Présidentielle 2022 : comment expliquer la dynamique Zemmour dans les sondages ?

Publié le par RTL par Amandine Bégot & Pascal Praud & Benjamin Sportouch - édité par Quentin Marchal

INVITÉ RTL - Alors qu'Éric Zemmour se qualifierait au deuxième tour de la présidentielle selon le dernier sondage d'Harris Interactive, Jean-Daniel Lévy, le directeur délégué de l'institut, estime que cette tendance est due à l'omniprésence du candidat putatif dans le débat présidentiel. 

 Éric Zemmour Crédit : JOEL SAGET / AFP

Éric Zemmour Crédit : JOEL SAGET / AFP

La dynamique d'Éric Zemmour bat son plein. Selon un sondage Harris Interactive pour Challenges, le candidat putatif à la présidentielle 2022 devance désormais Marine Le Pen avec 17% des intentions de vote, contre 15% à la candidate du Rassemblement National. L'essayiste se qualifierait donc pour le deuxième tour, une première selon un sondage, où il retrouverait Emmanuel Macron, crédité de 24% des intentions de vote. 

Selon Jean-Daniel Lévy, le directeur délégué de l'institut Harris Interactive, cette tendance s'explique par le fait que "ce dernier mois, l'ensemble du débat présidentiel a tourné autour d'Éric Zemmour ou de ses propos". 

Alors qu'un autre sondage annonçait 10% d'intentions de vote en faveur du polémiste la semaine dernière, Jean-Daniel Lévy souligne qu'"on est dans un moment assez loin de l'élection présidentielle et où on (les instituts de sondage) ne va pas tester tous exactement les mêmes candidats, ce qui peut avoir une incidence sur l'analyse".

Une partie de l'électorat de Le Pen se tourne vers Zemmour

"Vers les mois de janvier/février, on a une plus grande homogénéisation des enquêtes qui sont réalisées par les instituts", indique le directeur délégué de l'institut Harris Interactive. "On a la perception d'un candidat potentiel à l'élection présidentielle qui est constant, qui a toujours dit la même chose et qui se nourrit très nettement de la difficulté que rencontre Marine Le Pen", en inspirant son électorat, ajoute Jean-Daniel Lévy. 

Alors que la marge d'erreur du sondage est de deux points, Jean-Daniel Lévy estime néanmoins qu'"il aurait été malhonnête aux yeux des personnes qui écoutent et qui lisent nos enquêtes, d'indiquer que nous avions une mesure qui donnait Éric Zemmour et Marine Le Pen au même niveau". "Aucun élément dans cette enquête ne nous permet de le dire", précise-t-il.

Publié dans Articles de Presse

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