Titane provoque un certain malaise en projection officielle à Cannes

Publié le par Le Figaro par Jade Le Deley

Évanouissements, vomissements, crises de nerfs, départs précipités... Le nouveau film de Julia Ducournau s'est transformé en véritable scène d'horreur pour certains spectateurs. Un premier gros choc sur la Croisette.

L'acteur Vincent Lindon et la réalisatrice Julia Ducournau sur le tapis rouge à la projection de Titane au 74e festival de cannes, aujourd'hui. VALERY HACHE / AFP

L'acteur Vincent Lindon et la réalisatrice Julia Ducournau sur le tapis rouge à la projection de Titane au 74e festival de cannes, aujourd'hui. VALERY HACHE / AFP

Mardi 13 juillet, au Palais des Festivals, la fiction a rejoint la réalité. Évanouissements, vomissements, malaises, crises de nerfs, départs précipités, la projection de Titane s'est transformée en véritable scène d'horreur. D'après l'AFP, une vingtaine de spectateurs ont dû être évacués et pris en charge par les pompiers. Leurs camions étaient postés aux abords de la salle, anticipant les possibles réactions du public au dernier film de Julia Ducournau, Titane. Dans son dernier long métrage la réalisatrice met en scène un Vincent Lindon bodybuildé qui part à la recherche de son fils disparu depuis dix ans. Mais aussi une tueuse en série totalement hors de contrôle.

Julia Ducournau qui avait créé la surprise avec Grave en 2016, un film d'horreur gore a gardé la même ligne de conduite. Ce nouveau long métrage est tout aussi dérangeant et a mis mal à l'aise une partie du public.

«Quel film ? On n'a pas vu de film (...) Ça m'a donné envie de vomir, de partir, de dormir, de fermer les yeux, de faire autre chose», a réagi un spectateur, qui a quitté précipitamment la salle, à l'antenne de BFM TV. « C'était très bizarre...malaisant. », résume un autre spectateur. Mais Lilou, 20 ans, qui a assisté à la séance dans la salle principale et assure ne pas avoir vu de personnes faire de malaise, reconnaît qu'«à certains moments il y a eu un frisson d'horreur qui a traversé la salle».

Un fim incompris

L'étudiante regrette cependant que ces réactions aient été autant médiatisées. Pour elle, les personnes qui ont été heurtées par le film ne connaissaient pas Julia Ducournau et son travail, et encore moins «l'aspect gore et cru de ses films». Selon elle, ces spectateurs n’ont pas saisi la complexité de son œuvre.

La réalisatrice de 37 ans qui fait partie des trois réalisatrices françaises en lice pour la Palme d'or fait encore figure d'outsider avec ce film. Son long métrage n'a en tout cas laissé personne indifférent sur la Croisette.

Publié dans Articles de Presse

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