Guerre en Ukraine: la carte de l’évolution des bombardements et de l’avancée russes

Publié le par Libération par Julien Guillot, Libération et Alice Clair

Vladimir Poutine poursuit son offensive militaire à large échelle. «Libération» tient à jour une carte des très nombreux lieux où des combats sont recensés depuis les premières heures de l’attaque sur le territoire ukrainien, ainsi que de la percée des forces du Kremlin.

Guerre en Ukraine: la carte de l’évolution des bombardements et de l’avancée russes

La situation vendredi 18 mars (Jour 23)

Les environs de l’aéroport de Lviv, ville dans l’ouest de l’Ukraine épargnée jusqu’ici par les combats, ont été touchés ce vendredi matin par des «missiles» russes, et les bombardements se sont poursuivis à Kyiv et dans la deuxième ville du pays, Kharkiv, où les forces ukrainiennes résistent. La ville est entourée par les forces russes sur plusieurs côtés et les grands axes, mais n’est pas encerclée.

Les troupes russes à l’est de la capitale sont à une quinzaine de kilomètres du centre de la capitale. Néanmoins, les forces russes «n’ont pas réalisé d’avancées majeures jeudi et ont peu progressé sur le terrain». Les Ukrainiens ont pour leur part «mené plusieurs contre-attaques localement», rapporte l’Institute for the Study of War (ISW).

La situation jeudi 17 mars (Jour 22)

Plusieurs fortes explosions ont retenti à l’aube mercredi dans l’ouest de Kiev, suivies d’épaisses colonnes de fumées noire dans le ciel de la capitale, placée depuis mardi soir sous couvre-feu jusqu’à jeudi matin.

Des frappes russes ont par ailleurs touché une gare de Zaporijia, ville du sud du pays jusqu’alors épargnée et servant de refuge aux habitants de Marioupol qui fuient via un couloir humanitaire cette cité assiégée.

La mairie de Marioupol, ville assiégée dans le sud-est de l’Ukraine, affirme ce mercredi soir qu’un de ses théâtres abritant «des centaines de civils» a été fortement endommagé ce mercredi par une frappe aérienne russe.

Selon l’armée ukrainienne, les forces russes ont par ailleurs tiré au lance-roquettes multiple sur des civils fuyant Marioupol, faisant un nombre non précisé de morts.

Dix personnes qui faisaient la queue pour acheter du pain ont été tuées par des tirs russes à Tcherniguiv, dans le nord de l’Ukraine, a annoncé le parquet général ukrainien.

La situation mardi 15 mars (Jour 20)

Les frappes russes se multiplient à Kyiv, la capitale, qui vit «un moment dangereux et difficile», a déclaré le maire de la ville, Vitali Klitschko, en décrétant un couvre-feu de trente-cinq heures, allant de mardi à jeudi matin. Une frappe contre un immeuble d’habitation a causé la mort d’au moins quatre personnes, selon l’édile de la capitale, encerclée par les forces russes et vidée d’au moins la moitié de ses 3,5 millions d’habitants.

La quatrième session de négociations pour tenter de trouver une issue à la crise a repris mardi, a annoncé un haut responsable ukrainien, insistant sur la demande de cessez-le-feu formulée par Kiev. Les discussions doivent se poursuivre mercredi, après une concession du président ukrainien Vlodymyr Zelensky, qui s’est prêt à renoncer à obtenir une adhésion de son pays à l’Otan, considérée comme un casus belli pour Moscou.

La situation lundi 14 mars (Jour 19)

Infographie : la situation en Ukraine au 17 mars à 19 heures (Alice Clair/Julien Guillot)

Infographie : la situation en Ukraine au 17 mars à 19 heures (Alice Clair/Julien Guillot)

Plusieurs fortes explosions ont retenti à l’aube mercredi dans l’ouest de Kiev, suivies d’épaisses colonnes de fumées noire dans le ciel de la capitale, placée depuis mardi soir sous couvre-feu jusqu’à jeudi matin.

