Présidentielle : Mélenchon propose aux communistes un référendum sur le nucléaire

Publié le par Le Figaro avec AFP

Le candidat LFI serait prêt à organiser un référendum sur le nucléaire «si les communistes le lui demandaient «comme condition» pour une candidature commune.

Jean-Luc Mélenchon durant son meeting le 5 décembre 2021. ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

Jean-Luc Mélenchon durant son meeting le 5 décembre 2021. ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

Le chef de file des Insoumis Jean-Luc Mélenchon a proposé dimanche 12 décembre aux communistes un référendum sur le nucléaire dans l'optique d'une candidature commune à l'élection présidentielle d'avril 2022.

«Je veux bien m'engager» à organiser un référendum sur le nucléaire «si les communistes me le demandent comme condition pour que nous ayons un candidat commun», a affirmé Jean-Luc Mélenchon sur France Inter/France Info/Le Monde. «Je suis prêt à dire: oui, nous aurons un référendum pour ou contre le nucléaire», a-t-il abondé, interrogé sur un potentiel rapprochement avec le candidat du PCF Fabien Roussel.

Jean-Luc Mélenchon souhaite sortir du nucléaire à horizon 2045, tandis que Fabien Roussel préfère la mise en place d'«un mix énergétique» avec «du nucléaire et du renouvelable». Jean-Luc Mélenchon a par ailleurs répété son désaccord quant à l'organisation d'une primaire à gauche pour désigner un candidat unique à l'Élysée, rappelant que ce scénario n'était arrivé que «deux fois, en 1965 et 1974».

Il a estimé que les candidats de gauche ont des projets trop différents : «Nous ne sommes pas d'accord sur des questions fondamentales», a répété le député des Bouches-du-Rhône. Preuve avancée par Jean-Luc Mélenchon: «les sondages et les enquêtes montrent que nous ne nous additionnons pas». «C'est aux électeurs de trancher», en a-t-il conclu. Selon lui, la proposition de la socialiste Anne Hidalgo «est d'une hypocrisie totale», estimant qu'elle «ne cherche pas l'union mais une sortie de secours» à une campagne ratée. L'élection présidentielle, «ce n'est pas un jeu!», a-t-il lancé, alors que Yannick Jadot et Fabien Roussel ont également refusé, à ce stade, l'offre de Mme Hidalgo.

Interrogé sur son appel passé vendredi à Arnaud Montebourg, autre candidat à la présidentielle qui appelle à une candidature commune à gauche, Jean-Luc Mélenchon a fustigé «une erreur», regrettant que le candidat de la «Remontada de la France» «n'arrête pas de raconter des versions à sa sauce» sur le contenu de leur échange. Arnaud Montebourg avait assuré avoir dit à Jean-Luc Mélenchon que «si l'extrême droite gagne, tu t'en mordras les doigts». «Tout ça est à mes yeux assez pitoyable», a lâché le candidat insoumis à l'adresse de l'ancien ministre de l'Économie.

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