Haïti : le président Jovenel Moïse assassiné par un commando

Publié le par franceinfo avec AFP France Télévisions

Le Premier ministre sortant Claude Joseph a condamné un "acte odieux, inhumain et barbare". Il a appelé "la population au calme" et a assuré que "la situation sécuritaire du pays" était "sous contrôle".

Le président d'Haïti, Jovenel Moise, au palais présidentiel, lors d'une interview à Port-au-Prince, le 22 octobre 2019. (VALERIE BAERISWYL / AFP)

Le président d'Haïti, Jovenel Moise, au palais présidentiel, lors d'une interview à Port-au-Prince, le 22 octobre 2019. (VALERIE BAERISWYL / AFP)

Stupeur en Haïti. Le président Jovenel Moïse a été assassiné tôt dans la matinée, mercredi 7 juillet, matin chez lui par un commando. "Le président a été assassiné chez lui par des étrangers qui parlaient l'anglais et l'espagnol. Ils ont attaqué la résidence du président de la République", a déclaré le Premier ministre sortant Claude Joseph.

Le chef du gouvernement haïtien a condamné "cet acte odieux, inhumain et barbare" et appelé "la population au calme". Claude Joseph a par ailleurs assuré que "la situation sécuritaire du pays" était "sous contrôle". L'épouse de Jovenel Moïse a également été blessée dans l'attaque et hospitalisée, a précisé le Premier ministre sortant d'Haïti. La Maison Blanche a condamné ce "terrible" assassinat tandis que Boris Johnson s'est dit "choqué" par cet "acte odieux". La République dominicaine a ordonné la "fermeture immédiate" de sa frontière avec Haïti. 

Un pays gangrené par l'insécurité 

Venu du monde des affaires, Jovenel Moïse, 53 ans, avait été élu président en 2016 et avait pris ses fonctions le 7 février 2017. Haïti est gangrené par l'insécurité et notamment les enlèvements contre rançon menés par des gangs jouissant d'une quasi impunité. Une situation qui valait à Jovenel Moïse, accusé d'inaction, d'être confronté à une vive défiance.

Dans ce contexte faisant redouter un basculement vers l'anarchie généralisée, le Conseil de sécurité de l'ONU, les Etats-Unis et l'Europe appelaient à la tenue d'élections législatives et présidentielle libres et transparentes, d'ici la fin 2021. Jovenel Moïse avait annoncé lundi la nomination d'un nouveau Premier ministre, Ariel Henry, avec justement pour mission la tenue d'élections.

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