Russie : Poutine en conférence de presse ce jeudi pour parler Ukraine, Covid-19 et répressions

Publié le par 20 Minutes avec AFP

CRISE La conférence de presse annuelle de Vladimir Poutine est particulièrement attendue alors que la tension est grande entre la Russie et les Occidentaux

Le président russe Vladimir Poutine avec son ministre de la Défense, Sergei Shoigu, visitant une exposition militaire, à Moscou le 21 décembre 2021. — Mikhail Metzel/AP

Le président russe Vladimir Poutine avec son ministre de la Défense, Sergei Shoigu, visitant une exposition militaire, à Moscou le 21 décembre 2021. — Mikhail Metzel/AP

C’est une conférence de presse qui pourrait mettre le feu aux poudres ou au contraire calmer le jeu sur le dossier ukrainien. Vladimir Poutine​ sera longuement interrogé ce jeudi par les médias russes et internationaux sur la crise politico-militaire qui fait frémir l’équilibre sécuritaire européen issu de la Guerre froide.

Lors de cette intervention annuelle, le président sera également attendu sur la répression de l’opposition russe depuis un an, en particulier sur le dossier Alexeï Navalny. La crise sanitaire et les difficultés économiques seront aussi abordées.

Un conflit armé possible

A l’approche du 30e anniversaire de la dissolution de l’URSS, la « plus grande catastrophe géopolitique du XXe siècle » selon le chef du Kremlin, Vladimir Poutine a considérablement durci le ton ces dernières semaines à l’égard de ses rivaux occidentaux et de son voisin ukrainien, au point de laisser craindre un conflit armé. Observateurs et diplomates espèrent des précisions quant aux « mesures militaires et techniques » qu’il a juré d’adopter, si ses revendications n’étaient pas acceptées par la Maison-Blanche et l’Otan.

Ses exigences, lourdes de conséquences pour l’architecture sécuritaire européenne, ont été jugées « inadmissibles » par de nombreuses voix occidentales. Vladimir Poutine veut, sans proposer de contreparties, l’arrêt du soutien militaire de l’Otan et de Washington à l’Ukraine, bannir tout élargissement de l’Alliance atlantique et la fin de toute activité militaire occidentale à proximité de la Russie. Washington et Moscou tablent sur des pourparlers en janvier.

Moscou réfute tout bellicisme

Le président russe, qui en 22 ans au pouvoir est passé d’un rapport plutôt cordial à une relation conflictuelle avec l’Ouest, est suspecté de préparer une invasion de l’Ukraine, une ex-république soviétique désormais pro-occidentale. Selon Washington, des dizaines de milliers de soldats suréquipés sont déployés près de la frontière russo-ukrainienne ainsi qu’en Crimée, péninsule annexée en 2014.

S’ajoutent à l’équation les forces séparatistes prorusses de l’Est ukrainien, avec qui Kiev est en guerre depuis près de huit ans. Le Kremlin récuse pour sa part tout bellicisme, accusant à l’inverse les Américains et leurs alliés de menacer Moscou avec son soutien politico-militaire à Kiev et ses forces en mer Noire.

Publié dans Articles de Presse

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article