Des frappes russes ont par ailleurs touché une gare de Zaporijia, ville du sud du pays jusqu’alors épargnée et servant de refuge aux habitants de Marioupol qui fuient via un couloir humanitaire cette cité assiégée.

La mairie de Marioupol, ville assiégée dans le sud-est de l’Ukraine, affirme ce mercredi soir qu’un de ses théâtres abritant «des centaines de civils» a été fortement endommagé ce mercredi par une frappe aérienne russe.

Selon l’armée ukrainienne, les forces russes ont par ailleurs tiré au lance-roquettes multiple sur des civils fuyant Marioupol, faisant un nombre non précisé de morts.

Dix personnes qui faisaient la queue pour acheter du pain ont été tuées par des tirs russes à Tcherniguiv, dans le nord de l’Ukraine, a annoncé le parquet général ukrainien.

La situation mardi 15 mars (Jour 20)

Les frappes russes se multiplient à Kyiv, la capitale, qui vit «un moment dangereux et difficile», a déclaré le maire de la ville, Vitali Klitschko, en décrétant un couvre-feu de trente-cinq heures, allant de mardi à jeudi matin. Une frappe contre un immeuble d’habitation a causé la mort d’au moins quatre personnes, selon l’édile de la capitale, encerclée par les forces russes et vidée d’au moins la moitié de ses 3,5 millions d’habitants.

La quatrième session de négociations pour tenter de trouver une issue à la crise a repris mardi, a annoncé un haut responsable ukrainien, insistant sur la demande de cessez-le-feu formulée par Kiev. Les discussions doivent se poursuivre mercredi, après une concession du président ukrainien Vlodymyr Zelensky, qui s’est prêt à renoncer à obtenir une adhésion de son pays à l’Otan, considérée comme un casus belli pour Moscou.

La situation lundi 14 mars (Jour 19)

Infographie : la situation en Ukraine au 16 mars à 19 heures (Alice Clair)

Infographie : la situation en Ukraine au 16 mars à 19 heures (Alice Clair)

La Russie a affirmé lundi qu’elle pourrait lancer des assauts pour prendre le contrôle total des grandes villes d’Ukraine, au 19e jour de son invasion, marqué notamment par l’évacuation de milliers de civils de Marioupol assiégé (sud).

L’armée russe, qui poursuit ses manœuvres d’encerclement de Kiev, la capitale, n’exclut pas de «prendre le contrôle total des grandes villes qui sont déjà encerclées», a déclaré le Kremlin, contestant que le président Vladimir Poutine soit déçu par la lente progression de ses forces, comme l’affirment des responsables et experts occidentaux.

Les ordres du président russe étaient jusqu’à présent «de ne pas lancer un assaut rapide sur les grands centres urbains, y compris Kyiv», afin de minimiser les pertes civiles, a assuré son porte-parole, alors que selon le ministère britannique de la Défense «le pilonnage et les attaques aériennes russe indiscriminés provoquent des destructions de grande ampleur».

Commentant les dernières cartes des axes de l’invasion russe, Philipps Payson O’Brien, professeur d’études stratégiques à l’Université de Saint Andrews (Royaume-Uni), a signalé «une catastrophe stratégique en perspective» pour Moscou. «Une poussée sur Kyiv, une tentative de prendre Soumy […], la poursuite des bombardements de Kharkiv, le siège de Marioupol, une tentative sur Odessa, voire une autre contre Dniepro. Aucune chance qu’ils puissent faire tout cela», écrit-il sur Twitter.

La situation dimanche 13 mars (Jour 18)

Dans la nuit de samedi à dimanche, dix-huitième jour de l’offensive russe, une salve de plus de 30 missiles a visé la base militaire de Yavoriv, à l’extrême ouest de l’Ukraine et à moins de vingt kilomètres de la Pologne. Si une partie a pu être abattue par les défenses antiaériennes, une dizaine d’engins ont atteint leur cible, faisant au moins 35 morts et 134 blessés, selon un bilan communiqué par le gouverneur de la région. La Russie, de son côté, affirme avoir «éliminé» avec ces frappes «jusqu’à 180 mercenaires étrangers et une importante quantité d’armes étrangères», sans que ce chiffre ne puisse être vérifié.

