Mort de Michel Fourniret : est-ce la fin de l'enquête sur la mort d'Anaïs dans les Vosges ?

Publié le par France Bleu par Léo Limon, France Bleu Sud Lorraine, France Bleu Alsace, France Bleu Lorraine Nord, France Bleu, France Bleu Champagne-Ardenne

L'enquête sur la mort d'Anaïs Marcelli, retrouvée étranglée en avril 1991 au col de Bussang dans les Vosges, pourrait être relancée par des analyses d'ADN retrouvé chez Michel Fourniret. L'avocat du père d'Anaïs espère la poursuite des investigations malgré la mort du tueur en série ce lundi.

Des analyses ADN pourraient relancer l'affaire Marcelli © Maxppp - Daniel SCHMITT - PHOTOPQR/L'ALSACE

Des analyses ADN pourraient relancer l'affaire Marcelli © Maxppp - Daniel SCHMITT - PHOTOPQR/L'ALSACE

Un dossier vieux de 30 ans mais relancé. Des empreintes ADN retrouvées chez Michel Fourniret, le tueur en série décédé ce lundi, sont en cours d'analyse . Comme le révélait le journal Le Parisien il y a quelques jours, 21 dossiers de meurtres ou disparitions de jeunes filles non élucidés pourraient connaître une avancée.

Parmi eux, la mort d'Anaïs Marcelli, disparue à Mulhouse en janvier 1991 et retrouvée morte étranglée au col de Bussang dans les Vosges, trois mois plus tard.

Le dossier a été rouvert en 2015 après un non-lieu en 1997. Maître Thierry Moser, l'avocat du père de la fillette se réjouit de ces analyses : "Je sais bien que Michel Fourniret est décédé, mais cela n'empêche pas les investigations de se dérouler."

Des suspects ?

Des investigations qui pourraient se tourner vers d'éventuels suspects selon l'avocat, "supposons que les investigations en direction de Fourniret apportent quelque chose de concret à son encontre, il est évident que l'action publique est éteinte du fait de son décès. Mais à ce moment, il s'agirait de savoir s'il a agit avec une ou des complicités. Je pense notamment à Monique Olivier, son ex-épouse qui était sa complice très active."

Une autre piste est toujours à l'étude dans cette affaire. Celle du grand-père maternelle d'Anaïs Marcelli, une piste qui "semblait reposer sur des éléments sérieux, selon Thierry Moser, il s'agit de voir si cette piste peut prospérer ou non. Si les investigations génétiques venaient apporter des éléments contre Fourniret, le grand-père pourrait être dédouané."

Parmi les dossiers à l'étude grâce à ces empreintes ADN, celui de la disparition de Cynthia Gugelmann, 23 ans, en 2003 à Toul. Sa mère, elle, ne croit pas en la piste Fourniret. Elle explique que la police n'est pas au courant des ces analyses.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article