Affaire Jubillar : pour la quatrième fois, la demande de remise en liberté de Cédric Jubillar est rejetée

Publié le par franceinfo Radio France

Soupçonné d'avoir tué son épouse, le mari de Delphine Jubillar est en détention provisoire depuis juin dernier.

La quatrième demande de remise en liberté de Cédric Jubillar formulée par ses défenseurs Jean-Baptiste Alary, Alexandre Martin et Emmanuelle Franck, (de gauche à droite), a été rejetée, le 22 mars 2022. (VALENTINE CHAPUIS / AFP)

La quatrième demande de remise en liberté de Cédric Jubillar formulée par ses défenseurs Jean-Baptiste Alary, Alexandre Martin et Emmanuelle Franck, (de gauche à droite), a été rejetée, le 22 mars 2022. (VALENTINE CHAPUIS / AFP)

La demande de remise en liberté de Cédric Jubillar a une nouvelle fois été rejetée par la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Toulouse, a appris franceinfo mardi 22 mars auprès de l'un de ses avocats. Elle avait été examinée le 15 mars dernier.

"Ce dossier est vide, cet homme doit être libéré", a réagi Me Alexandre Martin. "Cela pose un problème sur la manière dont la justice est rendue en France, dont la détention provisoire est gérée, et dont la présomption d'innocence est assurée", a-t-il ajouté.

Il s'agit de la quatrième demande de remise en liberté de cet homme en neuf mois. Cédric Jubillar est souçonné d'avoir tué son épouse, Delphine Jubillar qui est portée disparue depuis la mi-décembre 2020. Son corps n'a pour l'heure pas été retrouvé. Cédric Jubillar a été mis en examen pour "homicide volontaire par conjoint". Il est détenu depuis le 18 juin 2021.

"Si on n'avance pas sur la recherche de Delphine Jubillar, c'est qu'on part du postulat que c'est Cédric Jubillar. Quand on cherchera un autre postulat, un autre coupable, peut-être on la trouvera", a poursuivi une autre avocate de Cédric Jubillar, Emmanuelle Franck.

Âgé de 34 ans, le peintre-plaquiste a toujours nié son implication dans la disparition de son épouse et ses avocats font régulièrement des demandes de remise en liberté. Les trois premières avaient déjà été refusées en juillet 2020, en septembre 2021 et le 14 janvier dernier.

La semaine dernière, au-dessus de Cagnac-les-Mines (Tarn), les gendarmes devaient poursuivre leurs recherches de l'infirmière à l'aide de drones spéciaux. Des fouilles de grande ampleur, menées pendant trois semaines fin janvier-début février près de la maison du couple à Cagnac-les-Mines, n'avaient rien donné. 

Publié dans Articles de Presse

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