Ailleurs dans le pays, les forces russes continuent de resserrer l’étau sur la capitale, Kyiv, dont seules les routes vers le sud sont désormais dégagées. Selon l’état-major ukrainien, l’armée russe cherche à éliminer les défenses ukrainiennes dans les localités situées à l’ouest et au nord de la ville pour «bloquer» Kyiv. De nouvelles images du convoi de 64 kilomètres de long, au point mort depuis une semaine, montrent que des parties de l’impressionnant serpent kaki se sont «largement dispersées et redéployées», a révélé la société américaine d’imagerie Maxar Technologies. «Les forces russes entreprennent une nouvelle pause opérationnelle pour se préparer à de nouveaux efforts pour encercler Kyiv par l’est et l’ouest et /ou pour s’emparer du centre-ville lui-même», estime une note du 12 mars de l’Institute for the Study of War. Les autorités ukrainiennes ont averti que la capitale se prépare à une «défense acharnée».

Dans le Sud, les forces russes continuent d’encercler la ville portuaire de Marioupol, où près d’un demi-million de personnes sont privées d’eau, d’électricité de chauffage et de connexion internet depuis plusieurs jours. Les forces russes ont capturé samedi la «périphérie orientale» de la ville, tandis que l’armée ukrainienne a repoussé une offensive vers les villes de Krasna Polyana et Olhynka, au nord de Marioupol. Il est toutefois «peu probable que les troupes russes s’emparent de Marioupol par un assaut direct sans une plus grande concentration de forces, écrit l’Institute for the Study of War. La Russie continuera probablement à bombarder la ville et à maintenir des assauts terrestres progressifs pour forcer la ville à capituler».

Toujours au sud, la métropole d’Odessa se prépare, elle aussi, à une offensive des troupes russes, concentrées à environ 130 kilomètres plus à l’est, à Mykolaïv. Dans cette autre ville portuaire, une frappe aérienne a tué dimanche neuf civils, selon le gouverneur de la région. La veille, des frappes avaient touché des zones résidentielles et des centres de santé de la cité de 500 000 habitants. La chute de Mykolaïv ouvrirait aux Russes la route vers Odessa, un site très stratégique sur la mer Noire.

La situation vendredi 11 mars (Jour 16)

Infographie : la situation en Ukraine au 11 mars à 19 heures (Alice Clair/Julien Guillot)

Infographie : la situation en Ukraine au 11 mars à 19 heures (Alice Clair/Julien Guillot)

Vendredi, au seizième jour de l’invasion russe, la ville de Dnipro a été pour la première fois la cible de raids, qui ont fait au moins un mort. «Il y a eu trois frappes aériennes sur la ville, sur un jardin d’enfants, un immeuble résidentiel et une usine de chaussures à deux étages où un incendie s’est ensuite déclaré. Une personne a été tuée», ont annoncé les services d’urgence ukrainiens. La quatrième ville d’Ukraine, au centre du pays, avait jusque-là échappé aux frappes russes.

Autre région où les combats se sont intensifiés ce vendredi : l’ouest du pays. Les aéroports militaires de Lutsk et d’Ivano-Frankivsk ont notamment été visés par des tirs russes. A priori aucune victime civile n’est à déplorer, mais à Ivano-Frankivsk, ville de plus de 200 000 habitants, les explosions ont provoqué des interruptions de chauffage.

Dans le reste du pays, la pression sur les villes déjà assiégées s’accentue. A commencer par celles de la région de Kyiv. La capitale «s’est transformée en forteresse», a déclaré son maire, Vitali Klitschko. Des combats ont été enregistrés dans les localités d’Irpin ainsi que de Makariv, et des bombardements ont visé Boutcha, au nord-ouest de la capitale. Face à cette situation, l’évacuation des civils s’organise. Près de 20 000 personnes ont déjà quitté les faubourgs de Kyiv mercredi et jeudi, et 100 000 au total ces deux derniers jours pour l’ensemble du pays.

