Seconde Guerre mondiale : elle est à la recherche d’une famille juive pour lui restituer son piano

Publié le par Le Parisien par Cyril Michaud

Mylène Bernard s’est mise en tête de restituer un piano offert par une famille juive à ses parents qui l’avaient hébergée pendant la Seconde Guerre mondiale à Brives-Charensac (Haute-Loire). Elle a lancé une bouteille à la mer sur les réseaux sociaux. 

Mylène Bernard, une habitante de Haute-Loire, aimerait retrouver les descendants de la famille juive que ses parents avaient hébergée pendant la Seconde Guerre mondiale à Brives-Charensac et leur restituer leur piano. LP/Cyril Michaud

Mylène Bernard, une habitante de Haute-Loire, aimerait retrouver les descendants de la famille juive que ses parents avaient hébergée pendant la Seconde Guerre mondiale à Brives-Charensac et leur restituer leur piano. LP/Cyril Michaud

Il a traversé deux guerres mondiales et survécu à une crue historique en 1980. À Brives-Charensac (Haute-Loire), un piano fabriqué entre 1860 et 1890 chez Rinaldi à Paris recherche aujourd’hui ses propriétaires. « C’est une famille juive, hébergée par mes arrières grands-parents durant la Seconde Guerre mondiale, qui nous l’avait offert » raconte Mylène Bernard, 30 ans. La jeune femme, qui a décidé de reprendre des études d’histoire et de retourner s’installer en Haute-Loire, aimerait retrouver les descendants de cette famille qui portait le nom de Pinguet durant la guerre, afin de leur restituer l’instrument.

Une précieuse lettre de remerciement

« Il n’est pas accordé mais on ne dirait pas qu’il a pris l’eau », s’émerveille Mylène qui a lancé un appel sur les réseaux sociaux, très vite relayé aux quatre coins du monde. « Ma bouteille à la mer a voyagé aux États-Unis, au Canada, en Australie, et bien sûr en Israël. Je reçois des centaines de messages chaque jour. Le Mémorial de Yad Vashem m’a contactée. Les gens veulent m’aider. »

Les Pinguet seraient arrivés en Haute-Loire en 1942, après avoir fui Paris, et auraient passé un an cachés chez la famille de Mylène Bernard, avant de reprendre la route. « À la fin de la guerre, la famille Pinguet a envoyé une lettre à mes arrières-grands-parents pour les remercier, dans laquelle elle disait être vivante et libre. Ma grand-mère, qui avait 9 ans à l’époque, pense l’avoir gardée. Mon père et mon oncle l’ont lue. Mais, depuis, cette lettre a disparu. » Mylène Bernard espère aussi la retrouver. « Elle est précieuse, car elle nous permettrait d’en savoir plus sur la direction que cette famille a pu prendre. Ce serait magique de la retrouver. »

Publié dans Articles de Presse

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article