Les vérités cachées de la France sous l'Occupation : Jean Moulin, le représentant du général de Gaulle

Publié le par atlantico avec Dominique Lormier

Dominique Lormier a publié « Les vérités cachées de la France sous l’Occupation » aux éditions du Rocher. Explorant archives et documents oubliés, s'appuyant sur des témoignages inédits, Dominique Lormier enquête de façon minutieuse et incarnée, et nous dévoile des histoires incroyables, et beaucoup de faits méconnus sur cette période sombre de l'occupation nazie en France. Extrait 2/2.

Photo prise en octobre 1940 du résistant français Jean Moulin, mort lors de son transfert en Allemagne en 1943. La photo, prise par Marcel Bernard, est probablement l'une des photos les plus célèbres de l'histoire contemporaine.

Photo prise en octobre 1940 du résistant français Jean Moulin, mort lors de son transfert en Allemagne en 1943. La photo, prise par Marcel Bernard, est probablement l'une des photos les plus célèbres de l'histoire contemporaine.

Les conversations préparatoires à la coordination des mouvements ont lieu à Londres au début d’octobre 1942, sans Jean Moulin qui n’a pu venir. Frenay et d’Astier de La Vigerie acceptent le rapprochement mais se plaignent de Moulin, qu’ils accusent d’autoritarisme. Le général de Gaulle tranche cependant en faveur de son délégué. Avec la création du Comité de coordination, Jean Moulin peut croire que sa mission unificatrice est terminée. En fait, il n’en est rien : le débarquement des Alliés en Afrique du Nord en novembre 1942 et l’occupation par les Allemands de la zone libre, ainsi que la renaissance des partis politiques et des syndicats, amènent Jean Moulin à suggérer de modifier le Comité de coordination. En février 1943, Jean Moulin retourne à Londres pour rendre compte de sa mission et recevoir de nouvelles instructions. Le général de Gaulle lui remet la Croix de la Libération et le nomme Délégué général du comité national français (avec rang de ministre). Commissaire national en mission, Jean Moulin quitte Londres le 21 mars muni d’instructions qui le chargent de créer le Conseil national de la Résistance (CNR) et devient le seul représentant permanent du général de Gaulle et du Comité national pour l’ensemble du territoire métropolitain.

Le Conseil national de la Résistance

À la différence des organismes précédents, le CNR regroupe les mouvements de Résistance de l’ancienne zone libre (unifiés par Jean Moulin) et ceux de la zone occupée (unifiés par Pierre Brossolette qui a fondé le Comité de coordination de la zone Nord, dont la première réunion s’est tenue le 3 avril 1943, en présence de Jean Moulin). Le CNR comprend, outre les représentants des principaux mouvements de Résistance, des membres des forces politiques et syndicales qui se sont ralliées aux grands principes de la Résistance. Le CNR forme donc l’embryon d’une représentation nationale réduite, appelée à être étoffée après la libération du territoire. Pour mettre sur pied le CNR, Jean Moulin doit longuement négocier avec les principaux mouvements de Résistance. En effet, ceux-ci acceptent mal à leurs côtés la présence des représentants des anciens partis politiques et supportent difficilement de se soumettre à l’autorité du général de Gaulle.

Finalement, la première réunion du CNR peut se tenir à Paris le 27 mai 1943. Seize représentants sont présents, dont huit pour les mouvements, six pour les partis politiques et deux pour les syndicats. Les communistes ont deux représentants. On note dans cette liste l’absence des trois chefs historiques de la Résistance de la zone libre, qui, aidés par Moulin, ont construit l’Armée secrète et les Mouvements unis de la Résistance (organisation administrative de l’AS). Les circonstances ont voulu que d’Astier de La Vigerie et Jean-Pierre Lévy se trouvent à Londres. Quant à Frenay, il a refusé de siéger.