La situation jeudi 10 mars (Jour 15)

Infographie : la situation en Ukraine au 10 mars à 19 heures (Alice Clair/Julien Guillot)

Infographie : la situation en Ukraine au 10 mars à 19 heures (Alice Clair/Julien Guillot)

Au quinzième jour de l’invasion de l’Ukraine, les forces russes resserraient jeudi leur étau autour de Kyiv, la capitale, tout en progressant encore très lentement. La Russie a engagé 150 000 militaires en Ukraine, soit 100 % des effectifs déployés préalablement aux frontières de l’Ukraine et attend sans doute des renforts, d’où peut-être «cette forme de pause opérationnelle qu’on observe depuis quelque-jours», selon l’état-major français. Le ministère britannique de la Défense relève, lui, dans son bulletin quotidien «une diminution notable de l’activité de l’aviation russe au-dessus de l’Ukraine ces derniers jours, probablement due à l’efficacité inattendue et à la résistance des défenses aériennes ukrainiennes».

Des chars russes sont arrivés jeudi à la lisière nord-est de la capitale, qu’ils menacent d’encercler après être déjà parvenus dans ses faubourgs nord et ouest. «L’importante colonne russe au nord-ouest de Kyiv a peu avancé depuis plus d’une semaine et essuie des pertes soutenues», affirme néanmoins le ministère britannique de la Défense. L’Ukraine garde également le contrôle de Tchernihiv, au nord de Kyiv, dont le centre-ville a été pilonné, provoquant la mort de nombreux civils.

L’autre gros point chaud est au Sud, notamment dans la ville portuaire de Marioupol. Des tentatives d’évacuation de centaines de milliers de civils ont échoué à plusieurs reprises, les deux camps s’en rejetant mutuellement la responsabilité. Trois personnes, dont une fillette, ont été tuées dans le bombardement russe d’un hôpital pédiatrique, a annoncé la mairie ce jeudi. L’Ukraine et l’Union europénne (UE) ont condamné un «crime de guerre», la Russie affirmant de son côté que le bâtiment abritait des combattants ultranationalistes ukrainiens.

Quant à la région de Mykolaïv (sud-ouest), dernier verrou avant le principal port ukrainien, Odessa, sur la mer Noire, pas encore touché pour l’instant, elle est le théâtre de violents combats et bombardements depuis plusieurs jours. Le Pentagone estime que «les troupes russes sont à environ 15 km au nord de Mykolaïv et ont augmenté leur pilonnage de la ville».

La situation mercredi 9 mars (Jour 14)

Les troupes russes se rapprochaient ce mercredi de Kyiv, des colonnes de chars ne se trouvant plus qu’à une quinzaine de kilomètres, près de Brovary. A 30 km de cette localité, des combats ont également eu lieu près de Rusaniv, ont indiqué à l’AFP des soldats ukrainiens. La Russie, elle, a pour la première fois reconnu la présence de conscrits en Ukraine.

Infographie : la situation en Ukraine au 9 mars à 19 heures (Alice Clair / Julien Guillot)

Infographie : la situation en Ukraine au 9 mars à 19 heures (Alice Clair / Julien Guillot)

La situation mardi 8 mars (Jour 13)

Ce mardi 8 mars, cela fait désormais treize jours que les Russes sont entrés en Ukraine. Mais les lignes de front bougent peu désormais. Les forces de Vladimir Poutine continuent de pousser au sud et au nord-ouest, tout pilonnant Kyiv (Kiev) et Kharkiv.

Dans les villes de Mykolaiëv (Sud) et de Tcherniguiv (Nord), les forces armées ukrainiennes opposent une résistance farouche aux troupes russes. Les affrontements sont aussi violents à Irpin et à Boutcha, deux villes clés qui verrouillent la route de Kyiv, au nord de la capitale ukrainienne. Ou encore à Hostomel, ville qui abrite le très disputé aéroport Antonov, dont le maire a été tué lundi matin par un tir russe.

