ébranle au pas cadencé des deux sociétés musicales. L’ensemble des participants parvient à pied ou en calèche route de Bourges où les épreuves vont pouvoir débuter. Pour le plus grand plaisir des nombreux spectateurs massés dans les tribunes et tout le tour du terrain, les épreuves les plus burlesques s’enchaînent, après la présentation officielle des concurrents. La formation locale se compose essentiellement des joueurs des SAI et celle du Cher des sportifs du club florentais. La dégustation de boudin noir oblige le candidat à avaler en un temps record une certaine dimension de ce mets. Et pour digérer, pourquoi ne pas construire un mur de briquettes que l’on se lance de mains en mains et que l’on entasse deux par deux ; pour qu’il soit le plus haut possible, l’un des joueurs sera porté par l’un de ses collègues. Pour percer un maximum de ballons, les concurrents agitent une bâche assez solide servant de tremplin pour propulser le joueur afin qu’il en crève un maximum. Si les opposants ont l’habitude de disputer un match de foot dans des conditions ordinaires, ce jour-là, ils se sont glissés dans un sac de jute pour tenter de dribbler ou de marquer un but. Il semble qu’Issoudun ait remporté la première manche, mais qu’importe le vainqueur, le principal est surtout de participer. La revanche de cet inter-clochers a eu lieu sur le stade de Saint-Florent.

Publié dans Articles de Presse

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