La séance du 27 mai 1943 peut être considérée comme le couronnement de la mission unificatrice de Jean Moulin. En 18 mois, il a doté la Résistance d’une triple unité : unité militaire avec l’Armée secrète (AS), unité administrative avec les Mouvements unis de la Résistance (MUR) et unité politique avec le Conseil national de la Résistance (CNR). L’AS compte 208 240 hommes en mai 1943.

Dissensions au cœur même de la Résistance et coup tordu des Américains

La création du CNR ne met pas fin aux querelles intestines de la Résistance. Les chefs des mouvements continuent à s’opposer. Plusieurs remettent en cause l’autorité du Comité national français de Londres, rattaché au général de Gaulle. Certains essaient de profiter de la création du Comité français de libération nationale à Alger le 3 juin 1943, fidèle au général Giraud, pour s’émanciper de la tutelle du général de Gaulle et obtenir la révocation de Jean Moulin de la présidence du CNR. Le général Giraud, proche de Roosevelt et donc des Américains, est un rival de taille au général de Gaulle.

On connaît assez bien les divergences profondes qui opposent Moulin et le capitaine Frenay (chef de Combat). Ce que l’on a par exemple appelé « l’affaire suisse », sur le financement de la Résistance par les services spéciaux américains, a également mêlé les membres de la délégation des Mouvements unis de la Résistance à Genève (avec Bénouville notamment) à ces déchirements internes.

Moulin taxe ces négociations des responsables de Combat avec les représentants de services secrets américains (OSS) de « coup de poignard dans le dos de de Gaulle ». Tout cela sur fond de querelles entre gaullistes et giraudistes.

Mais les relations avec les autres chefs des mouvements de zone Sud sont aussi tendues. Daniel Cordier relève que « d’Astier de La Vigerie (Libération) a recherché tout ce qui pouvait lui nuire ». À Londres, André Philip, un des proches du général de Gaulle, qui reçoit les rapports de Moulin, est ébranlé par les capacités de Moulin à remplir la mission qui lui a été confiée. Daniel Cordier précise que Jacques Bingen, un des responsables des services secrets de la France libre (BCRA), dans cette première crise de mai 1943, a pris position en faveur de Moulin.

Des désaccords profonds, créant plusieurs incidents, se sont produits par ailleurs au sujet des initiatives prises par Pierre Brossolette, en ce qui concerne l’organisation de la Résistance en zone Nord. En revanche, Moulin s’est appuyé jusqu’à son arrestation sur le chef de l’Armée secrète, le général Delestraint, alors que celui se trouve également au centre de débats passionnés.

Dans un rapport du 4 juin 1943, Jean Moulin fait état des divisions entre les différentes composantes de la Résistance :

« À notre retour d’ici, Delestraint et moi, nous avons trouvé en zone Sud les dirigeants des mouvements, plus exactement Frenay (Combat) et d’Astier de La Vigerie (Libération) – le représentant de Lévy (Franc-Tireur) étant demeuré plus calme – dans un état de surexcitation considérable.

Le Comité directeur (CD) adressait des circulaires incendiaires aux régions et publiait des tracts invitant à la révolte ouverte, les armes à la main. Ces instructions prévoyaient, entre autres, la constitution de “bastions armés” dans les usines.

Cet état d’esprit, qui est loin d’être en état d’harmonie avec celui que nous avons trouvé à Londres, nous amena, Delestraint et moi, à faire avec tous les dirigeants nécessaires une mise au point avec le CD au lendemain même des importantes conversations de Delestraint avec l’état-major anglais sur l’utilisation de l’AS. Delestraint se heurta à une position bien arrêtée de la part de Frenay qui entendait agir coûte que coûte, tout de suite, distribuant toutes les armes aux gens dans le maquis pour qu’ils fassent acte de guerre dès à présent. La séance se termina d’ailleurs par une altercation entre Delestraint et Frenay, ce dernier s’étant laissé aller, une fois de plus, à des violences de langage inadmissibles à l’encontre du chef de l’AS.