Après plusieurs discussions avortées, la Russie a annoncé lundi soir la mise en place de cessez-le-feu locaux dans plusieurs villes ukrainiennes. Des corridors humanitaires pourraient commencer se mettre en place dans la journée.

Infographie : la situation en Ukraine au 8 mars à 11 heures (Alice Clair/Julien Guillot)

Infographie : la situation en Ukraine au 8 mars à 11 heures (Alice Clair/Julien Guillot)

La situation lundi 7 mars (Jour 12)

Sur le terrain, avant d’entamer des opérations d’envergure à Kharkiv et, surtout, à Kyiv, l’armée de Vladimir Poutine privilégie pour l’instant la conquête du sud et de l’est du pays. Marioupol toujours assiégée, la progression se poursuit dans le sud-est pour faire la jonction avec les soldats prorusses dans le Donbass et y prendre en tenaille la solide ligne de défense ukrainienne.

Plus à l’ouest, les troupes du Kremlin poussent également en direction d’Odessa et de son port, dernier accès ukrainien à la mer Noire et cible symbolique pour Moscou.

Dans la région de Kyiv, les combats acharnés se poursuivent à quelques dizaines de kilomètres de la capitale. Mais les forces russes semblent faire du surplace, à l’image du convoi géant toujours bloqué au nord de la ville.

Infographie : la situation en Ukraine au 7 mars à 11 heures (Alice Clair/Julien Guillot)

Infographie : la situation en Ukraine au 7 mars à 11 heures (Alice Clair/Julien Guillot)

La situation vendredi 4 mars (Jour 9)

En ce vendredi 4 mars au matin, au neuvième jour de l’offensive russe, la question semble désormais obéir davantage à une logique de siège des grandes villes qu’à une stratégie de mouvement. Avec une conséquence dramatique pour la population : les bombes continuent de pleuvoir, les images montrant des rues jonchées de débris et des immeubles dévastés. Les lignes de front, elles, ne bougent pas ou peu.

Les seules avancées notables viennent du Sud. Avec la prise, ce vendredi matin, par les Russes de la ville d’Enerhodar et de centrale nucléaire de Zaporijia, la plus grande installation de production d’énergie atomique d’Europe. Mais aussi avec la prise presque totale de la ville de Kherson, près de 300 000 habitants. Il y aurait encore quelques combats, mais l’essentiel de la commune est tombé dans la nuit de mercredi à jeudi. C’est la première grande ville ukrainienne à tomber dans l’escarcelle de Moscou. Cela ouvre un passage vers Mykolaïv, puis Odessa à l’Ouest avec pour objectif, à terme, d’avoir le contrôle total des côtes ukrainiennes.

Dans les banlieues de Kyiv (Kiev), malgré la reprise des offensives mercredi après trois jours de pause, les Russes peinent à gagner du terrain. Sur l’axe Ouest, les troupes de Vladimir Poutine rencontrent une résistance féroce des Ukrainiens, ce qui les a d’ailleurs poussées à élargir l’étau. Selon l’Institute for the Study of War (ISW), qui émet un bilan quotidien des avancées de l’armée russe, l’intense bombardement contre la ville de Jytomyr, située à 150 kilomètres de Kyiv, témoignerait ainsi d’une tentative de «déborder la résistance ukrainienne, plus forte que prévu dans la périphérie» de la capitale. L’idée étant de contourner Kyiv «avec un renforcement d’appui depuis les axes de Tchernihiv (Nord-Est) et Soumy (Est) pour compléter l’encerclement à l’Est».

Infographie : la situation en Ukraine au 4 mars à 11 heures (Alice Clair/Julien Guillot)

Infographie : la situation en Ukraine au 4 mars à 11 heures (Alice Clair/Julien Guillot)

La situation jeudi 3 mars (Jour 8)

Les combats s’intensifient à mesure de la progression des forces russes ce jeudi, au huitième jour de l’invasion de l’Ukraine. Depuis plus d’une semaine désormais, les troupes de Vladimir Poutine ont pénétré sur le territoire ukrainien, après le lancement d’une «opération militaire» par le chef du Kremlin jeudi 24 février au petit matin. Son annonce avait été suivie dans la minute par le vacarme des premiers bombardements, qui se sont ensuite abattus sur l’ensemble du pays.

