Les commémorations du massacre du 10 juin 1944 à Oradour-sur-Glane en images

Publié le par La Populaire du Centre

Malgré un nombre limité d’invités et des mesures sanitaires encore importantes, la cérémonie de commémoration du massacre du 10 juin 1944 a retrouvé une tenue plus traditionnelle ce jeudi, à Oradour-sur-Glane.

Précédé des enfants de l’école d’Oradour-sur-Glane et des porte-drapeaux, le cortège des familles et des représentants a traversé le village martyr ce jeudi après-midi pour la 77e commémoration du massacre. © Thomas JOUHANNAUD

Précédé des enfants de l’école d’Oradour-sur-Glane et des porte-drapeaux, le cortège des familles et des représentants a traversé le village martyr ce jeudi après-midi pour la 77e commémoration du massacre. © Thomas JOUHANNAUD

Devant environ 150 personnes présentes à la 77e cérémonie du massacre du 10 juin 1944 à Oradour-sur-Glane, Robert Hébras, dernier rescapé de cette barbarie, glisse un éternel mot.

Dans un discours simple, le masque sous le menton, il ne peut cacher son émotion. « Je revis ce jour de 1944 lors de ces cérémonies, et c’est toujours aussi dur, même à mon grand âge ».

Un « pèlerinage » bien respecté

Ce jeudi après-midi, la vie d’Oradour-sur-Glane s’est arrêtée. Une 77e fois. Alors que la crise sanitaire avait fortement perturbé les commémorations l’an dernier, la municipalité et son maire, Philippe Lacroix, tenaient à reprendre les usages habituels dans le respect des règles sanitaires.

Après la traditionnelle messe donnée en l’église Saint-Martin d’Oradour, la vingtaine de porte-drapeaux a donné le rythme d’un « pèlerinage » bien silencieux à travers les rues radounaudes.

Le martyr d'Oradour représente le symbole de lutte contre la barbarie.

Après des dépôts de gerbes et une minute de silence observée aux monuments aux morts des enfants des écoles puis au monument aux morts des deux guerres en présence du consul de la République fédérale d’Allemagne, de l’adjointe au maire de Strasbourg ou encore du préfet de la Haute-Vienne, Seymour Morsy, l’entrée dans l’ancienne église du village martyr, en comité restreint avec les familles des victimes et les représentants des exécutifs, fut un moment toujours aussi poignant.

Notamment pour Alain Rousset, président de la Région Nouvelle-Aquitaine, présent ce jeudi : « le martyr d’Oradour représente ce symbole de la lutte contre la barbarie. J’ai énormément de respect et d’émotion en passant ici, cette histoire fait partie, aussi, de ma construction à travers les témoignages et les souvenirs que l’on m’a racontés ».

Camille Senon présente aux côtés de Robert Hébras

Un sentiment partagé par Claude Milord, le président de l’association des familles de martyrs d’Oradour, ému du moment intime de recueillement sur le tombeau des martyrs. « C’était important de faire cette cérémonie d’une façon beaucoup plus complète que l’année dernière. Pour les familles, c’était un bel hommage appuyé, malgré les restrictions ».

Accompagnée de Camille Senon, grand témoin de l’horreur commise par les troupes nazies le 10 juin 1944, Robert Hébras est resté sagement à l’ombre, et a tenu à saluer la mémoire des 643 victimes de ce massacre dont il est le symbole. « Même si elle est annulée un jour, je la ferai tout seul. À tout jamais »

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