Ukraine: Vladimir Poutine hausse le ton après la mise en garde de l’Otan

Publié le par l'Opinion avec Reuters

La Russie assure qu’elle serait contrainte de répondre si l’Alliance venait à déployer chez son voisin ukrainien des systèmes d’armement avancés

Vladimir Poutine.Mikhail Metzel/POOL/TASS/Sipa US

Vladimir Poutine.Mikhail Metzel/POOL/TASS/Sipa US

Une attaque russe est-elle en préparation contre Kiev ? « Il y aurait un lourd tribut à payer pour la Russie si elle devait à nouveau faire usage de la force contre l’indépendance de l’Ukraine », a déclaré le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, devant les journalistes présents dans la capitale lettone Riga, où se tenait la réunion des ministres des Affaires étrangères des pays membres de l’Otan.

Le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken, qui devait présenter à ses homologues des informations des services de renseignement américains sur la situation à la frontière russo-ukrainienne, a prévenu que « toute action de la Russie conduisant à une escalade constituerait une grande préoccupation pour les Etats-Unis (...) et une nouvelle agression déclencherait de graves conséquences ».

« Lignes rouges ». Les tensions entre Moscou et l’Occident se sont amplifiées ces dernières semaines, sur fond d’exercices militaires organisés par la Russie, l’Ukraine et l’Otan, et de reproches mutuels pour s’accuser d'être à l’origine de cette escalade.

Vladimir Poutine a exprimé avec davantage de fermeté qu’auparavant ce que le Kremlin considère comme ses « lignes rouges » à l'égard de l’Ukraine, déclarant que la Russie serait contrainte de répondre si l’Otan venait à déployer chez son voisin ukrainien des systèmes d’armement avancés. « Si de quelconques systèmes de tirs apparaissent sur le territoire de l’Ukraine, le temps de vol jusqu'à Moscou sera de 7 à 10 minutes, ou cinq minutes dans le cas du déploiement d’une arme hypersonique. Imaginez... », a indiqué le président russe.

La Russie a annexé en 2014 la péninsule ukrainienne de Crimée et soutient les séparatistes prorusses de l’est de l’Ukraine depuis le début de leur conflit armé contre les forces gouvernementales la même année. Les Occidentaux s’inquiètent de récents mouvements de troupes russes près de la frontière russo-ukrainienne, où 100 000 soldats russes étaient massés en mai dernier, selon eux. Un nombre jamais atteint depuis l’annexion de la Crimée. Moscou dit ne menacer personne, estime défendre son droit à déployer ses troupes où bon lui semble, dément vouloir attaquer l’Ukraine et dénonce les déclarations « incendiaires » de Kiev.

Publié dans Articles de Presse

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