En outre, d’Astier de La Vigerie qui, jusqu’à ces derniers mois, était en désaccord fréquent avec Frenay et apportait un contre-poids à l’emprise de Frenay et de Combat a, depuis la fusion, fait absolument cause commune avec Frenay. D’Astier de La Vigerie ayant personnellement pris en main l’action politique des Mouvements unis, il était nécessaire de conserver une activité à Frenay, et cette activité ne pouvait être que militaire. Donc, volonté très nette de d’Astier d’appuyer toutes les revendications de Frenay en ce domaine.

Les syndicats ont appuyé ma position dans la querelle des Services centraux. Par contre, ils ont été effrayés par les circulaires de Frenay préconisant une insurrection immédiate et prévoyant la création de “bastions armés”.

Nous estimons que la plupart des circulaires portées par Frenay sur le plan des régions – et de là à celui des départements et des communes – pour les faire juges de nos divergences de vues, sont aussitôt connues des Anglais, des Américains, de la police, voire de la Gestapo. Je regrette les imprudences commises par les Mouvements. Le cloisonnement doit être de rigueur; les membres subalternes ne doivent pas connaître l’adresse et le nom d’un autre. Il n’existe aucune préparation morale prévoyant l’arrestation et l’interrogatoire… »

L’absence de cloisonnement suffisant entre les mouvements, malgré les recommandations de Moulin, va être à l’origine de bien des drames. Début 1943, la Gestapo est parvenue à infiltrer divers réseaux du mouvement Combat de Frenay, ainsi que d’autres mouvements rattachés à l’AS. Le général Delestraint est arrêté le 9 juin 1943 au métro Muette à Paris. Il sera fusillé en 1945 à Dachau. Klaus Barbie, un des chefs de la Gestapo de Lyon, a déjà procédé à l’interrogatoire de René Hardy (résistant du mouvement Combat) et l’a relâché le 10 juin… Le 21 juin 1943, Jean Moulin réunit à Caluire, près de Lyon, les principaux responsables militaires de la Résistance, afin de pourvoir au remplacement provisoire du général Delestraint, chef de l’AS, qui vient d’être arrêté à Paris.

L’arrestation et la mort de Jean Moulin

Les chefs de la Résistance qui doivent se rencontrer, avec Jean Moulin, chez le Dr Frédéric Dugoujon, place Castellane (aujourd’hui place Gouailhardou), à Caluire, le 21 juin 1943, sont les suivants : Raymond Aubrac, membre de Libération, apparaît comme un possible délégué général de l’AS en zone Nord. Henri Aubry, membre de Combat, est le chef d’état-major de l’AS. Sur les conseils de Guillain de Bénouville (Combat), il fait venir René Hardy à la réunion de Caluire, alors que ce dernier vient d’être arrêté puis libéré par la Gestapo… Le Dr Frédéric Dugoujon, ancien camarade de lycée du résistant André Lassagne, a donné son accord pour que sa maison de Caluire, qui abrite son cabinet médical, serve à des réunions clandestines. Elle ne fut, en fait, utilisée qu’une seule fois, le 21  juin 1943. René Hardy, membre de Combat, est le chef de NAP-Fer, l’organisation de sabotage du rail. Bien que non invité par Jean Moulin, il s’incruste à la réunion, sous les conseils imprudents d’Aubry et Bénouville… Le colonel Albert Lacaze, membre du mouvement France d’abord, n’occupe encore aucune place dans l’organigramme « officiel » de l’AS. Il a été invité à Caluire par Bruno Larat. Bruno Larat, parachuté par les services secrets de la France libre en mars 1943, est responsable du Centre d’opérations de parachutage et d’atterrissage, fondé dès avril à la place du Service des opérations aériennes et maritimes, « grillé ». André Lassagne, membre de Libération, est l’adjoint de Gastaldo, le chef du 2e Bureau de l’AS arrêté à Paris. Moulin l’a chargé de mettre sur pied la réunion de Caluire. Émile Schwarzfeld, colonel de réserve, chef de France d’abord, a été pressenti par Moulin pour diriger, par intérim, l’AS de zone Sud en attendant la nomination du remplaçant de Delestraint. Il n’a pas eu le temps de prendre ses fonctions.

