Conflit Ukraine - Russie : Emmanuel Macron et l’Occident unis dans leur riposte en cas « d’agression » russe

Publié le par 20 Minutes par M.F

RECAP' Ce mardi, le rapport de force est monté encore d’un cran entre la Russie et les membres de l’Otan

 Le président français Emmanuel Macron s'est exprimé sur la situation en Russie lors d'une conférence de presse conjointe avec le chancelier allemand le 25 janvier 2022. — Tobias SCHWARZ / POOL / AFP

Le président français Emmanuel Macron s'est exprimé sur la situation en Russie lors d'une conférence de presse conjointe avec le chancelier allemand le 25 janvier 2022. — Tobias SCHWARZ / POOL / AFP

  • La Russie a déployé ces dernières semaines des dizaines de milliers de soldats à la frontière ukrainienne. Tous les soirs, à 19h30, 20 Minutes vous propose son point récap' sur le conflit laissant craindre une invasion.
  • Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Et qui soutient qui et pourquoi ? Vous saurez tout sur l’avancée des négociations et les événements de cette crise diplomatique qui secoue la Russie, l’Ukraine et les Etats-Unis.
  • Ce mardi, les manœuvres militaires russes dans le sud du pays et en Crimée ont conduit les pays d’Occident à répondre par une série de menaces de sanctions envers la Russie.

Vous avez raté les derniers événements sur les tensions en Ukraine ? Pas de panique, 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19 h 30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? La réponse ci-dessous :

L'info du jour

Le rapport de force est monté encore d’un cran entre la Russie et les membres de l’Otan ce mardi après un début de manœuvres militaires russes à proximité de l’Ukraine et en Crimée annexée. Quelque 6.000 hommes ont entamé, sur plusieurs bases du Sud de la Russie, des exercices pour vérifier leur état de préparation au combat. D’autres exercices ont impliqué l’armée de l’air et l’antiaérien, des groupes de navires des flottes de la mer Noire et de la Caspienne, ainsi que 60 chasseurs et bombardiers.

Le Kremlin a justifié ces opérations militaires en raison d’une nouvelle « exacerbation de tensions » par Washington. Lundi, les Etats-Unis ont placé 8.500 militaires en état d’alerte, et ils pourraient être prêts en cinq jours à renforcer la Force de réaction rapide de l’alliance militaire, constituée de 40.000 militaires. De son côté, Kiev a assuré avoir démantelé un groupe agissant sur l’ordre de Moscou et qui préparait « une série d’attaques armées contre des infrastructures » pour « déstabiliser » le pays.

La phrase du jour

En cas d’agression, la riposte sera là et le coût sera très élevé »

Emmanuel Macron s’est exprimé à Berlin lors d’une conférence de presse commune avec le chancelier allemand Olaf Scholz, ce mardi fin de journée. Le chef de l’Etat français a affirmé qu'« en cas d’agression, la riposte sera là et le coût sera très élevé » pour la Russie, précisant qu’il y avait une « très grande unité » entre la France et l’Allemagne pour appeler à la désescalade. Paris accueillera d’ailleurs mercredi une réunion de conseillers de haut rang de l’Allemagne, la Russie et l’Ukraine. Emmanuel Macron aura ensuite vendredi un entretien téléphonique avec Vladimir Poutine.

Le chiffre du jour

40 %. Les Européens redoutent que la Russie ne fasse pression sur l’Occident en stoppant les livraisons d’hydrocarbures russes, et particulièrement de gaz naturel. Or le gaz naturel russe pèse plus de 40 % des approvisionnements de l’Union européenne. Les Etats-Unis et les Européens ont donc pris des mesures pour protéger les approvisionnements et un haut responsable de la Maison Blanche a mis en garde Moscou contre toute « instrumentalisation » de ses ventes d’hydrocarbures. La Russie « a au moins autant besoin des revenus du gaz et du pétrole que l’Europe a besoin de ses livraisons d’énergie », a-t-il lancé.

La tendance du jour

Les dirigeants occidentaux ont convenu de répondre d’une seule voix à une éventuelle « attaque » de l’Ukraine par la Russie. Boris Johnson a assuré que ces sanctions seraient « sévères, coordonnées et économiques » et qu’il s’agirait des « plus lourdes que nous n’ayons jamais décidées auparavant contre la Russie ». Washington s’est de son côté dit prêt à interdire l’exportation de technologie vers la Russie. Cette sanction toucherait des domaines qui sont importants pour Vladimir Poutine, comme « l’intelligence artificielle, les ordinateurs quantiques, la défense, l’aérospatiale et d’autres secteurs clé », a expliqué un Haut responsable de la Maison Blanche.

Joe Biden a indiqué être prêt à prendre des sanctions visant personnellement Vladimir Poutine. Il a assuré en revanche qu’il n’avait « pas l’intention » d’envoyer des troupes américaines ou de l’Otan en Ukraine. Il a par ailleurs déjà fait savoir qu’il envisageait d’interdire aux banques russes les transactions en dollars, devise reine des échanges internationaux. Les Etats-Unis ont également averti le Bélarus qu’il s’exposait à une riposte « rapide » et « ferme » s’il laissait la Russie utiliser son territoire pour attaquer l’Ukraine.

« De la même manière que nous avons dit clairement à la Russie qu’elle paierait chèrement » une éventuelle invasion, « ces derniers jours, nous avons aussi dit clairement au Bélarus que s’il autorisait l’utilisation de son territoire pour une attaque contre l’Ukraine, il subirait une riposte rapide et ferme de la part des Etats-Unis et de nos alliés », a prévenu le porte-parole de la diplomatie américaine Ned Price devant la presse. « Si une invasion devait partir du Bélarus, si les soldats russes devaient être stationnés de manière permanente sur son territoire, l’Otan pourrait aussi revoir sa posture dans les pays frontaliers du Bélarus », a-t-il encore mis en garde.

Publié dans Articles de Presse

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