Guerre en Ukraine : dans quels pays se sont réfugiés les plus de 2 millions de civils ukrainiens qui ont quitté le pays ?

Publié le par franceinfo avec AFP France Télévisions

Lancée le 24 février par l'armée russe, l'offensive en Ukraine a provoqué le déplacement de plusieurs centaines de milliers d'habitants. 

Plus de deux millions de réfugiés ont fui l'Ukraine depuis le début de l'invasion par l'armée russe, a annoncé mardi 8 mars le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (UNHCR). Le Haut commissaire Filippo Grandi a précisé sur France Inter que ce chiffre serait atteint "aujourd'hui" ou "au plus tard demain". Le nombre de réfugiés s'établit précisément à 2 011 312, selon le HCR. La plupart d'entre eux ont fui vers la Pologne et la Hongrie voisines, précisent les données mises en ligne par l'agence onusienne (lien en anglais). Franceinfo recense sur cette carte les déplacements de la population ukrainienne fuyant les troupes russes.

Carte des pays qui accueillent des réfugiés ukrainiens, au 8 mars 2022.  (ELLEN LOZON / FRANCEINFO)

Carte des pays qui accueillent des réfugiés ukrainiens, au 8 mars 2022. (ELLEN LOZON / FRANCEINFO)

Dans le détail, la Pologne a déjà accueilli 1 204 403 réfugiés, la Hongrie 191 348, la Moldavie 82 762, la Roumanie 82 062 et la Slovaquie 140 745. D'après l'UNHCR, à peine plus de 453 personnes se sont réfugiées en Biélorussie, pays allié de Moscou depuis lequel l'armée russe a lancé son offensive le 24 février. A ce jour, le nombre d'Ukrainiens réfugiés en France n'est pas connu, mais 210 239 civils ont rejoint une autre destination que les Etats frontaliers listés ci-dessus. 

Un besoin humanitaire "incommensurable"

Filippo Grandi, le Haut Commissaire des Nations Unis aux réfugiés, a estimé que ces pays parviennent "pour l'instant" à gérer le flot des arrivées parce que ces civils sont ceux qui ont "quelques ressources". "Bon nombre arrivent en voiture et, surtout, ils ont des connexions, ils peuvent aller où ils ont de la famille, des amis, une communauté", a-t-il souligné.

"Il est possible que, si la guerre continue (...), nous commencerons à voir des gens sans ressources ni connexions et ce sera un problème plus difficile à gérer pour les pays européens, il y aura besoin de plus de solidarité par tout le monde en Europe et au-delà" pour leur accueil, a estimé Filippo Grandi.

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