Le 21  juin 1943, vers 14  h  15, le colonel Lacaze, qui connaît l’adresse de la réunion par Bruno Larat, arrive le premier à la maison du Dr Dugoujon. La réunion est prévue pour 14 h 30. Il est conduit au 1er étage. À 14  h  25, André Lassagne conduit Henri Aubry et René Hardy à la maison. Ils se sont retrouvés à 13 h 40 au funiculaire de la Croix-Paquet à Lyon, puis ont pris le tram no  33. Ils sont descendus à l’arrêt des Frères, puis ont marché jusqu’à la maison. La bonne du Dr Dugoujon les fait monter au 1er étage. Hardy est filé par Edmée Delétraz (espionne à la solde de la Gestapo) depuis Lyon. En vue de la maison, elle fait demi-tour, reprend le tram et le funiculaire. À la Croix-Paquet, elle prévient les Allemands. À 14 h 30, Bruno Larat arrive tout seul. Il est l’un des organisateurs de la réunion et connaît donc l’adresse du Dr Dugoujon. Il rejoint les premiers arrivés au 1er étage. À 15 heures, on assiste à l’arrivée de Jean Moulin, Raymond Aubrac et du colonel Schwarzfeld. Seul Jean Moulin connaît l’adresse. Ils ont une demi-heure de retard, car Schwarzfeld n’était pas au rendez-vous au terminus funiculaire de la Croix-Paquet. La bonne du Dr Dugoujon, croyant avoir affaire à des patients, les introduit au rez-de-chaussée dans la salle d’attente où se trouvent déjà les malades.

À 15 h 10, une dizaine d’Allemands de la Gestapo, conduits par Klaus Barbie lui-même, arrivent à bord de plusieurs voitures. Toutes les personnes présentes dans la maison sont arrêtées et interrogées pendant une heure environ. Barbie, violent à l’extrême, veut savoir qui est « Max », surnom de Jean Moulin dans la Résistance. Vers 16 h 30, les hommes menottés, sauf Hardy dont les mains sont retenues par un simple « cabriolet », une sorte de ficelle, sont transférés dans les voitures allemandes. À cet instant, Hardy réussit à s’enfuir, malgré les tirs des Allemands, qui visent assez mal… Vers 18 heures, Hardy, légèrement blessé, est arrêté par la police française chez sa logeuse Mme Damas, quai de Serin, actuel quai J. Gillet à Lyon. Après des soins d’urgence à l’hôpital Édouard-Herriot, il est transféré le 22 juin à l’hôpital de l’Antiquaille, puis est récupéré par les Allemands le 28 juin, qui le transfèrent à l’hôpital militaire de la Croix-Rousse. Il s’évade le 3 août.

Le Dr Dugoujon, Albert Lacaze, André Lassagne, Henri Aubry et Émile Schwarzfeld sont transférés à Paris le 26 juin. Bruno Larat est transféré à Paris le 18 juillet. Déporté, il meurt le 5 avril 1944 au camp de Dora. Raymond Aubrac reste à Lyon. Il est emprisonné à Montluc dans la cellule no  77 jusqu’au 21 octobre, date à laquelle il réussit à s’évader lors d’un transfert en camion, grâce à l’aide de sa femme et d’un groupe de résistants.

Après son arrestation, Jean Moulin est interné au fort Montluc à Lyon. De là, tous les jours, le prisonnier est transféré à l’École de santé, lieu de torture de la Gestapo, pour y être interrogé par Klaus Barbie. Décidé à ne pas parler, Jean Moulin s’enferme dans son silence. « Il n’a rien avoué », dira plus tard son bourreau. On ne saura plus jamais rien de précis sur lui. Le seul témoignage est celui de Christian Pineau, incarcéré au fort Montluc au même moment. À son retour de déportation, il racontera que, sur ordre de la Gestapo, il avait été amené à raser un moribond, dont « seuls les yeux vivaient encore » et dans lequel il reconnut Jean Moulin. De Lyon, Jean Moulin aurait été transporté en voiture jusqu’à Paris et de là conduit à la villa « Bömelburg » à Neuilly, comme semble le confirmer le témoignage de Meiners Heinrich, fonctionnaire allemand à la Sûreté de Paris en 1943 :

