Mylène Demongeot : “Je suis guérie !”

Publié le par France Dimanche par Caroline Berger

La nouvelle année commence sous les meilleurs auspices pour l’héroïne de “Camping” qui nous fait partager son immense joie…

© BESTIMAGE

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Pas eu le temps de contacter l’actrice de 86 ans pour, comme à l’accoutumée, lui adresser nos bons vœux de la rédaction, qu’elle-même s’empressait de nous appeler, impatiente de nous annoncer la merveilleuse nouvelle. « Je suis guérie !» a-t-elle clamé dans un grand soulagement. La dernière fois que nous nous étions parlé, à l’été 2021, Mylène subissait une récidive de son cancer de péritoine. Retour en chimio donc, affaiblie, elle avait dû ressortir ses perruques, et s’aidait d’une canne. Mais cette fois, ça y est ! Selon ses médecins, elle est en rémission. À surveiller, mais 2022 s’annonce pleine de promesses. Guérison, nouveau voyage au Sénégal qu’elle aime tant et sortie de son dernier film, Maison de retraite de Thomas Gilou et avec un casting détonant. Elle nous fait partager la joie de sa renaissance.

France Dimanche : Comment allez-vous ?

Mylène Demongeot : Souvenez-vous, la dernière fois que nous nous sommes parlé, je me remettais péniblement du Covid. Tout le monde pensait que j’allais y passer. Mais je m’en étais sortie. Et à l’époque, j’avais promis à mes aides-soignantes que si je m’en remettais et qu’on parvenait à finir le film, Maison de retraite, interrompu par le confinement, on ferait une avant-première à Laval où j’avais été si bien soignée. Eh bien il y a quinze jours, avec Kev Adams, on l’a fait ! Un mélange de soignants, d’enfants, de personnes âgées, qui nous ont offert un accueil formidable. Les gens ont beaucoup ri et pleuré, c’était merveilleux !

FD : Et au sujet de votre cancer du péritoine ?

MD : J’ai rechuté après mon séjour au Sénégal, au point d’ailleurs de repartir en chimio. Et il y a quelques jours, lors de mon scanner de contrôle, mon médecin me dit : « Vous êtes guérie ! » J’ai bondi au plafond. Je ne pouvais pas espérer plus belle nouvelle pour commencer l’année. Si vous saviez comme je suis heureuse ! Bien sûr, il faut faire des contrôles tous les six mois, car c’est toujours à surveiller ces trucs-là. Mais quel soulagement !

FD : Vous attendiez-vous à cette bonne nouvelle ?

MD : Je me sentais tellement bien que je l’espérais. Mais dans ces foutues maladies, on n’est jamais sûr de rien. Moi, j’avais le sentiment de ne plus être malade, néanmoins je préférais avoir le diagnostic du médecin. Parce qu’en même temps, c’est rare que je me sente mal. Du coup, je ne me fais pas confiance, le scanner est tout de même plus fiable. Tous les feux sont au vert !

FD : Quel est votre programme alors ?

MD : Je repars au Sénégal et j’y reste jusqu’à la sortie du film. Car lorsque j’y étais l’an dernier, avec le réalisateur Jean-François Davy, mon ami avec qui j’ai tourné Tricheuse en 2009, on avait écrit un scénario. Comme je ne peux pas rester inactive, on a travaillé. Un court moment d’éternité est une très belle histoire qui lui est arrivée, personnellement. Lorsqu’il était jeune metteur en scène, il est tombé éperdument amoureux d’une jeune femme qui est malheureusement décédée avant qu’il n’ait pu faire le film. Bref, une vraie et belle love story, comme on n’en voit plus. Aussi, je retourne là-bas pour peaufiner tout ça mais je serai là pour la sortie de Maison de retraite. Et si Paris ne me plaît pas, peut-être repartirai-je pour de bon. Parce qu’ici, les masques et cette angoisse permanente m’attristent beaucoup. Et puis comme je suis allergique à tout un tas de choses, je ne peux pas me faire vacciner. Du coup, je suis un peu en guerre avec tout le monde !

FD : Vous avez une très bonne voix en tout cas et semblez en pleine forme…

MD : Oui, tout va bien, je touche du bois. Je pète le feu même, ce qui me rend très heureuse. Après les grosses galères traversées ces dernières années, je l’ai bien mérité. Je n’en suis pas à danser sur les tables, mais presque… Et puis, je sens que le film plaît, que les gens rient, sont émus, donc je suis ravie.

FD : Depuis le temps que vous le portez, ce film !

MD : Comme vous dites. Il a d’abord été arrêté à cause du confinement, puis du Covid. Mes partenaires de jeu tremblaient à l’idée de ne pas pouvoir finir ce film. Car si j’étais morte, il aurait fallu retourner toutes les scènes dans lesquelles j’apparaissais. Un vrai bazar ! Fort heureusement ça n’a pas été le cas, j’ai survécu et suis en pleine forme !

FD : Fini les perruques ?

MD : Ah oui ! Mes cheveux repoussent très bien. Ça fait même plusieurs fois déjà que je vais chez le coiffeur. Il me faut régulièrement couper l’arrière, afin que l’avant rattrape… Mais ça s’égalise doucement.

FD : Et sinon, les fêtes se sont bien passées ?

MD : Très bien. J’étais avec mes chats et quelques proches. On était peu, mais c’était très cool. Le soir du réveillon, j’ai regardé Blanche-Neige et les Sept Nains. Quand je suis arrivée à Paris juste avant la guerre, j’avais 3-4 ans, et c’est le premier film que mes parents m’ont emmenée voir au cinéma. En le redécouvrant, des images de mon enfance me sont revenues. Je me suis revue tenant la main de ma maman et mon papa, et j’ai pleuré. Je n’ai pas regardé ce film pour revoir un Walt Disney mais pour retrouver mes parents. Et vivre ça le soir de Noël était génial !

Publié dans Articles de Presse

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