Les attaques sont coordonnées sur plusieurs fronts, depuis l’est, le sud et le nord. Comme attendu, les régions frontalières, notamment celles du Donbass, concentrent de nombreuses frappes. Mais elles s’abattent également sur la capitale, Kyiv (Kiev) ainsi que l’ouest du pays, comme le montre la carte dressée par Libé, avec les bombardements et l’avancée des troupes russes recensés ce jeudi à 19 heures.

Infographie : La situation en Ukraine au 3 mars à 19h (Alice Clair/Julien Guillot)

Infographie : La situation en Ukraine au 3 mars à 19h (Alice Clair/Julien Guillot)

Par rapport à la veille, les forces russes semblent marquer un temps de pause dans leur progression sur le territoire ukrainien, que ce soit pour s’organiser, en raison de problèmes logistiques ou à cause de la résistance des défenseurs.

Dans tous les cas, les bombardements et les combats se poursuivent, notamment à Kharkiv, ainsi que dans la région de Kyiv. Les troupes du Kremlin tenteraient d’encercler la capitale pour y instaurer un siège. Elles poussent également dans le sud du pays, en direction d’Odessa ainsi que vers l’autre zone séparatiste prorusse, la Transnistrie, en Moldavie.

La situation mercredi 2 mars (Jour 7)

Infographie : situation en Ukraine au 2 mars à midi. (Alice Clair/Julien Guillot)

Infographie : situation en Ukraine au 2 mars à midi. (Alice Clair/Julien Guillot)

Il n’y a pas eu d’évolution majeure ce mercredi sur les différents fronts. Le principal changement est la poursuite de l’avancée russe dans le sud du pays, qui a notamment annoncé dans la matinée avoir pris la ville de Kherson.

Pour le reste, les troupes du Kremlin renforcent encore leurs frappes sur la ville de Kharkiv (nord-est) et sur la capitale Kyiv.

La situation mardi 1er mars (Jour 6)

Infographie : la situation en Ukraine au 1er mars à 14h (Alice Clair/Julien Guillot)

Infographie : la situation en Ukraine au 1er mars à 14h (Alice Clair/Julien Guillot)

Si d’importants moyens semblent être en cours d’acheminement depuis le nord dans un convoi géant vers la région de la capitale, le fait marquant de ce mardi est la progression des forces russes débarquées dans le sud depuis la péninsule de Crimée. Elles ont réussi à faire la jonction avec les troupes des séparatistes, au niveau de la ville de Marioupol.

De quoi faire redouter un encerclement de la ligne de défense ukrainienne dans l’est du pays. Des combats acharnés ont lieu plus au nord, pour le contrôle de la ville de Kharkiv.

La situation lundi 28 février (Jour 5)

Infographie : La situation en Ukraine au 28 février à 7 heures (Alice Clair / Julien Guillot)

Infographie : La situation en Ukraine au 28 février à 7 heures (Alice Clair / Julien Guillot)

Par rapport à la situation rapportée à 11 heures, les forces de Vladimir Poutine paraissent globalement consolider leurs positions rapidement conquises au sud, à l’est et au nord, notamment autour de Tchernobyl. Sans pour autant réussir à avancer aussi vite qu’aux premières heures du conflit, grâce aux efforts et aux contre-offensives ukrainiennes.

Les premières troupes russes sont arrivées dans la banlieue de Kiev, possiblement aéroportées. Mais le gros des forces terrestres est encore en chemin.

Grâce à ses frappes éclair jeudi matin, la Russie a balayé les défenses anti-aériennes ukrainiennes, ce qui lui assure la supériorité dans les airs et donc la possibilité de continuer à bombarder à travers tout le pays.

