Ukraine : la Russie lance des manœuvres militaires impliquant 6 000 soldats dans le sud et en Crimée

Publié le par Ouest-France avec AFP

Des avions de chasse, des bombardiers et 6 000 hommes ont été déployés pour ces manœuvres. Plus tôt dans la journée, ce mardi 25 janvier, la Russie avait dénoncé la mise en alerte de 8 500 militaires, prêts à être déployés.

 Un soldat ukrainien sur la ligne de front face aux séparatistes dans la région de Donetsk, le 11 janvier 2022. © Anatolii STEPANOV / AFP

Un soldat ukrainien sur la ligne de front face aux séparatistes dans la région de Donetsk, le 11 janvier 2022. © Anatolii STEPANOV / AFP

Les forces armées russes ont lancé ce mardi 25 janvier 2022 une nouvelle série de manœuvres à proximité de l’Ukraine et en Crimée annexée. Ces exercices impliquent 6 000 hommes, des avions de chasse et des bombardiers, selon les agences russes, notamment la péninsule de Crimée que la Russie a annexée en 2014 en représailles à une révolution pro-occidentale en Ukraine. En cas d’attaque, les Occidentaux ont promis des sanctions sans précédent à Moscou.

Il s’agit d’une opération « interarmées » qui implique notamment « l’armée de l’air et l’antiaérien, des groupes de navires des flottes de la mer Noire et de la Caspienne », a dit le commandant des forces russes pour le Sud de la Russie, Alexandre Dvornikov.

Le Kremlin condamne la « mise en alerte » américaine

Il s’agit notamment de coordonner l’action de la marine et de l’aviation lors de tirs de missiles. Par ailleurs, quelque 6 000 hommes sont engagés dans des manœuvres pour vérifier leur état de préparation au combat sur plusieurs bases dans plusieurs régions du Sud de la Russie.

Cette annonce intervient alors que le Kremlin a de son côté dénoncé ce mardi la mise en alerte de milliers de troupes américaines. « C’est avec une grande préoccupation que nous constatons ces actions américaines », a dit le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov.

Pour lui, les États-Unis provoquent ainsi une nouvelle « exacerbation des tensions », comme la veille avec l’annonce du départ des familles de diplomates américains d’Ukraine du fait du risque imminent, selon Washington, d’une invasion russe de son voisin pro-occidental.

Pas de déploiement pour l’instant

Lundi, les États-Unis ont placé jusqu’à 8 500 militaires en état d’alerte, et ils pourraient être prêts en cinq jours à renforcer la Force de réaction rapide de l’alliance militaire, constituée de 40 000 militaires. La décision de leur déploiement n’a cependant pas été prise.

L’Ukraine doit pour sa part recevoir une nouvelle livraison des États-Unis incluant « des équipements et des munitions pour renforcer les forces armées ukrainiennes », selon l’ambassade américaine, précisant qu’il s’agissait d’une partie des 200 millions de dollars d’assistance accordés par la Maison Blanche récemment.

Effectifs renforcés

L’Otan a annoncé placer des forces en attente et envoyer des navires et des avions de combat pour renforcer ses défenses en Europe de l’Est, et cela alors que la Russie considère les troupes de l’Alliance dans son voisinage comme une menace existentielle.

Les Occidentaux accusent Moscou d’avoir déployé plus de 100 000 militaires à la frontière de l’Ukraine, en vue d’une possible invasion. Et cela alors que la Russie a déjà annexé la péninsule ukrainienne de Crimée après une révolution pro-occidentale chez son voisin.

Moscou est aussi considéré comme le parrain des séparatistes pro-russes avec lesquels Kiev est en guerre dans l’est du pays depuis huit ans. La Russie dément tout projet d’offensive, mais lie une désescalade à des traités garantissant notamment le non-élargissement de l’Otan, en particulier à l’Ukraine.

Publié dans Articles de Presse

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