Xavier Dupont de Ligonnès : une abbaye traditionnaliste perquisitionnée

Publié le par Le Dauphiné Libéré par la rédaction

Les enquêteurs sont toujours à la recherche de Xavier Dupont de Ligonnès, ou tout au moins de traces de son passage, de ses activités... à supposer qu'il soit toujours vivant. Une abbaye a été fouillée de fond en comble dans l'Indre.

La dernière fois que Xavier Dupont de Ligonnès a été vu vivant, le 15 avril 2011, retirant de l'argent à un distributeur de Roquebrune-sur-Argens (Var). Photo Thomas COEX/AFP

La dernière fois que Xavier Dupont de Ligonnès a été vu vivant, le 15 avril 2011, retirant de l'argent à un distributeur de Roquebrune-sur-Argens (Var). Photo Thomas COEX/AFP

La discrète abbaye de Saint-Michel-en-Brenne (Indre) a reçu une visite inhabituelle, rapporte le JDD : des policiers, toujours sur la piste de Xavier Dupont de Ligonnès depuis l'assassinat de toute sa famille il y a dix ans, en avril 2011.

Un des repaires de Paul Touvier

Ce fief des catholiques traditionnalistes est notamment connu pour avoir abrité l'ex-milicien Paul Touvier, au cours de sa cavale.

La perquisition s'est révélée infructueuse, et a été gardée secrète une bonne dizaine de jours: elle a été menée le 18 mai.

"Vérifier" un témoignage

Les policiers de Nantes et de l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP) souhaitaient "vérifier" un témoignage, selon lequel le célèbre fugitif aurait été vu sur place.

En vain, donc: le dernier signe avéré de vie de Xavier Dupont de Ligonnès remonte au 15 avril 2011, pendant sa fuite, lorsqu'il a retiré de l'argent à un distributeur automatique de Roquebrune-sur-Argens (Var).

La piste n'était pas farfelue pour autant: Ligonnès était issu d'un milieu profondément catholique.

Un lien profond avec le catholicisme traditionnaliste

C'est au moins la troisième fois que les enquêteurs le cherchent dans un tel lieu, après le monastère de Roquebrune-sur-Argens, et celui de Sainte-Madeleine du Barroux (Vaucluse). 

Xavier Dupont de Ligonnès avait effectué dans ce dernier lieu, au cours des années 1980, plusieurs retraites spirituelles dans cette communauté traditionaliste.

Dans le cas de l'abbaye de l'Indre, les enquêteurs ont pu être aiguillés par le triste passé des lieux: elle avait caché et donc protégé Paul Touvier, seul Français condamné pour crime contre l’humanité, avant son arrestation à Nice en 1989. La gendarmerie avait en tout cas retrouvé ses affaires... dans les sous-pentes de l’abbaye intégriste.

Publié dans Articles de Presse

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article