La situation vendredi 25 février (Jour 2)

(Julien Guillot)

(Julien Guillot)

Depuis la veille au soir, la principale évolution est la percée des troupes russes dans la région de Kiev. Des combats intenses ont notamment lieu autour de l’aéroport Hostomel, et les chars russes sont désormais à une cinquantaine de kilomètres seulement de la capitale ukrainienne.

L’offensive des troupes de Poutine s’intensifie également sur Kharkiv, la deuxième ville du pays, où les forces ukrainiennes semblent opposer une résistance farouche. En revanche, elles paraissent reculer sur le front sud, sous la pression des forces venues de Crimée, appuyées par l’armada russe en mer Noire.

Les combats ont fait au moins 137 morts côté ukrainien, a dénombré jeudi soir le président Volodymyr Zelensky.

La situation jeudi 24 février (Jour 1)

(Julien Guillot/Alice Clair)

(Julien Guillot/Alice Clair)

Au premier jour de guerre, les frappes se sont multipliées sur l’ensemble du territoire comme le montre notre carte de ce midi (ci-dessous), et non plus seulement sur les lignes de front proches des frontières, pour accompagner l’avancée terrestre généralisée des troupes de Poutine. Les bombardements semblent s’intensifier dans l’ouest du pays au fur et à mesure que l’étau russe se resserre autour de la capitale ukrainienne.

(Julien Guillot/Alice Clair)

(Julien Guillot/Alice Clair)

Par rapport à la situation à 10 heures du matin, trois nouvelles frappes ont été authentifiées, dans le territoire séparatiste de Loungansk, ainsi qu’à l’ouest de Kiev.

(Julien Guillot/Alice Clair)

(Julien Guillot/Alice Clair)

Les cibles sont avant tout militaires, les Russes cherchant notamment à s’assurer de la supériorité aérienne : aérodromes, systèmes de défense sol-air. Mais des sites de services de renseignements ukrainiens auraient également été pris pour cible. Une dizaine d’heures après le début du conflit, l’état-major russe a communiqué un premier bilan. Il parle de «74 installations terrestres de l’infrastructure militaire ukrainienne mises hors service» dont 11 aérodromes de l’armée de l’air, trois postes de commandement, une base navale ukrainienne et 18 stations radar des systèmes de défense antimissile ainsi qu’un «hélicoptère d’attaque» et «quatre drones Bayraktar TB-2» de fabrication turque. Par ailleurs, les séparatistes prorusses à l’offensive contre l’armée ukrainienne dans l’Est et sous le couvert de bombardements russes auraient «progressé de 7 kilomètres» dans leur attaque.

En parallèle, plusieurs témoignages font état d’immeubles d’habitation touchés. Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba, a aussitôt dénoncé le début d’une «invasion de grande ampleur» par la Russie. «De paisibles villes ukrainiennes sont en train d’être attaquées. C’est une guerre d’agression. L’Ukraine se défendra et gagnera. Le monde peut et doit arrêter Poutine. Il est temps d’agir maintenant», a-t-il tweeté.

Libération recense les forces en présence des deux côtés. Sur le papier, les forces russes sont estimées au total à 900 000 soldats. Environ 190 000 d’entre eux se trouveraient aux abords de l’Ukraine. Ils sont appuyés par des chars, des blindés ainsi que des moyens technologiques conséquents, très largement supérieurs à ceux des 200 000 troupes ukrainiennes.

Sans oublier les nombreux aéronefs russes stationnés sur des bases au Bélarus, ainsi que des navires de guerre positionnés en mer Noire par le Kremlin. Libération présente ce rapport de force déséquilibré en une infographie ci-dessous.

Côté occidental, ni les Européens ni les Américains n’envisagent, à ce stade, d’envoyer des forces sur le terrain en Ukraine pour s’opposer à l’avancée russe. En revanche, des renforts vont être envoyés dans les pays frontaliers membre de l’Otan. Emmanuel Macron a notamment annoncé ce vendredi matin que la France allait accélérer le déploiement de soldats en Roumanie.

Publié dans Articles de Presse

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