Disparition de Delphine Jubillar : comment expliquer la garde à vue de Séverine, nouvelle compagne du mari ?

Publié le par France Bleu par Frédéric Denis, France Bleu, France Bleu Occitanie

L'enquête sur la disparition de Delphine Jubillar, il y a un an à Cagnac-les-Mines (Tarn) rebondit. Interpellée et placée en garde à vue, Séverine Longhini, la nouvelle compagne de Cédric Jubillar, est entendue pour "complicté de recel de cadavre". Comment expliquer ce nouvel acte d'instruction ?

Le domicile de Séverine, nouvelle compagne de Cédric Jubillar, perquisitionné ce mercredi matin à Lescure d'Albigeois (Tarn). © Radio France - Sandrine Morin

Le domicile de Séverine, nouvelle compagne de Cédric Jubillar, perquisitionné ce mercredi matin à Lescure d'Albigeois (Tarn). © Radio France - Sandrine Morin

Un an jour pour jour après la disparition de Delphine Jubillar, dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines (Tarn), l'enquête a connu ce mercredi un nouveau rebondissement avec l'interpellation et le placement en garde à vue de Séverine Longhini, la nouvelle compagne de Cédric Jubillar, en détention provisoire depuis juin dernier pour "homicide volontaire". 

Cette femme est entendue depuis 7h ce mercredi 15 décembre sur commission rogatoire des juges d'instruction pour "complicité de recel de cadavre", à la gendarmerie de Gaillac, selon une source proche de l'enquête. Ce nouvel acte d'instruction intervient donc à la date anniversaire de la disparition de l'infirmière. Peut-il s'agir d'un simple hasard du calendrier ?

Selon un ancien commissaire de Police interrogé par France Bleu Occitanie, cette garde à vue, un an jour pour jour après la disparition de Delphine Jubillar, est un "hasard pur et simple". Il rappelle que dans ce genre de dossiers au long cours, les avancées sont constantes et pas systématiquement médiatisées.

Obtenir des aveux, une confidence

Mais on peut aussi voir dans cette garde à vue une pression exercée sur Cédric Jubillar par les deux juges d'instruction. Mis en examen pour le meurtre de son épouse, ce dernier nie les faits et aucune preuve matérielle n'est encore venue étayer le dossier.

Alors après avoir tenté d'obtenir des informations auprès de la mère du mis en cause, de son beau-père, de sa demi-sœur et tout récemment encore auprès de son fils Louis, âgé de 7 ans, les magistrats abattent une de leur dernière carte : celle de la maîtresse, en espérant des aveux, ou à tout le moins la révélation d'une confidence sur l'oreiller.

Les juges d'instruction mènent l'enquête dans le même timing que la presse : des dizaines de médias travaillent depuis plusieurs jours maintenant sur les un an de ce fait-divers qui captive la France entière.

Publié dans Articles de Presse

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