Xavier Dupont de Ligonnès : une abbaye traditionaliste perquisitionnée

Publié le par Sud Ouest avec AFP

Selon « Le Journal du dimanche », l’abbaye de Saint-Michel-en-Brenne, dans l’Indre, a reçu la visite de policiers à la recherche de Xavier Dupont de Ligonnès.

Le dernier signe de vie de Xavier Dupont de Ligonnès remonte au 15 avril 2011, à l’occasion d’un retrait d’argent dans une agence bancaire de Roquebrune-sur-Argens, dans le Var. © Crédit photo : AFP

Le dernier signe de vie de Xavier Dupont de Ligonnès remonte au 15 avril 2011, à l’occasion d’un retrait d’argent dans une agence bancaire de Roquebrune-sur-Argens, dans le Var. © Crédit photo : AFP

Dix ans après l’assassinat de la famille de Xavier Dupont de Ligonnès, à Nantes, le mystère reste entier et la traque continue. Selon « Le Journal du dimanche », une perquisition, infructueuse, a été menée le 18 mai dernier dans les murs de l’abbaye de Saint-Michel-en-Brenne (Indre).

Les policiers de la PJ de Nantes et de l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP) voulaient vérifier un nouveau témoignage disant avoir peut-être reconnu le célèbre fugitif. Son dernier signe de vie remonte au 15 avril 2011, à l’occasion d’un retrait d’argent dans une agence bancaire de Roquebrune-sur-Argens, dans le Var.

Plusieurs monastères déjà vérifiés

On sait que Xavier Dupont de Ligonnès entretenait des liens forts et anciens avec la religion catholique (éducation, influence de sa mère, Geneviève, qui a créé un groupe de prière, fréquentation de forums catholiques…).

De fait, plusieurs monastères ont déjà fait l’objet d’investigations. Celui de Roquebrune-sur-Argens avait ainsi été vérifié en 2018. Ainsi que celui de Sainte-Madeleine du Barroux, dans le Vaucluse, en 2011, car XDDL y avait effectué plusieurs retraites spirituelles dans les années 1980.

Paul Touvier, un autre fugitif, s’y était caché

L’abbaye de Saint-Michel-en-Brenne, fief traditionnaliste, maison mère des Sœurs de la Fraternité Saint-Pie-X, a déjà abrité dans le passé un autre fugitif et sa famille : le milicien Paul Touvier, seul Français condamné pour crime contre l’humanité.

Protégé par la mouvance pétainiste de l’Église, Touvier y avait séjourné avant son arrestation à Nice en 1989. C’est dans cette abbaye intégriste de l’Indre que les gendarmes avaient retrouvé une partie des bagages et des archives du milicien.

L’abbaye de Saint-Michel-en-Brenne, dans l’Indre. Wikimedia Commons

L’abbaye de Saint-Michel-en-Brenne, dans l’Indre. Wikimedia Commons

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