Le coiffeur star Franck Provost mis en examen pour «blanchiment de fraude fiscale aggravée»

Publié le par Le Parisien avec AFP

Le PDG du groupe Provalliance, 75 ans, est soupçonné d’avoir autorisé l’utilisation d’un « logiciel frauduleux de caisse permettant de détourner des recettes encaissées en espèces dans un réseau de salons de coiffure », indique ce jeudi le parquet de Nanterre.

L'entreprise de Franck Provost, Provalliance, réalise plus d'1 milliard d'euros de chiffre d'affaires. LP/Arnaud Journois

L'entreprise de Franck Provost, Provalliance, réalise plus d'1 milliard d'euros de chiffre d'affaires. LP/Arnaud Journois

Son nom estampille devantures de salons de coiffure et flacons de shampoing parmi les plus commercialisés, mais c’est pour des déboires judiciaires qu’il occupe l’actualité de cette fin décembre. Le coiffeur français Franck Provost a été mis en examen pour « abus de biens sociaux » et « blanchiment en bande organisée de fraude fiscale aggravée » pour des faits allant de 2001 à 2021, indique ce jeudi le parquet de Nanterre dans un communiqué.

Sa mise en examen est intervenue mardi lors de sa présentation à un juge d’instruction à Nanterre. Le fondateur du groupe Provalliance, âgé de 75 ans, a été placé sous contrôle judiciaire « avec une caution fixée à plusieurs centaines de milliers d’euros », précise le parquet de Nanterre.

Selon le ministère public, « plusieurs signalements » ont été « transmis par l’administration fiscale courant 2017 concernant l’utilisation d’un logiciel frauduleux de caisse permettant de détourner des recettes encaissées en espèces dans un réseau de salons de coiffure ». Franck Provost est ainsi également mis en examen pour « mise à disposition de matériels et programmes pour commettre des infractions et des atteintes à des systèmes de traitement automatisés de données ».

Une information judiciaire ouverte en avril

Une enquête préliminaire a été ouverte et confiée à la Brigade nationale de répression de la délinquance fiscale de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), pour des faits allant de 2001 à 2021.

Le 9 avril, une ouverture d’information judiciaire avait donné lieu à la mise en examen du directeur administratif et financier du groupe. Elle porte notamment sur les infractions d’ « abus de biens sociaux et complicité, abus de confiance, fraude fiscale et complicité, blanchiment en bande organisée de fraude fiscale aggravée, exercice illégal de la profession de comptable, détention, offre, mise à disposition de matériels et programmes pour commettre des infractions et des atteintes à des systèmes de traitement automatisés de données ».

 

Publié dans Articles de Presse

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