Affaire Le Tan : Jean-Marc Reiser conteste la préméditation et fait appel de son renvoi devant les assises

Publié le par France 3 Grand Est par Marie Coulon

Renvoyé devant les assises du Bas-Rhin pour "assassinat en récidive criminelle", Jean-Marc Reiser, suspecté d’avoir tué Sophie Le Tan en octobre 2018 à Schiltigheim, fait appel. Il conteste la qualification des faits.

 Jean-Marc Reiser qui avait reconnu, en janvier dernier, être à l'origine de la mort de Sophie Le Tan, conteste la préméditation • © © Montage photographique tiré de la page Viadéo du suspect

Jean-Marc Reiser qui avait reconnu, en janvier dernier, être à l'origine de la mort de Sophie Le Tan, conteste la préméditation • © © Montage photographique tiré de la page Viadéo du suspect

C’est la dernière étape en vue de la tenue du procès. La juge d’instruction en charge de l’affaire Sophie Le Tan a rendu cette semaine son ordonnance de renvoi. Jean-Marc Reiser, principal suspect dans la disparition et la mort de l’étudiante en septembre 2018 à Schiltigheim, sera bien jugé aux assises du Bas-Rhin pour "assassinat en récidive criminelle". Sauf si la chambre de l’instruction de Colmar en décide autrement. Jean-Marc Reiser a en effet fait appel de l’ordonnance de renvoi.

Déjà condamné en 2001 par les assises du Doubs à 15 ans de réclusion pour des viols commis en 1995 et 1996, peine confirmée en appel en 2003, le sexagénaire, "ne peut pas assumer la qualification des faits telle qu’elle figure dans l’ordonnance", indique l’un de ses conseils, Maître Francis Metzger. Son client réfute catégoriquement la notion de préméditation et l’intention homicide, "expliquant qu’il n’a jamais voulu donner la mort".

En janvier dernier, le mis en cause avait reconnu son implication dans le décès de Sophie Le Tan, évoquant des violences assénées à la jeune femme mais en niant la volonté d'homicide. Il avait également avoué avoir démembré le corps et avoir caché les morceaux. Une partie des ossements avait été mis au jour par un promeneur en octobre 2019 dans la forêt de Rosheim, près de Grendelbruch.

"Nous irons plaider et ça va aller vite, ça sera probablement confirmé, il y a peu de suspense", réagit de son côté l’avocat de la famille Le Tan.

Dans son ordonnance de mise en accusation la juge d’instruction, Éliette Roux, n’a, en outre, pas retenu les faits d’enlèvement et séquestration, suivant ainsi les réquisitions du parquet.

La date du procès n'est pas encore fixée, mais ce dernier pourrait probablement se tenir dans le courant du premier trimestre 2022. Jean-Marc Reiser encourt la réclusion criminelle à perpétuité. 

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