« Dès les premiers jours où j’ai été interprète dans cette Section, j’ai reçu l’ordre d’aller au 40 du boulevard Victor Hugo, à Neuilly dans la villa “Bömelburg”. Dans cette villa habitait le chef de la section IV, le SS Sturmbannführer Bömelburg. Le véritable propriétaire devait être un industriel israélite. Les caves et le premier étage étaient installés pour servir de cellules. On y mettait les prisonniers importants. J’ai reçu l’ordre d’y prendre un prisonnier et de l’amener pour un interrogatoire, 84 avenue Foch. Pendant que j’attendais que le prisonnier se prépare, j’ai regardé dans une cellule au premier étage où une femme de ménage faisait le nettoyage. Un gardien de la SS surveillait. La pièce était meublée d’un lit, d’une table, une armoire et une chaise. J’ai vu un prisonnier dans cette cellule qui me fit une impression très bizarre. Le prisonnier était allongé, puis il s’est assis et je l’ai vu marcher une fois dans la chambre en s’appuyant aux meubles et aux murs. Il était oppressé et se tenait le ventre ou les reins. Il m’a fait l’impression d’un homme très malade et qui n’avait plus pour longtemps à vivre. Il avait des yeux fixes et par instants hagards. Son âge était très difficile à déterminer parce qu’il avait “fondu” et son costume était devenu trop large. Il était visiblement amaigri et avait des cheveux grisonnants. J’ai demandé au gardien qui était ce prisonnier. Il m’a dit que c’était une haute personnalité française, un ancien préfet, Jean Moulin, de Montpellier, je crois. »

De Paris, Jean Moulin aurait été envoyé à Berlin par le chemin de fer et serait mort en gare de Metz « d’une défaillance cardiaque », selon le rapport de l’infirmier allemand qui l’accompagnait. Ses cendres ont été déposées au cimetière du Père-Lachaise en juillet 1943. Jean Moulin disparu, sans avoir parlé, l’édifice qu’il avait construit ne s’effondra pas. Il avait assuré les plus hautes responsabilités : président du Comité de coordination des MUR, délégué général du Comité national, ministre en mission, président du CNR. Bafoué, torturé, lui qui savait tous les secrets de la Résistance, garda le silence.

Rares sont les villes, en France, où le nom de Jean Moulin ne figure pas sur une plaque de rue, un monument ou un établissement scolaire. C’est la nation entière qui perpétue le souvenir de celui que Malraux devait appeler « le chef du peuple de la nuit ». Parmi tous les hommages, nous soulignerons la citation dont Jean Moulin fit l’objet, à Londres en octobre 1942, rédigée par le général de Gaulle, en le décorant de l’ordre de la Libération :

« Chef de mission d’un courage et d’un esprit de sacrifice exemplaires, a, en personne, établi la liaison entre les Forces françaises combattantes et les Mouvements de Résistance en France, en déployant pour y arriver, une ardeur exceptionnelle. »

Le 18 décembre 1964, dans le cadre des cérémonies commémoratives du vingtième anniversaire de la Libération, sur décision du général de Gaulle, président de la République, et du gouvernement, les cendres de Jean Moulin furent transférées dans la crypte de la Déportation où des résistants venus de tous les coins de France montèrent la garde autour du cercueil de leur chef avant de le conduire au Panthéon, à Paris.

« L’idéal n’est pas une chose qui se consomme, mais une valeur qui s’entretient et qui passe comme un flambeau », écrivait Jean Moulin.

Les vérités cachées de la France sous l'Occupation : Jean Moulin, le représentant du général de Gaulle

Extrait du livre de Dominique Lormier, « Les vérités cachées de la France sous l’Occupation », publié aux éditions du Rocher

Publié dans Articles de Presse

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