Mazamet. Le destin tragique de Denise Roucayrol, résistante torturée à Auschwitz

Publié le par La Dépêche du Midi

Denise Roucayrol, résistante mazamétaine torturée à Auschwitz-Birkenau.

Denise Roucayrol, résistante mazamétaine torturée à Auschwitz-Birkenau.

Elle est morte officiellement du typhus en mai 1943 au camp d’Auschwitz Birkenau. Mais il faudra attendre mai 1976 pour connaître la vérité sur sa disparition. Denise Roucayrol est née à Mazamet le 26 décembre 1901. "Très tôt orpheline de mère, raconte Monique Paillon, elle a vite quitté la ville pour Montauban (Orphelinat des Jeunes Filles), puis plus tard Paris et n’est jamais revenue vivre à Mazamet." À 17 ans, elle "monte" à Paris ou elle devient infirmière diplômée en 1934. "Denise Roucayrol, au moment de son entrée dans la Résistance, avait quitté Mazamet depuis plusieurs années, dit Michèle Primien, et vivait à Paris, ne revenant que pour des vacances dans sa région natale. Ceci explique peut-être que son destin tragique n’ait été connu que très tard." Militante communiste, Denise entre en résistance en mai 1941, elle fait partie des FTP (francs tireurs et partisans). Le 24 juin 42, Elle est arrêtée, interrogée et incarcérée au fort de Romainville. Début 43, elle est internée au camp d’Auschwitz Birkenau ou elle s’occupe en tant qu’infirmière des malades.

En mars 1943, Denise Roucayrol meurt du typhus. Ce n’est qu’en 1976 que la vérité, horrible, éclate. Denise a été torturée et meurt au crématoire pour s’être opposée aux expériences faites sur les femmes.

En 2015, son nom est inscrit sur le monument aux morts de Mazamet avec la mention "morte pour la France".

"Il n’est pas étonnant qu’elle ait été oubliée, déclare Patricia Daussin, car elle aussi était célibataire et la période de l’après-guerre ne se prêtait pas aux grandes évocations de Résistants.

Publié dans Articles de Presse

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